Poésies inédites, 1860· Famille
Le nid solitaire
Va, mon âme, au-dessus‖ de la foule qui passe,Ainsi qu’un libre oiseau‖ te baigner dans l’espace.Va voir ! et ne reviens‖ qu’après avoir touchéLe rêve… mon bon rêve‖ à la terre caché.
Moi, je veux du silence,‖ il y va de ma vie ;Et je m’enferme où rien,‖ plus rien ne m’a suivie ;Et de mon nid étroit‖ d’où nul sanglot ne sort,J’entends courir le siècle‖ à côté de mon sort.
Le siècle qui s’enfuit‖ grondant devant nos portes,Entraînant dans son cours‖ comme des algues mortesLes noms ensanglantés,‖ les vœux, les vains serments.Les bouquets purs, noués‖ de noms doux et charmants.
Va, mon âme, au-dessus‖ de la foule qui passe,Ainsi qu’un libre oiseau‖ te baigner dans l’espace.Va voir ! et ne reviens‖ qu’après avoir touchéLe rêve… mon beau rêve‖ à la terre caché
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(aabb)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a passe / l’espace féminine, classiqueb touché / caché masculine, classiquea vie / suivie féminine, classiqueb sort masculine, classiquea portes / mortes féminine, classiqueb serments / charmants masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources