L’appel a la déesse, 1942· Paysages ensoleillés
Soleil
à Marie Gevers.
L’aurore jeune sur la cimeBrandit un faisceau de clarté ;Le parvis des bois s’illuminePar l’être divin suscité
Qui, largesse et munificence,Épanche aux parfums du printempsSelon le geste qui l’encenseL’éclat des beaux jours persistants
Dont brûle l’été, dont l’automneEnfouira sous l’épaisseurDes pampres mûrs le monotoneDéclin et l’ultime douceur.
Puis, l’hiver… — Le dieu se ranimePar l’astre enfin ressuscitéDès que l’aurore sur la cimeBrandit un faisceau de clarté.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources