Une messe de minuit, 1888
X. « Soudain minuit sonna… Lugubrement tintés »
Soudain minuit sonna… Lugubrement tintés,De la tour douze coups vers la lune s’enfuirentPar les échos surpris au loin répercutés.Des arbres effarés les branchages bruirentLonguement. La chouette et la chauve-sourisQuittèrent en hurlant leurs ténébreux abris :Goule, vampire, orfraie, hibou, succube grêleDirigèrent leur vol, fantastiques et lourds,Vers la tour frémissante où vint battre leur aile.A leurs cris suraigus des chuchottements sourdsRépondirent partis de terre… Sous les arbresAux cours du noir couvent s’agitèrent les marbres !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Une messe de minuit, Bruxelles, CHARLES VOS ÉDITEUR, 1888· numérisation books.google.com· Sources