La nef désemparée, 1908· Éclaircies
Invitation
Le rubis que mon vœu décerneAu sourire de ta beautéEst, à coup sûr, ensanglantéPar des feux de miroir moins terne.
La glace avec la flamme alterne,Et ton œil dur par dignitéMeurtrit le désir sanglotéD’être un rien que ta main gouverne.
Mais songe là-bas que des eauxOnt bercé l’espoir des vaisseauxVers l’île secrète et future,
Et viens en l’oubli des hiversFollement voguer à traversLa voluptueuse aventure
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La nef désemparée, Paris, Société du Mercure de France, 1908· numérisation books.google.com· Sources