Les Étrivières, 1867‑1885· Deuxième Partie (1870-1871)
Sur la Place publique
Nul message ne vient !‖ sur le bronze qui pleure,Le temps a mesuré‖ vingt fois l’heure qui fuit,Et nul message encore ! et toujours sonne l’heure,Que plus sombre l’autre heure suit !
Que font-ils, nos héros ?‖ Qui pourra nous le dire ?Mènes-tu ce qui reste‖ à l’immolation ?As-tu sacrifié‖ la Patrie à l’Empire,O Tibère — Napoléon ?
Pleure ! pleure tes fils !‖ ô France bien-aimée !Aux innombrables loups‖ il livra tes lions !O désespoir ! O deuil !‖ O malheureuse armée,Couchée en de rouges sillons !
Paris, 11 Août 1870.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a pleure / l’heure féminine, classiqueb fuit / suit masculine, classiquea dire / l’Empire féminine, classiqueb l’immolation / Napoléon masculine, classiquea bien-aimée / armée féminine, classiqueb lions / sillons masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Étrivières, Paris, A. GAUTHERIN, 1898· numérisation gallica.bnf.fr· Sources