La Halte sous les hêtres, 1908· Thalassa Au souvenir de marcel Ormoy, au Poète, à l’Ami
X. Musique
D’un violon votif l’ardeur soudain s’exerceFilant des sons qui se confondent avec l’airPour épancher aux cieux que convulsait l’éclairLe long calme exalté de leur limpide averse.
Angélique douceur et plus tendre commerceD’âmes pures humant dans les rythmes la merMusicale et l’arome que suscite, clair,Sur les vagues l’archet élu qui les disperse,
O tons subtils, ô violons ! appels d’espritsMystérieux, haussez de vos souffles fleurisL’épanouissement des nuances sonores
Par qui surgit, vivant en nous, l’aspect des dieuxEt se mêle à l’amour pour des gloires d’auroresL’essor extasié d’hommes plus radieux.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Halte sous les hêtres, Paris, Les Éditions Nationales, 1934· numérisation gallica.bnf.fr· Sources