Poésies inédites, 1860· Famille
Soir d’été
Le soleil brûlait l’ombre,‖ et la terre altéréeAu crépuscule errant‖ demandait un peu d’eau ;Chaque fleur, de sa tête‖ inclinait le fardeauSur la montagne encor dorée.
Tandis que l’Astre en feu‖ descend et va s’asseoirAu fond de sa rouge lumière,Dans les arbres mouvants‖ frissonne la prière,Et dans les nids : bonsoir ! bonsoir !
Pas une aile à l’azur‖ ne demande à s’étendre,Pas un enfant ne rôde‖ aux vergers obscurcis.Et dans tout ce grand calme‖ et ces tons adoucis,Le moucheron pourrait s’entendre.
Aux Andelys.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (8 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a altérée / dorée féminine, classiqueb d’eau / fardeau masculine, classiquea s’asseoir / bonsoir masculine, classiqueb lumière / prière féminine, classiquea s’étendre / s’entendre féminine, classiqueb obscurcis / adoucis masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources