La Halte sous les hêtres, 1908· Les ombres· XXI Au soleil couchant
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Quand l’astre à l’occident prolongeSes clartés rouges sur la mer,Quel orgueil au cœur est plus cherQue s’il triomphe par le songe,
Et s’il s’exalte encore ou plongeEst-ce en l’Éden ? fut-ce en l’Enfer ?Nul déclin qui n’ait d’éclat fier,Point de beauté qui soit mensonge.
Chère fierté, sérénitéIntelligente, la bontéPar vos yeux tendres propagée,
Par vos yeux sans désir ni pleur,Par vos yeux où l’âme est en fleur,Oh, beauté de la femme âgée !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Halte sous les hêtres, Paris, Les Éditions Nationales, 1934· numérisation gallica.bnf.fr· Sources