Fables de Florian, 1793
Épilogue
C’est assez, suspendons ma lyre,Terminons ici mes travaux :Sur nos vices, sur nos défauts,J’aurais encor beaucoup à dire ;Mais un autre le dira mieux.Malgré ses efforts plus heureux,L’orgueil, l’intérêt, la folie,Troublèrent toujours l’univers ;Vainement la philosophieReproche à l’homme ses travers,Elle y perd sa prose et ses vers.Laissons, laissons aller le mondeComme il lui plaît, comme il l’entend ;Vivons caché, libre et content,Dans une retraite profonde.Là, que faut-il pour le bonheur ?La paix, la douce paix du cœur,Le désir vrai qu’on nous oublie,Le travail qui sait éloignerTous les fléaux de notre vie,Assez de bien pour en donner,Et pas assez pour faire envie.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 2[abba] 2[aa] 1[ababb] 1[ababa]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a lyre / dire féminine, classiqueb travaux / défauts masculine, classiquea mieux / heureux masculine, classiquea folie / philosophie féminine, classiqueb l’univers / travers / vers masculine, classiquea monde / profonde féminine, classiqueb l’entend / content masculine, classiquea bonheur / cœur masculine, classiquea oublie / vie / envie féminine, classiqueb éloigner / donner masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
22 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fables de Florian, Paris, LA LIBRAIRIE ÉCONOMIQUE, 1800-1801· numérisation Project Gutenberg· Sources