Divertissements, 1945· Petits poèmes sibyllins
Gerbes
Un paradis de musulmanProlonge pour qui s’initieLa voluptueuse éclaircieÉclose aux feuillets d’un roman,
Et par l’image d’un momentSous le silence d’inertieS’accorde au rêve, ou dissocieD’un rite élu le talisman
Qu’insuffle du ciel un dieu sagePar qui se crée et se propageLe trésor dont je n’engrangeai
Que gerbes pleines. et bien lisses,Tel que jamais merle ni geaiN’eût picoré d’autres délices.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Divertissements, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources