L’année terrible, 1872· Novembre
I. Du haut de la muraille de paris à la nuit tombante
L’Occident était blanc, l’Orient était noir ;Comme si quelque bras‖ sorti des ossuairesDressait un catafalque‖ aux colonnes du soir,Et sur le firmament‖ déployait deux suaires.
Et la nuit se fermait‖ ainsi qu'une prison.L'oiseau mêlait sa plainte‖ au frisson de la plante.J'allais. Quand je levai‖ mes yeux vers l'horizon,Le couchant n'était plus‖ qu'une lame sanglante.
Cela faisait penser‖ à quelque grand duelD'un monstre contre un dieu,‖ tous deux de même taille ;Et l'on eût dit l'épée‖ effrayante du cielRouge et tombée à terre‖ après une bataille.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a noir / soir masculine, classiqueb ossuaires / suaires féminine, classiquea prison / l'horizon masculine, classiqueb plante / sanglante féminine, classiquea duel / ciel masculine, classiqueb taille / bataille féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète, Paris, collection Bouquins ‒ Robert Laffont, 1985· numérisation abu.cnam.fr· Sources