La Halte sous les hêtres, 1908· Thalassa Au souvenir de marcel Ormoy, au Poète, à l’Ami
XI. Vision
L’émouvante rumeur qui glisse des mélèzesGagne, traversant l’eau du lac en vifs reflets,Les parois dont s’enclôt sur le haut des falaisesL’impénétrable nuit d’ombrages violets.
O têtu chevrier qui crois voir d’un portiqueParmi tant d’arbres naître en plein soleil les dieux,La forêt s’est fermée à ce délire antiqueEt refoule en l’oubli le songe insidieux.
C’en est assez, désir ailé, que tu ricanesSur les herbes de la prairie et dans la voixDes brises, tout est mort, le temps et ses arcanes :Quel esprit vibre encore aux fables d’autrefois ?
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Halte sous les hêtres, Paris, Les Éditions Nationales, 1934· numérisation gallica.bnf.fr· Sources