Le Géranium ovipare, 1935· Une demi-douzaine de pseudo-sonnets truculents ou familiers
Salon où l’on cause
Mon salon est le conservatoire de la causerie :
vous y prendrez une place brillante.Émile Augier (Le fils de Giboyer).
Dans son beau salon de la rueBleue où crève un anthocérasmadame cause : une verruefleurit son doigt bagué d’un strass ;
elle parle de ses menstrues,du temps, du Pape et de Maurras,dit comment on cuit la moruechez ses cousins de Carpentras,
à tous, d’ailleurs, faisant notoirequ’elle mit un suppositoirelaxatif vendredi dernier !
Elle PARLE ! ! ! et devant sa bouchesans cesse un cadavre de moucheaccroît un immonde charnier.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Géranium ovipare, Paris, JOSÉ CORTI, 1935· numérisation wikisource.org· Sources