Poésies, 1830· Élégies
Souvenir
Son image, comme un songe,Partout s’attache à mon sort ;Dans l’eau pure où je me plongeElle me poursuit encor.Je me livre en vain, tremblante,À sa mobile fraîcheur,L’image toujours brûlanteSe sauve au fond de mon cœur.
Pour respirer de ses charmesSi je regarde les cieux,Entre le ciel et mes larmes,Elle voltige à mes yeux,Plus tendre que le perfide,Dont le volage désirFuit comme le flot limpideQue ma main n’a pu saisir !
Versification
- Forme
- 2 huitains (huitains)
- Rimes
- 2(ababcdcd)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 2 huitains
- Mots à la rime
- a songe / plonge féminine, classiqueb sort / encor masculine, non classiquec tremblante / brûlante féminine, classiqued fraîcheur / cœur masculine, classiquea charmes / larmes féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquec perfide / limpide féminine, classiqued désir / saisir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Éditions du Trianon, 1931· Sources