Vers l’azur, 1931
I. Style
Lo bello stile, che m’ha fatto onoreDANTE.
Indubitable, doux au penseur et, suivantL’heure, bien qu’elle soit nostalgique ou fugaceAvec l’aube et le jeu de l’ombre, où se déplaceL’élan farouche qui prolonge en l’élevant
Vers l’azur sans vertige une aile trop souventHumide pour avoir dans la source vivaceD’un clairvoyant Futur ému parmi l’espaceL’or de son rêve vierge au frêle espoir du vent,
Tu te berces sensible, ô Rythme pur et calme ;Tu glisses par frissons secrets de palme en palme.Tu montes, tu te fonds mêlé d’un souvenir
Voluptueux, issu du sol selon la gerbeÉclose, ardente extase, au ciel ! — pour y surgirL’astre dont vibre, entier et triomphal, le Verbe.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers l’azur, Bruxelles, Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, 1931· numérisation gallica.bnf.fr· Sources