Poésies nouvelles, poésies inédites et poésies posthumes, 1872
Épigraphes
PLACÉES EN TÊTE DE DANIEL JOVARD (Dans les Jeunes-France)
I
Quel saint transport m’agite,‖ et quel est mon délire !Un souffle a fait vibrer‖ les cordes de ma lyre ;O Muses, chastes sœurs,‖ et toi, grand Apollon,Daignez guider mes pas‖ dans le sacré vallon !Soutenez mon essor,‖ faites couler ma veine,Je veux boire à longs traits‖ les eaux de l’Hyppocrène,Et, couché sur leurs bords,‖ au pied des myrtes verts,Occuper les échos‖ à redire mes vers.
II
Par l’enfer ! je me sens‖ un immense désirDe broyer sous mes dents‖ sa chair, et de saisir,Avec quelque lambeau‖ de sa peau bleue et verte,Son cœur demi-pourri‖ dans sa poitrine ouverte.
Daniel Jovard, avant sa conversion.
Le même Daniel Jovard, après sa conversion.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 4((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 quatrain
- Mots à la rime
- a délire / lyre féminine, classiqueb Apollon / vallon masculine, classiquea veine / l’Hyppocrène féminine, classiqueb verts / vers masculine, classiquea désir / saisir masculine, classiqueb verte / ouverte féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Complètes, Tome Second, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1890· numérisation Project Gutenberg· Sources