Poésies, 1833
Souvenir
Deux estions et n’avions qu’ung cœur.Le lay de maistre Ytier Marchant.
D’elle que reste-t-il‖ aujourd’hui ? Ce qui reste,Au réveil d’un beau rêve,‖ illusion céleste ;Ce qui reste l’hiver‖ des parfums du printemps,De l’émail velouté‖ du gazon ; au beau temps,Des frimats de l’hiver‖ et des neiges fondues ;Ce qui reste le soir‖ des larmes répanduesLe matin par l’enfant,‖ des chansons de l’oiseau,Du murmure léger‖ des ondes du ruisseau,Des soupirs argentins‖ de la cloche, et des ombresQuand l’aube de la nuit‖ perce les voiles sombres.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a reste / céleste féminine, classiqueb printemps / temps masculine, classiquea fondues / répandues féminine, classiqueb l’oiseau / ruisseau masculine, classiquea ombres / sombres féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Complètes, Tome Premier, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1889· numérisation Project Gutenberg· Sources