Divertissements, 1945· Hommages
II. « Limpide, issu d’un souffle aux sources du verger »
Limpide, issu d’un souffle aux sources du verger,Quel insolite oiseau dispersant le silenceProvoque à des lueurs d’allègre pétulanceUn astre précurseur de destin plus léger ?
Ensemble, espériez-vous, très haut, vous diriger,Loin du hideux tumulte et son âpre insolence,Par l’étroit défilé d’où nul feu ne s’élance,Vers un calme refuge à l’écart du danger ?
Le sais-je ? Par delà les soucis de la vieVous cheminiez : soudain la piste poursuivieVous arrête aux parvis des Saints Intercesseurs,
Votre foi toute intègre à se vouer s’apprêteEt Dieu, famille, enfants, d’une ferveur discrèteVous vous sanctifiez, en les aimant, mes SŒURS !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Divertissements, Paris, Éditions Littéraires de France, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources