Lumières sensibles, 1926
Clarté éclose
Où donc es-tu, qui donc es-tu, Toi qui parcoursD’un regard qui dissout les ténèbres La morneOpacité d’espoirs saisis par la viorneDévorante des nuits sans astre et de toujours ?
Mais, corolles, lumière ! malgré les chocs sourdsRépercutés du fond de tant d’horreurs sans borneQue fend déjà Le rauque assaut du vent qui corneAu loin, vous fleurirez Le faite ardent des tours.
Tes pieds calmes posés au nuage de cendre,Quand des degrés du ciel nous te verrons descendreAu pli neigeux, éblouissant, de tes genoux,
Et, soudaine clarté ! ta poitrine dressée :Quel vertige d’aurore enflammera vers nousLa double éclosion surgie et ta pensée ?
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Lumières sensibles, Paris, Librairie de France, 1926· numérisation gallica.bnf.fr· Sources