Châtiments, 1853· Livre Ii L’ordre est rétabli
VII. À l’obéissance passive
I
O soldats de l’an deux ! ô guerres ! épopées !Contre les rois tirant‖ ensemble leurs épées,Prussiens, Autrichiens,Contre toutes les Tyrs‖ et toutes les Sodomes,Contre le tzar du Nord,‖ contre ce chasseur d'hommesSuivi de tous ses chiens,
Contre toute l'Europe‖ avec ses capitaines,Avec ses fantassins‖ couvrant au loin les plaines,Avec ses cavaliers,Tout entière debout‖ comme une hydre vivante,Ils chantaient, ils allaient,‖ l'âme sans épouvanteEt les pieds sans souliers !
Au levant, au couchant,‖ partout, au sud, au pôle,Avec de vieux fusils‖ sonnant sur leur épaule,Passant torrents et monts,Sans repos, sans sommeil,‖ coudes percés, sans vivres,Ils allaient, fiers, joyeux,‖ et soufflant dans des cuivresAinsi que des démons !
La liberté sublime‖ emplissait leurs pensées.Flottes prises d'assaut,‖ frontières effacéesSous leur pas souverain,Ô France, tous les jours‖ c'était quelque prodige,Chocs, rencontres, combats ;‖ et Joubert sur l'Adige,Et Marceau sur le Rhin !
On battait l'avant-garde,‖ on culbutait le centre ;Dans la pluie et la neige‖ et de l'eau jusqu'au ventre,On allait ! en avant !Et l'un offrait la paix,‖ et l'autre ouvrait ses portes,Et les trônes, roulant‖ comme des feuilles mortes,Se dispersaient au vent !
Oh ! que vous étiez grands‖ au milieu des mêlées,Soldats ! l'œil plein d'éclairs,‖ faces écheveléesDans le noir tourbillon,Ils rayonnaient, debout,‖ ardents, dressant la tête ;Et comme les lions‖ aspirent la tempêteQuand souffle l'aquilon,
Eux, dans l'emportement‖ de leurs luttes épiques,Ivres, ils savouraient‖ tous les bruits héroïques,Le fer heurtant le fer,La Marseillaise ailée‖ et volant dans les balles,Les tambours, les obus,‖ les bombes, les cymbales,Et ton rire, ô Kléber !
La Révolution‖ leur criait : « Volontaires,Mourez pour délivrer‖ tous les peuples vos frères ! »Contents, ils disaient oui.« Allez, mes vieux soldats,‖ mes généraux imberbes ! »Et l'on voyait marcher‖ ces va-nu-pieds superbesSur le monde ébloui !
La tristesse et la peur‖ leur étaient inconnues ;Ils eussent, sans nul doute,‖ escaladé les nues,Si ces audacieux,En retournant les yeux‖ dans leur course olympique,Avaient vu derrière eux‖ la grande RépubliqueMontrant du doigt les cieux !
II
Oh ! vers ces vétérans‖ quand notre esprit s'élève,Nous voyons leur front luire‖ et resplendir leur glaive,Fertile en grands travaux,C'étaient là les anciens.‖ Mais ce temps les efface !France, dans ton histoire‖ ils tiennent trop de place.France, gloire aux nouveaux !
Oui, gloire à ceux d'hier !‖ ils se mettent cent mille,Sabres nus, vingt contre un,‖ sans crainte, et par la villeS'en vont, tambours battants.À mitraille ! leur feu‖ brille, l'obusier tonne.Victoire ! ils ont tué,‖ carrefour Tiquetonne,Un enfant de sept ans !
Ceux-ci sont des héros‖ qui n'ont pas peur des femmes !Ils tirent sans pâlir,‖ gloire à ces grandes âmes !Sur les passants tremblants.On voit, quand dans Paris‖ leur troupe se promène,Aux fers de leurs chevaux‖ de la cervelle humaineAvec des cheveux blancs !
Ils montent à l'assaut‖ des lois ; sur la patrieIls s'élancent ; chevaux,‖ fantassins, batterie,Bataillon, escadron,Gorgés, payés, repus,‖ joyeux, fous de colère,Sonnant la charge, avec‖ Maupas pour vexillaireEt Veuillot pour clairon !
Tout, le fer et le plomb,‖ manque à nos bras farouches ;Le peuple est sans fusils,‖ le peuple est sans cartouches ;Braves ! c'est le moment !Avec quelques tribuns‖ la loi demeure seule.Derrière vos canons‖ chargés jusqu'à la gueuleRisquez-vous hardiment !
Ô soldats de décembre !‖ ô soldats d'embuscadesContre votre pays !‖ Honte à vos cavalcadesSur Paris consterné !Vos pères, je l'ai dit,‖ brillaient comme le phare ;Ils bravaient, en chantant‖ une haute fanfare,La mort, spectre étonné ;
Vos pères combattaient‖ les plus fières armées,Le Prussien blond, le Russe‖ aux foudres enflammées,Le Catalan bruni ;Vous, vous tuez des gens‖ de bourse et de négoce !Vos pères, ces géants,‖ avaient pris Saragosse ;Vous prenez Tortoni !
Histoire, qu'en dis-tu ?‖ les vieux dans les bataillesCouraient sur les canons‖ vomissant les mitrailles ;Ceux-ci vont, sans trembler,Foulant aux pieds vieillards‖ sanglants, femmes mourantes,Droit au crime. Ce sont‖ deux façons différentesDe ne pas reculer.
III
Cet homme fait venir,‖ à l'heure où la nuit voileParis dormant encor,Des généraux français‖ portant la triple étoileSur l'épaulette d'or ;
Il leur dit : « Écoutez,‖ pour vos yeux seuls j'écarteL'ombre que je répands ;Vous crûtes jusqu'ici‖ que j'étais Bonaparte,Mon nom est Guet-apens.
C'est demain le grand jour,‖ le jour des funéraillesEt le jour des douleurs.Vous allez vous glisser‖ sans bruit sous les muraillesComme font les voleurs ;
Vous prendrez cette pince,‖ à mon service usée,Que je cache sur moi,Et vous soulèverez‖ avec une peséeLa porte de la loi ;
Puis, hourrah ! sabre au vent,‖ et la police en tête !Et main-basse sur tout,Sur vos chefs africains,‖ sur quiconque est honnête,Sur quiconque est debout,
Sur les représentants,‖ et ceux qu'ils représentent,Sur Paris terrassé !Et je vous paierai bien !‖ » — Ces généraux consentent ;Vidocq eût refusé.
IV
Maintenant, largesse au prétoire !Trinquez, soldats ! et depuis quandA-t-on peur de rire et de boire ?Fête aux casernes ! fête au camp !
L'orgie a rougi leur moustache,Les rouleaux d'or gonflent leur sac ;Pour capitaine ils ont Gamache,Ils ont Cocagne pour bivouac.
La bombance après l'équipée.On s'attable. Hier on tua,O Napoléon, ton épéeSert de broche à Gargantua.
Le meurtre est pour eux la victoire ;Leur œil, par l'ivresse endormi,Prend le déshonneur pour la gloireEt les Français pour l'ennemi.
France, ils t'égorgèrent la veille.Ils tiennent, c'est leur lendemain,Dans une main une bouteilleEt la tête dans l'autre main.
Ils dansent en rond, noirs quadrilles,Comme des gueux dans le ravin ;Troplong leur amène des filles,Et Sibour leur verse du vin.
Et leurs banquets sans fin ni trêvesD'orchestres sont environnés… —Nous faisions pour vous d'autres rêves,Ô nos soldats infortunés !
Nous rêvions pour vous l'âpre bise,La neige au pied du noir sapin,La brèche où la bombe se brise,Les nuits sans feu, les jours sans pain.
Nous rêvions les marches forcées,La faim, le froid, les coups hardis,Les vieilles capotes usées,Et la victoire un contre dix !
Nous rêvions, ô soldats esclaves,Pour vous et pour vos généraux,La sainte misère des braves,La grande tombe des héros !
Car l'Europe en ses fers soupire,Car dans les cœurs un ferment bout,Car voici l'heure où Dieu va dire :Chaînes, tombez ! Peuples, debout !
L'histoire ouvre un nouveau registre ;Le penseur, amer et serein,Derrière l'horizon sinistreEntend rouler des chars d'airain.
Un bruit profond trouble la terre ;Dans les fourreaux s'émeut l'acier ;Ce vent qui souffle sort, ô guerre,Des naseaux de ton noir coursier !
Vers l'heureux but où Dieu nous mène,Soldats ! rêveurs, nous vous poussions,Tête de la colonne humaine,Avant-garde des nations !
Nous rêvions, bandes aguerries,Pour vous, fraternels conquérants,La grande guerre des patries,La chute immense des tyrans !
Nous réservions notre effort juste,Vos fers tambours, vos rangs épais,Soldats, pour cette guerre augusteD'où sortira l'auguste paix !
Dans nos songes visionnaires,Nous vous voyions, ô nos guerriers,Marcher joyeux dans les tonnerres,Courir sanglants dans les lauriers,
Sous la fumée et la poussièreDisparaître en noirs tourbillons,Puis tout à coup dans la lumièreSurgir, radieux bataillons,
Et passer, légion sacréeQue les peuples venaient bénir,Sous la haute porte azuréeDe l'éblouissant avenir !
V
Donc les soldats français‖ auront vu, jours infâmes !Après Brune et Desaix,‖ après ces grandes âmesQue nous admirons tous,Après Turenne, après‖ Saintraille, après Lahire,Poulailler leur donner‖ des drapeaux et leur dire :Je suis content de vous !
Ô drapeaux du passé,‖ si beaux dans les histoires,Drapeaux de tous nos preux‖ et de toutes nos gloires,Redoutés du fuyard,Percés, troués, criblés,‖ sans peur et sans reproche,Vous qui, dans vos lambeaux‖ mêlez le sang de HocheEt le sang de Bayard,
Ô vieux drapeaux ! sortez‖ des tombes, des abîmes !Sortez en foule, ailés‖ de vos haillons sublimes.Drapeaux éblouissants !Comme un sinistre essaim‖ qui sur l'horizon monte,Sortez, venez, volez,‖ sur toute cette honteAccourez frémissants !
Délivrez nos soldats‖ de ces bannières viles !Vous qui chassiez les rois,‖ vous qui preniez les villes,Vous en qui l'âme croit,Vous qui passiez les monts,‖ les gouffres et les fleuves,Drapeaux sous qui l'on meurt,‖ chassez ces aigles neuvesDrapeaux sous qui l'on boit !
Que nos tristes soldats‖ fassent la différence !Montrez-leur ce que c'est‖ que les drapeaux de France.Montrez vos sacrés plisQui flottaient sur le Rhin,‖ sur la Meuse et la Sambre,Et faites, ô drapeaux,‖ auprès du Deux-décembreFrissonner Austerlitz !
VI
Hélas ! tout est fini !‖ fange ! néant ! nuit noire !Au-dessus de ce gouffre‖ où croula notre gloire,Flamboyez, noms maudits !Maupas, Morny, Magnan,‖ Saint-Arnaud, Bonaparte !Courbons nos fronts ! Gomorrhe‖ a triomphé de Sparte !Cinq hommes ! cinq bandits !
Toutes les nations‖ tour à tour sont conquises :L'Angleterre, pays‖ des antiques franchises,Par les vieux Neustriens,Rome par Alaric,‖ par Mahomet Byzance,La Sicile par trois‖ chevaliers, et la FrancePar cinq galériens !
Soit. Régnez ! emplissez‖ de dégoût la pensée,Notre-Dame d'encens,‖ de danses l'Élysée,Montmartre d'ossements.Régnez ! liez ce peuple,‖ à vos yeux populace,Liez Paris, liez‖ la France à la culasseDe vos canons fumants !
VII
Quand sur votre poitrine‖ il jeta sa médaille,Ses rubans et sa croix,‖ après cette batailleEt ce coup de lacet,O soldats dont l'Afrique‖ avait hâlé la joue,N'avez-vous donc pas vu‖ que c'était de la boueQui vous éclaboussait ?
Oh ! quand je pense à vous,‖ mon œil se mouille encore !Je vous pleure, soldats !‖ je pleure votre aurore,Et ce qu'elle promit.Je pleure ! car la gloire‖ est maintenant voilée,Car il est parmi vous‖ plus d'une âme accabléeQui songe et qui frémit !
Ô soldats, nous aimions‖ votre splendeur première,Fils de la république‖ et fils de la chaumière,Que l'honneur échauffait,Pour servir ce bandit‖ qui dans leur sang se vautre,Hélas ! pour trahir l'une‖ et déshonorer l'autre,Que vous ont-elles fait ?
Après qui marchez-vous,‖ ô légion trompée ?L'homme à qui vous avez‖ prostitué l'épée,Ce criminel flagrant,Cet aventurier vil‖ en qui vous semblez croire,Sera Napoléon‖-le-Petit dans l'histoireOu Cartouche-le-Grand.
Armée ! ainsi ton sabre‖ a frappé par derrièreLe serment, le devoir,‖ la loyauté guerrière,Le droit au vent jeté,La révolution‖ sur ce grand siècle empreinte,Le progrès, l'avenir,‖ la république sainte,La sainte liberté,
Pour qu'il puisse asservir‖ ton pays que tu navres,Pour qu'il puisse s'asseoir‖ sur tous ces grands cadavres,Lui, ce nain tout-puissant,Qui préside l'orgie‖ immonde et triomphale,Qui cuve le massacre‖ et dont la gorge exhaleL'affreux hoquet du sang !
VIII
Ô Dieu, puisque voilà‖ ce qu'a fait cette armée,Puisque, comme une porte‖ est barrée et fermée,Elle est sourde à l'honneur,Puisque tous ces soldats‖ rampent sans espérance,Et puisque dans le sang‖ ils ont éteint la France,Votre flambeau, Seigneur !
Puisque la conscience‖ en deuil est sans refuge ;Puisque le prêtre assis‖ dans la chaire, et le jugeD'hermine revêtu,Adorent le succès,‖ seul vrai, seul légitime,Et disent qu'il vaut mieux‖ réussir par le crimeQue choir par la vertu ;
Puisque les âmes sont‖ pareilles à des filles ;Puisque ceux-là sont morts‖ qui brisaient les bastilles,Ou bien sont dégradés ;Puisque l'abjection‖ aux conseils misérables,Sortant de tous les cœurs,‖ fait les bouches semblablesAux égouts débordés ;
Puisque l'honneur décroît‖ pendant que César monte ;Puisque dans ce Paris‖ on n'entend plus, ô honte,Que des femmes gémir ;Puisqu'on n'a plus de cœur‖ devant les grandes tâches ;Puisque les vieux faubourgs,‖ tremblant comme des lâches,Font semblant de dormir ;
Ô Dieu vivant, mon Dieu !‖ prêtez-moi votre force,Et, moi qui ne suis rien,‖ j'entrerai chez ce CorseEt chez cet inhumain ;Secouant mon vers sombre‖ et plein de votre flamme,J’entrerai là, Seigneur, la justice dans l’âmeEt le fouet à la main ;
Et, retroussant ma manche‖ ainsi qu'un belluaire,Seul, terrible, des morts‖ agitant le suaireDans ma sainte fureur,Pareil aux noirs vengeurs‖ devant qui l'on se sauve,J'écraserai du pied‖ l'antre et la bête fauve,L'empire et l'empereur !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 37(aabccb) 25(abab)
- Mètre
- Vers de 12, 6 et 8 syllabes (160 de 12, 86 de 6, 76 de 8)· profil 6, 8, 6−6
- Strophes
- 37 sizains, 25 quatrains
- Mots à la rime
- a épopées / épées féminine, classiqueb Autrichiens / chiens masculine, classiquec Sodomes / d'hommes féminine, classiquea capitaines / plaines féminine, classiqueb cavaliers / souliers masculine, classiquec vivante / épouvante féminine, classiquea pôle / épaule féminine, classiqueb monts / démons masculine, classiquec vivres / cuivres féminine, classiquea pensées / effacées féminine, classiqueb souverain / Rhin masculine, classiquec prodige / l'Adige féminine, classiquea centre / ventre féminine, classiqueb avant / vent masculine, classiquec portes / mortes féminine, classiquea mêlées / échevelées féminine, classiqueb tourbillon / l'aquilon masculine, classiquec tête / tempête féminine, classiquea épiques / héroïques féminine, classiqueb fer / Kléber masculine, classiquec balles / cymbales féminine, équivalentea Volontaires / frères féminine, classiqueb oui / ébloui masculine, classiquec imberbes / superbes féminine, classiquea inconnues / nues féminine, classiqueb audacieux / cieux masculine, classiquec olympique / République féminine, classiquea s'élève / glaive féminine, classiqueb travaux / nouveaux masculine, classiquec efface / place féminine, classiquea mille / ville féminine, classiqueb battants / ans masculine, classiquec tonne / Tiquetonne féminine, classiquea femmes / âmes féminine, classiqueb tremblants / blancs masculine, classiquec promène / humaine féminine, classiquea patrie / batterie féminine, classiqueb escadron / clairon masculine, classiquec colère / vexillaire féminine, classiquea farouches / cartouches féminine, classiqueb moment / hardiment masculine, classiquec seule / gueule féminine, classiquea d'embuscades / cavalcades féminine, classiqueb consterné / étonné masculine, classiquec phare / fanfare féminine, classiquea armées / enflammées féminine, classiqueb bruni / Tortoni masculine, classiquec négoce / Saragosse féminine, classiquea batailles / mitrailles féminine, classiqueb trembler / reculer masculine, classiquec mourantes / différentes féminine, classiquea voile / étoile féminine, classiqueb encor / d'or masculine, classiquea j'écarte / Bonaparte féminine, classiqueb répands / Guet-apens masculine, classiquea funérailles / murailles féminine, classiqueb douleurs / voleurs masculine, classiquea usée / pesée féminine, classiqueb moi / loi masculine, classiquea tête / honnête féminine, classiqueb tout / debout masculine, classiquea représentent / consentent féminine, classiqueb terrassé / refusé masculine, classiquea prétoire / boire féminine, classiqueb quand / camp masculine, classiquea moustache / Gamache féminine, non classiqueb sac / bivouac masculine, classiquea l'équipée / épée féminine, classiqueb tua / Gargantua masculine, classiquea victoire / gloire féminine, classiqueb endormi / l'ennemi masculine, classiquea veille / bouteille féminine, classiqueb lendemain / main masculine, classiquea quadrilles / filles féminine, classiqueb ravin / vin masculine, classiquea trêves / rêves féminine, classiqueb environnés / infortunés masculine, classiquea bise / brise féminine, classiqueb sapin / pain masculine, classiquea forcées / usées féminine, classiqueb hardis / dix masculine, classiquea esclaves / braves féminine, classiqueb généraux / héros masculine, classiquea soupire / dire féminine, classiqueb bout / debout masculine, classiquea registre / sinistre féminine, classiqueb serein / d'airain masculine, classiquea terre / guerre féminine, classiqueb l'acier / coursier masculine, classiquea mène / humaine féminine, classiqueb poussions / nations masculine, classiquea aguerries / patries féminine, classiqueb conquérants / tyrans masculine, classiquea juste / auguste féminine, classiqueb épais / paix masculine, classiquea visionnaires / tonnerres féminine, classiqueb guerriers / lauriers masculine, classiquea poussière / lumière féminine, classiqueb tourbillons / bataillons masculine, classiquea sacrée / azurée féminine, classiqueb bénir / avenir masculine, classiquea infâmes / âmes féminine, classiqueb tous / vous masculine, classiquec Lahire / dire féminine, classiquea histoires / gloires féminine, classiqueb fuyard / Bayard masculine, classiquec reproche / Hoche féminine, classiquea abîmes / sublimes féminine, classiqueb éblouissants / frémissants masculine, classiquec monte / honte féminine, classiquea viles / villes féminine, classiqueb croit / boit masculine, classiquec fleuves / neuves féminine, classiquea différence / France féminine, classiqueb plis / Austerlitz masculine, classiquec Sambre / Deux-décembre féminine, classiquea noire / gloire féminine, classiqueb maudits / bandits masculine, classiquec Bonaparte / Sparte féminine, classiquea conquises / franchises féminine, classiqueb Neustriens / galériens masculine, classiquec Byzance / France féminine, classiquea pensée / l'Élysée féminine, classiqueb d'ossements / fumants masculine, classiquec populace / culasse féminine, classiquea médaille / bataille féminine, classiqueb lacet / éclaboussait masculine, classiquec joue / boue féminine, classiquea encore / aurore féminine, classiqueb promit / frémit masculine, classiquec voilée / accablée féminine, classiquea première / chaumière féminine, classiqueb échauffait / fait masculine, classiquec vautre / l'autre féminine, classiquea trompée / l'épée féminine, classiqueb flagrant / Cartouche-le-Grand masculine, classiquec croire / l'histoire féminine, classiquea derrière / guerrière féminine, classiqueb jeté / liberté masculine, classiquec empreinte / sainte féminine, classiquea navres / cadavres féminine, classiqueb tout-puissant / sang masculine, classiquec triomphale / exhale féminine, non classiquea armée / fermée féminine, classiqueb l'honneur / Seigneur masculine, classiquec espérance / France féminine, classiquea refuge / juge féminine, classiqueb revêtu / vertu masculine, classiquec légitime / crime féminine, classiquea filles / bastilles féminine, classiqueb dégradés / débordés masculine, classiquec misérables / semblables féminine, classiqueb gémir / dormir masculine, classiquec tâches / lâches féminine, classiquea force / Corse féminine, classiqueb inhumain / main masculine, classiquec flamme / l’âme féminine, classiquea belluaire / suaire féminine, classiqueb fureur / l'empereur masculine, classiquec sauve / fauve féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.1
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322 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, La Pléiade — Éditions Gallimard, 1967· numérisation poesies.net· Sources