Au clair de la dune, 1909
XIII. Chaises miss Helyett
Le long de la mer, devant l’ondeQui meurt en doux bruissement,Aux sables dorés pâlementComme la nuque d’une blonde,
Se suivent les chaises-abris,Niches d’osier gaîment gibbeusesOffrant leur ombre à nos galbeusesEn mal de leur poudre de riz.
Parfois des mères de familleY tirent vaillamment l’aiguille,Un œil aux jeux du cher bébé…
Lors, chaque chaise au dos bombéPointant ces doigts roses, imiteLe profil d’un Bernard l’Ermite.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Au clair de la dune, Bruxelles, OSCAR LAMBERTY, ÉDITEUR, 1909· numérisation gutenberg.org· Sources