Divertissements, 1945· Petits poèmes sibyllins
La voile
Blancheur au ciel d’outremer,Avant qu’un souffle l’efface,Une aile aiguë émeut l’air,Glisse, s’éteint dans l’espace ;
Ton rêve fier d’un séjourÉployé selon la voileS’accroît quand s’exhale au jourLe frisson vif d’une étoile,
Et les vergers près des flotsTendent au bord qui rougeoieL’unique fruit de l’enclosPour l’automne de ta joie.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Divertissements, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources