Au clair de la dune, 1909
XXV. Rinçades d’œil
Le Nord souffle, et pas dans ses doigts,Il fait son sculpteur sur la digueEt de chefs-d’œuvre il est prodigue…Allons, mon cœur, fais ce que dois !
En bon régaleur de prunelles,Ce Nord, le moins discret des vents,Nous offre maints tableaux vivantsDont les beautés sont éternelles.
Or, ces dames ne savent pasComment protéger leurs appas :Deux mains, c’est trop peu, les pauvrettes,
Car du Nord le souffle suspectTrousse et retrousse sans respect…Et nous nous rinçons les mirettes.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Au clair de la dune, Bruxelles, OSCAR LAMBERTY, ÉDITEUR, 1909· numérisation gutenberg.org· Sources