L’appel a la déesse, 1942· Fantaisie· Rondels pour les musiciens
I. « Ton âme aux jardins sous la pluie »
Ton âme aux jardins sous la pluie,Notes d’or frêle, ô Debussy,Naïade, noie, et sans merciLes accords où ton chant s’appuie.
Qu’elle vienne à nous, qu’elle fuieLe cher paysage d’ici,Ton âme aux jardins sous la pluie,Notes d’or frêle, ô Debussy !
L’ondée en des brouillards de suieS’effrange, du ciel éclairciTombent des tons plus fins ; voici,Naïade au vent nu qui l’essuie,Ton âme aux jardins sous la pluie.
13 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources