Poésies inédites, 1860· Amour
La voix d’un ami
Si tu n’as pas perdu‖ cette voix grave et tendreQui promenait ton âme‖ au chemin des éclairsOu s’écoulait limpide‖ avec les ruisseaux clairs,Éveille un peu ta voix‖ que je voudrais entendre.
Elle manque à ma peine,‖ elle aiderait mes jours.Dans leurs cent mille voix‖ je ne l’ai pas trouvée.Pareille à l’espérance‖ en d’autres temps rêvée,Ta voix ouvre une vie‖ où l’on vivra toujours !
Souffle vers ma maison‖ cette flamme sonoreQui seule a su répondre‖ aux larmes de mes yeux.Inutile à la terre,‖ approche-moi des cieux.Si l’haleine est en toi,‖ que je l’entende encore !
Elle manque à ma peine ;‖ elle aiderait mes jours.Dans leurs cent mille voix‖ je ne l’ai pas trouvée.Pareille à l’espérance‖ en d’autres temps rêvée,Ta voix ouvre une vie‖ où l’on vivra toujours !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a tendre / entendre féminine, classiqueb éclairs / clairs masculine, classiquea jours / toujours masculine, classiqueb trouvée / rêvée féminine, classiquea sonore / encore féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources