L’appel a la déesse, 1942· Paysages ensoleillés
Danse
Flexibles et subtils ondoiements des corollesOdorantes selon la courbe des clartésQui les bordent, mêlant à de sourds alvéolesComme un essaim d’éclairs leurs parfums suscités,
Je ne sais aux jardins dormeurs quelle cadenceEnflamme l’ombre et brûle l’herbe, quelles fleursAniment les roseaux et les bois d’une danseOù s’enlacent les sons au rythme des couleurs ;
Souvenir, ô magie en mes songes infuse,Brasier de joie, extase en un cœur plus qu’humain,Je sens, je vois, je n’ai nul orgueil qui m’abuse :Sensible, cet émoi m’effleure encor la main,
13 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources