La comédie de la mort, 1838
Melancholia
J’aime les vieux tableaux‖ de l’école allemande ;Les vierges sur fond d’or‖ aux doux yeux en amande,Pâles comme le lis,‖ blondes comme le miel,Les genoux sur la terre,‖ et le regard au ciel,Sainte Agnès, sainte Ursule‖ et sainte Catherine,Croisant leurs blanches mains‖ sur leur blanche poitrine,Les chérubins joufflus‖ au plumage d’azur,Nageant dans l’outremer‖ sur un filet d’eau pur ;Les grands anges tenant‖ la couronne et la palme ;Tout ce peuple mystique‖ au front grave, à l’œil calme,Qui prie incessamment‖ dans les Missels ouverts,Et rayonne au milieu‖ des lointains bleus et verts.Oui, le dessin est sec‖ et la couleur mauvaise,Et ce n’est pas ainsi‖ que peint Paul Véronèse :Oui, le Sanzio pourrait‖ plus gracieusementArrondir cette forme‖ et ce linéament ;Mais il ne mettrait pas‖ dans un si chaste ovaleTant de simplicité‖ pieuse et virginale ;Mais il ne prendrait pas,‖ pour peindre ces beaux yeux,Plus d’amour dans son cœur‖ et plus d’azur aux cieux ;Mais il ne ferait pas‖ sur ces tempes en ondesCouler plus doucement‖ l’or de ses tresses blondes.Ses madones n’ont pas,‖ empreint sur leur beauté,Ce cachet de candeur‖ et de sérénité.Leur bouche rit souvent‖ d’un sourire profane,Et parfois sous la vierge‖ on sent la courtisane,On sent que Raphaël,‖ lorsqu’il les dessina,Avait, passé la nuit,‖ chez la Fornarina.Ces Allemands ont seuls‖ fait de l’art catholique,Ils ont parfaitement‖ compris la Basilique ;Rien de grossier en eux,‖ rien de matériel ;Leurs tableaux sont vraiment‖ les purs miroirs du ciel.Seuls ils ont le secret‖ de ces divins souriresSi frais, épanouis‖ aux lèvres des martyres ;Seuls ils ont su trouver‖ pour peupler les arceaux,Pour les faire reluire‖ aux mailles des vitraux,Les vrais types chrétiens.‖ Dépouillant le vieil homme,Seuls ils ont abjuré‖ les idoles de Rome.Auprès d’Albert Dürer‖ Raphaël est païen :C’est la beauté du corps,‖ c’est l’art italien,Cet enfant de l’art grec,‖ sensuel et plastique,Qui met entre les bras‖ de la Vénus antique,Au lieu de Cupidon,‖ le divin Bambino ;Aucun d’eux n’est chrétien,‖ ni Domenichino,Ni le Caro Dolci,‖ ni Corrége, ni Guide,L’antiquité profane‖ est le fil qui les guide ;Apollon sert de type‖ à l’ange saint Michel ;Le Jupiter tonnant‖ devient Père Éternel ;La tunique latine‖ est taillée en étole,Et l’on fait une église‖ avec le Capitole.J’en excepte pourtant‖ Cimabué, Giotto,Et les maîtres Pisans‖ du vieux Campo Santo.Ceux-là ne peignaient pas‖ en beaux pourpoints de soie,Entre des cardinaux‖ et des filles de joie ;Dans des villa de marbre,‖ aux chansons des castrats,Ceux-là n’épousaient point‖ des nièces de prélats.C’étaient des ouvriers‖ qui faisaient leur ouvrage,Du matin jusqu’au soir,‖ avec force et courage ;C’étaient des gens pieux‖ et pleins d’austérité,Sachant bien qu’ici-bas‖ tout n’est que vanité ;Leur atelier à tous‖ était le cimetière,Ils peignaient, près des morts‖ passant leur vie entière.Puis, quand leurs doigts raidis‖ laissaient choir les pinceaux,On leur dressait un lit‖ sous les sombres arceaux.Ils dormaient là, couchés‖ auprès de leur peinture,Les mains jointes, tout droits,‖ dans la même postureDe contemplation‖ extatique où sont peints,Sur les fresques du mur,‖ leurs anges et leurs saints.Ceux-là ne faisaient pas‖ de l’art une débauche,Et leur œuvre toujours,‖ quoique barbare et gauche,Même à nos yeux savants‖ reluit d’une beautéToute jeune de charme‖ et de naïveté.Sur tous ces fronts pâlis,‖ sous cet air de souffranceBrille ineffablement‖ quelque haute espérance ;L’on voit que tout ce peuple‖ agenouillé n’attendPour revoler aux cieux‖ que le suprême instant.Dans ces tableaux, partout‖ l’âme glorifiéeFoule d’un pied vainqueur‖ la chair mortifiée ;L’ombre remplit le bas,‖ le haut rayonne seul,Et chaque draperie‖ a l’aspect d’un linceul.C’est que la vie alors‖ de croyance était pleine,C’est qu’on sentait passer‖ dans l’air du soir l’haleineDe quelque ange attardé‖ s’en retournant au ciel ;C’est que le sang du Christ‖ teignait vraiment l’autel ;C’est qu’on était au temps‖ de saint François d’Assise,Et que sur chaque roche‖ une cellule assiseCachait un fou sublime,‖ insensé de la Croix ;Le désert se peuplait‖ de lueurs et de voix ;Dans toute obscurité‖ rayonnait un mystère,On aimait, et le ciel‖ descendait sur la terre.Gothique Albert Dürer,‖ oh ! que profondémentTu comprenais cela‖ dans ton cœur d’Allemand !Que de virginité,‖ que d’onction divineDans ces pâles yeux bleus,‖ où le ciel se devine !Comme on sent que la chair‖ n’est qu’un voile à l’esprit !Comme sur tous ces fronts‖ quelque chose est écrit,Que nos peintres sans foi‖ ne sauraient pas y mettre,Et qui se lit partout‖ dans ton œuvre, ô grand maître !C’est que tu n’avais pas,‖ lui faisant double part,D’autre amour dans le cœur‖ que celui de ton art ;C’est que l’on ne dit pas,‖ voyant aux galeriesL’ovale gracieux‖ de tes belles Maries,O mon chaste poëte !‖ ô mon peintre chrétien !Comme de Raphaël‖ et comme de Titien,Voici la Fornarine,‖ ou bien la Muranèse.Tout terrestre désir‖ devant elle s’apaise,Car tu ne t’en vas point,‖ tout rempli de ton Dieu,Emprunter ta madone‖ à quelque mauvais lieu.Tu ne t’accoudes pas‖ sur les nappes rougies,Tu ne fais pas soûler‖ dans de sales orgies,L’art, cet enfant du ciel‖ sur le monde jetéPour que l’on crût encore‖ à la sainte beauté.Tu n’avais ni chevaux,‖ ni meute, ni maîtresse ;Mais, le cœur inondé‖ d’une austère tristesse,Tu vivais pauvrement‖ à l’ombre de la Croix,En Allemand naïf,‖ en honnête bourgeois,Tapi comme un grillon‖ dans l’âtre domestique ;Et ton talent caché,‖ comme une fleur mystique,Sous les regards de Dieu,‖ qui seul le connaissait,Répandait ses parfums‖ et s’épanouissait.Il me semble te voir‖ au coin de ta fenêtreÉtroite, à vitraux peints,‖ dans ton fauteuil d’ancêtre.L’ogive encadre un fond‖ bleuissant d’outremer,Comme dans tes tableaux ;‖ ô vieil Albert Dürer !Nuremberg sur le ciel‖ dresse ses mille flèches,Et découpe ses toits‖ aux silhouettes sèches,Toi, le coude au genou,‖ le menton dans la main,Tu rêves tristement‖ au pauvre sort humain :Que pour durer si peu‖ la vie est bien amère,Que la science est vaine‖ et que l’art est chimère,Que le Christ, à l’éponge,‖ a laissé bien du fiel,Et que tout n’est pas fleurs‖ dans le chemin du ciel ;Et l’âme d’amertume‖ et de dégoût remplie,Tu t’es peint, ô Dürer !‖ dans ta mélancolie,Et ton génie en pleurs‖ te prenant en pitié,Dans sa création‖ t’a personnifié.Je ne sais rien qui soit‖ plus admirable au monde,Plus plein de rêverie‖ et de douleur profondeQue ce grand ange assis,‖ l’aile ployée au dos,Dans l’immobilité‖ du plus complet repos.Son vêtement drapé‖ d’une façon austère,Jusqu’au bout de son pied‖ s’allonge avec mystère ;Son front est couronné‖ d’ache et de nénuphar ;Le sang n’anime pas‖ son visage blafard ;Pas un muscle ne bouge :‖ on dirait que la vieDont on vit en ce monde‖ à ce corps est ravie,Et pourtant l’on voit bien‖ que ce n’est pas un mort.Comme un serpent blessé‖ son noir sourcil se tord,Son regard dans son œil‖ brille comme une lampe,Et convulsivement‖ sa main presse sa tempe.Sans ordre autour de lui‖ mille objets sont épars,Ce sont des attributs‖ de sciences et d’arts ;La règle et le marteau,‖ le cercle emblématique,Le sablier, la cloche‖ et la table mystique,Un mobilier de Faust,‖ plein de choses sans nom ;Cependant c’est un ange‖ et non pas un démon.Ce gros trousseau de clefs‖ qui pend à sa ceinture,Lui sert à crocheter‖ les secrets de nature.Il a touché le fond‖ de tout savoir humain ;Mais comme il a toujours,‖ au bout de tout chemin,Trouvé les mêmes yeux‖ qui flamboyaient dans l’ombre,Qu’il a monté l’échelle‖ aux échelons sans nombre,Il est triste ; et son chien,‖ de le suivre lassé,Dort à côté de lui,‖ tout vieux et tout cassé.Dans le fond du tableau,‖ sur l’horizon sans borne,Le vieux père Océan‖ lève sa face morne,Et dans le bleu cristal‖ de son profond miroir,Réfléchit les rayons‖ d’un grand soleil tout noir.Une chauve-souris,‖ qui d’un donjon s’envole,Porte écrit dans son aile‖ ouverte en banderolle :MÉLANCOLIE. Au bas,‖ sur une meule assis,Est un enfant dont l’œil,‖ voilé sous de longs cils,Laisse le spectateur‖ dans le doute s’il veille,Ou si, bercé d’un rêve,‖ en lui-même il sommeille.Voilà comme Dürer,‖ le grand maître allemand,Philosophiquement‖ et symboliquement,Nous a représenté,‖ dans ce dessin étrange,Le rêve de son cœur‖ sous une forme d’ange.Notre mélancolie,‖ à nous, n’est pas ainsi ;Et nos peintres la font‖ autrement. La voici :— C’est une jeune fille‖ et frêle et maladive,Penchant ses beaux yeux bleus‖ au bord de quelque rive,Comme un wergeis-mein-nicht‖ que le vent a courbé ;Sa coiffure est défaite,‖ et son peigne est tombé,Ses blonds cheveux épars‖ coulent sur son épaule,Et se mêlent dans l’onde‖ aux verts cheveux du saule ;Les larmes de ses yeux‖ vont grossir le ruisseau,Et troublent, en tombant,‖ sa figure dans l’eau.La brise à plis légers‖ fait voler son écharpe,Et vibrer en passant‖ les cordes de sa harpe ;Un album, un roman‖ près d’elle sont ouverts :Car la mode la suit‖ jusque dans ses déserts.Notre Mélancolie‖ est petite-maîtresse,Elle prend des grands airs,‖ elle fait la princesse ;Elle met des gants blancs‖ et des chapeaux d’Herbault ;Elle est née, et ne voit‖ que des gens comme il faut ;Son groom ne pèse pas‖ plus de soixante livres ;C’est une Philaminte,‖ elle lit tous les livres,Cause fort bien musique,‖ et peinture pas mal ;Elle suit l’Opéra,‖ ne manque pas un bal ;Poitrinaire tout juste‖ assez pour être artiste,Elle a toujours en main‖ un mouchoir de batiste.On ne la verra pas‖ enterrer tristementDans quelque Sierra‖ son teint pâle et charmant,Ses grâces de malade‖ et ses petites mines ;Ni sous les noirs arceaux‖ d’un couvent en ruines,Promener loin du bruit‖ ses méditations :Il faut à ses douleurs‖ la rampe et les lampions,Il faut que les journaux‖ en puissent rendre compte ;Chaque pleur de ses yeux‖ se cristallise en conte ;Avec chaque soupir‖ elle souffle un roman ;Elle meurt ; mais ce n’est‖ que littérairement.Un frais cottage anglais,‖ voilà sa Thébaïde ;Et si son front de nacre‖ est coupé d’une ride,Ce n’est pas, croyez-moi,‖ qu’elle songe à la mort :Pour craindre quelque chose‖ elle est trop esprit fort.Mais c’est que de Paris‖ une robe attendueArrive chiffonnée‖ et de taches perdue.Ah ! quelle différence,‖ et que près de ces vieuxNous paraissons mesquins !‖ Le sang de nos aïeux,Comme un vin qui s’aigrit‖ s’est tourné dans nos veines ;Rien ne vit plus en nous,‖ nos amours et nos hainesSont de pâles vieillards‖ sans force et sans vigueur,Chez qui la tête semble‖ avoir pompé le cœur.La passion est morte‖ avec la foi ; la terreAccomplit dans le ciel‖ sa ronde solitaire,Et se suspend encore‖ aux lèvres du soleil ;Mais le soleil vieillit,‖ son baiser moins vermeilGlisse sans les chauffer‖ sur nos fronts, et ses flammes,Comme sur les glaciers,‖ s’éteignent sur nos âmes.D’en-bas, le mont Gemmi‖ vous paraît tout en feu,Il fume, il étincelle,‖ il est rouge, il est bleu.Montez, vous trouverez‖ la neige froide et blanche,Et l’hiver grelottant‖ qui pousse l’avalanche.Nous sommes le Gemmi,‖ le reflet du passéBrille encor sur nos fronts.‖ Ce reflet effacé,Il ne restera plus‖ qu’une neige incolore ;Demain, sur le Gemmi,‖ se lèvera l’aurore,Les glaciers de nouveau‖ se mettront à fumer,Et l’incendie éteint‖ pourra se rallumer ;Mais, hélas ! il n’est pas‖ pour nous d’aube nouvelle,Et la nuit qui nous vient‖ est la nuit éternelle.De nos cieux dépeuplés‖ il ne descendra pasUn ange aux ailes d’or‖ pour nous prendre en ses bras,Et le siècle futur‖ s’asseyant sur la pierreDe notre siècle, à nous,‖ et la voyant entière,Joyeux, ne dira pas :‖ il est ressuscité ;Et dans sa gloire au ciel,‖ comme Christ remonté.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 124((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a allemande / amande féminine, classiqueb miel / ciel masculine, classiquea Catherine / poitrine féminine, classiqueb d’azur / pur masculine, classiquea palme / calme féminine, classiqueb ouverts / verts masculine, classiquea mauvaise / Véronèse féminine, classiqueb gracieusement / linéament masculine, classiquea ovale / virginale féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquea ondes / blondes féminine, classiqueb beauté / sérénité masculine, classiquea profane / courtisane féminine, classiqueb dessina / Fornarina masculine, classiquea catholique / Basilique féminine, classiqueb matériel / ciel masculine, classiquea sourires / martyres féminine, classiqueb arceaux / vitraux masculine, classiquea homme / Rome féminine, classiqueb païen / italien masculine, classiquea plastique / antique féminine, classiqueb Bambino / Domenichino masculine, classiquea Guide / guide féminine, classiqueb Michel / Éternel masculine, classiquea étole / Capitole féminine, classiqueb Giotto / Santo masculine, classiquea soie / joie féminine, classiqueb castrats / prélats masculine, classiquea ouvrage / courage féminine, classiqueb d’austérité / vanité masculine, classiquea cimetière / entière féminine, classiqueb pinceaux / arceaux masculine, classiquea peinture / posture féminine, classiqueb peints / saints masculine, classiquea débauche / gauche féminine, classiqueb beauté / naïveté masculine, classiquea souffrance / espérance féminine, classiqueb n’attend / instant masculine, classiquea glorifiée / mortifiée féminine, classiqueb seul / linceul masculine, classiquea pleine / l’haleine féminine, classiqueb ciel / l’autel masculine, classiquea d’Assise / assise féminine, classiqueb Croix / voix masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb profondément / d’Allemand masculine, classiquea divine / devine féminine, classiqueb l’esprit / écrit masculine, classiquea mettre / maître féminine, classiqueb part / art masculine, classiquea galeries / Maries féminine, classiqueb chrétien / Titien masculine, classiquea Muranèse / s’apaise féminine, classiqueb Dieu / lieu masculine, classiquea rougies / orgies féminine, classiqueb jeté / beauté masculine, classiquea maîtresse / tristesse féminine, classiqueb Croix / bourgeois masculine, classiquea domestique / mystique féminine, classiqueb connaissait / s’épanouissait masculine, classiquea fenêtre / d’ancêtre féminine, classiqueb d’outremer / Dürer masculine, classiquea flèches / sèches féminine, classiqueb main / humain masculine, classiquea amère / chimère féminine, classiqueb fiel / ciel masculine, classiquea remplie / mélancolie féminine, classiqueb pitié / personnifié masculine, classiquea monde / profonde féminine, classiqueb dos / repos masculine, classiquea austère / mystère féminine, classiqueb nénuphar / blafard masculine, non classiquea vie / ravie féminine, classiqueb mort / tord masculine, classiquea lampe / tempe féminine, classiqueb épars / d’arts masculine, classiquea emblématique / mystique féminine, classiqueb nom / démon masculine, classiquea ceinture / nature féminine, classiqueb humain / chemin masculine, classiquea l’ombre / nombre féminine, classiqueb lassé / cassé masculine, classiquea borne / morne féminine, classiqueb miroir / noir masculine, classiquea s’envole / banderolle féminine, classiqueb assis / cils masculine, classiquea veille / sommeille féminine, classiqueb allemand / symboliquement masculine, classiquea étrange / d’ange féminine, classiqueb ainsi / voici masculine, classiquea maladive / rive féminine, classiqueb courbé / tombé masculine, classiquea épaule / saule féminine, classiqueb ruisseau / l’eau masculine, classiquea écharpe / harpe féminine, classiqueb ouverts / déserts masculine, classiquea petite-maîtresse / princesse féminine, classiqueb d’Herbault / faut masculine, classiquea livres féminine, classiqueb mal / bal masculine, classiquea artiste / batiste féminine, classiqueb tristement / charmant masculine, classiquea mines / ruines féminine, classiqueb méditations / lampions masculine, classiquea compte / conte féminine, classiqueb roman / littérairement masculine, non classiquea Thébaïde / ride féminine, classiqueb mort / fort masculine, classiquea attendue / perdue féminine, classiqueb vieux / aïeux masculine, classiquea veines / haines féminine, classiqueb vigueur / cœur masculine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb soleil / vermeil masculine, classiquea flammes / âmes féminine, classiqueb feu / bleu masculine, classiquea blanche / l’avalanche féminine, classiqueb passé / effacé masculine, classiquea incolore / l’aurore féminine, classiqueb fumer / rallumer masculine, classiquea nouvelle / éternelle féminine, classiqueb pas / bras masculine, classiquea pierre / entière féminine, classiqueb ressuscité / remonté masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
248 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Comédie de la mort, Paris, DESESSART, ÉDITEUR, 1838· numérisation inlibroveritas.net· Sources