Poésies, 1830· Élégies
Souvenir
Toujours je pleure‖ au nom de mon enfant :Sans sa beauté‖ rien n’est beau dans ma vie.Du monde et de ses biens,‖ c’est le seul que j’envie,Mais je ne l’attends plus,‖ la mort me le défend.
Je le revois‖ dans la fleur éphémère ;Elle apparaît‖ pour sourire et périr ;Comme elle, mon enfant,‖ sur le sein de sa mère,Après avoir souri,‖ se pencha pour mourir.
Je le revois‖ partout où de mon âmeS’attache encor‖ la mourante langueur :Quand le jour sur mes yeux‖ ne répand plus sa flamme,Je le revois toujours :‖ n’es t-il pas dans mon cœur ?
Mon doux enfant !‖ ma plus vive tendresse !Quel autre amour‖ me tiendrait lieu de toi ?De te garder, mon fils,‖ je ne fus pas maîtresse ;Mais ta fidèle image,‖ oh ! comme elle est à moi !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 3(abab)
- Mètre
- Décasyllabes et alexandrins (8 de 10, 8 de 12)· profil 4+6, 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a enfant / défend masculine, classiqueb vie / j’envie féminine, classiquea éphémère / mère féminine, classiqueb périr / mourir masculine, classiquea âme / flamme féminine, classiqueb langueur / cœur masculine, classiquea tendresse / maîtresse féminine, classiqueb toi / moi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Éditions du Trianon, 1931· Sources