Divertissements, 1945· Petits poèmes sibyllins
L’olivier
La claire étamine au treillageBrodé de dentelle en réseauxParmi les touffes du feuillageDisperse le jeu des oiseaux.
Un tronc double encercle l’arcade,Cerne d’éclairs par javelotsCélestes l’enflure des flotsCalmes, sereins, et, sur la rade
Offerte au ciel occidental,Se fixe au pur site de songePour, la croisée ouverte où plongeLe hasard d’un loisir mental,
Prolonger, sans fièvre et bien lisse,Ma nonchalance et son délice.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Divertissements, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources