L’appel a la déesse, 1942· Fantaisie
Danse fleurie
Pour ma jeune et gracieuse Amie,Annette V. R.
Où tu dansais, fée et bergère,Que vienne un songe voltiger,Je vois cette gerbe au verger,Des glaïeuls dans l’herbe légère,
Sources vives, frêle fougère,Corolles qui semblent neiger,La rose, l’œillet, l’oranger,Ton geste juste les suggère.
Rêve, surgis ; brillez, couleurs ;Je m’échauffe aux parfums des fleurs,Leur sang s’exalte dans mes veines,
La danse m’émeut, mon cerveau :Se grise en ce jardin nouveauDu parfum tendre des verveines. :
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’appel a la déesse, Paris, F. Sant’Andrea, éditeur, 1942· numérisation opac.kbr.be· Sources