Autour du chat noir, 1926· Souvenirs
De George auriol
Or Leïla, selon les rites,Interroge les marguerites.
Comment donc t’aime-t-il ? — Un peu ;Hé ! ma chère, on fait ce qu’on peut.
L’amant, cependant, vers l’oréeDu bois, entraînait l’adorée.
Maintenant il t’aime beaucoupMais ne te monte pas le coup,
Et ne prends pas pour parabolesD’Évangile ses fariboles.
Il t’aime passionnément,Vraiment, c’est un amant charmant.
Aimez-vous et prenez bien gardeQue le garde ne vous regarde.
Las ! il ne t’aime plus du tout.Ah ! pauvre Leïla-i-tou !
— « All’ n’a ben que ce qu’all’ mérite ». —A dit la vieille Marguerite.
18 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Autour du chat noir, Paris, Bernard Grasset, 1926· numérisation wikisource.org· Sources