Le Géranium ovipare, 1935· Une demi-douzaine de pseudo-sonnets truculents ou familiers
Béatitude louis-philippe
C’est attendre chez soi bien doucement la mort.Christophe Plantin.
Sous son globe flanqué d’un double candélabrela pendule d’albâtre et de bronze dorénous montre Virginie et son Paul adorépensifs au bord du golfe où la vague se cabre ;
à mon mur, Gloucester, quel être au cœur de rochepourrait voir sans pleurer tes malheureux neveux— doux enfants qu’illustra leur coupe de cheveux —burinés par Leloir d’après Paul Delaroche.
Or maintenant la nuit envahit la cité :bran pour le gaz ! et bran pour l’électricité !Sur le vieux guéridon près du vieux secrétaire
luit ma lampe Carcel. À petits coups je boismon tilleul et devant un joyeux feu de boisje lis Monte-Cristo dans mon fauteuil Voltaire.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Géranium ovipare, Paris, JOSÉ CORTI, 1935· numérisation wikisource.org· Sources