Dernière gerbe, 1902
XCVI. « À ce point de la vie où je suis arrivé »
........................................................................À ce point de la vie‖ où je suis arrivé,L'insulte offense peu ;‖ cette chose qu'on nommeLe laurier d'un poète‖ ou la gloire d'un hommeDépend de l'avenir,‖ non des contemporains.Les louanges, ayant‖ les affronts pour refrains,Sont trop près d’un tombeau pour y faire grand’chose.Et désormais ce bruit,‖ injure, apothéose,Doit par le penseur calme‖ et grave, être écoutéDans les lointaines voix‖ de la postérité ;Car l'avenir seul dit‖ le mot superbe ou sombreQui détrône une idole‖ ou fait un dieu d'une ombre.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a nomme / homme féminine, classiqueb contemporains / refrains masculine, classiquec grand’chose / apothéose féminine, classiqued écouté / postérité masculine, classiquee sombre / ombre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, collection Bouquins — Robert Laffont, 1986· numérisation poesies.net· Sources