Fables de Florian, 1793· Livre cinquième
FABLE XVI. La Guêpe et l’Abeille
Dans le calice d’une fleurLa guêpe un jour voyant l’abeille,S’approche en l’appelant sa sœur.Ce nom sonne mal à l’oreilleDe l’insecte plein de fierté,Qui lui répond : Nous sœurs ! Ma mie,Depuis quand cette parenté ?Mais c’est depuis toute la vie,Lui dit la guêpe avec courroux :Considérez-moi, je vous prie ;J’ai des ailes tout comme vous,Même taille, même corsage ;Et, s’il vous en faut davantage,Nos dards sont aussi ressemblans.Il est vrai, répliqua l’abeille,Nous avons une arme pareille,Mais pour des emplois différens.La vôtre sert votre insolence,La mienne repousse l’offense ;Vous provoquez, je me défends.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[abab] 1[ababcbc] 1[aa] 1[abbacca]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a fleur / sœur masculine, classiqueb l’abeille / l’oreille féminine, classiquea fierté / parenté masculine, classiqueb mie / vie / prie féminine, classiquec courroux / vous masculine, classiquea corsage / davantage féminine, classiquea ressemblans / différens / défends masculine, classiqueb l’abeille / pareille féminine, classiquec insolence / l’offense féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fables de Florian, Paris, LA LIBRAIRIE ÉCONOMIQUE, 1800-1801· numérisation Project Gutenberg· Sources