Une messe de minuit, 1888
IX. « Et le bras noueux du sombre squelette »
Et le bras noueux du sombre squelette,Implacable, froid comme le remord,Agitait toujours la cloche aigreletteQui résonne en moi comme un glas de mort.
Mais le spectre enfin a laissé le câbleEt croisant rêveur ses longs bras de rocSur son noir treillis de côtes en croc,Au mur appuya son grotesque râble.
Il hochait sa tête aux reflets blafardsQui faisaient craquer ses vertèbres frêles,Et tenait rivé ses yeux sans regardsSur le vieux cadran, œil de ces tourelles.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Une messe de minuit, Bruxelles, CHARLES VOS ÉDITEUR, 1888· numérisation books.google.com· Sources