Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La légende des siècles, 1877· XXVIII Abîme

Abîme

Victor Hugo· alexandrins, 227 vers

L’HOMME

Je suis l'esprit, vivant‖ au sein des choses mortes.Je sais forger les clefs‖ quand on ferme les portes ;Je fais vers le désert‖ reculer le lion ;Je m'appelle Bacchus,‖ Noé, Deucalion ;Je m'appelle Shakspeare,‖ Annibal, César, Dante ;Je suis le conquérant ;‖ je tiens l'épée ardente,Et j'entre, épouvantant‖ l'ombre que je poursuis,Dans toutes les terreurs‖ et dans toutes les nuits.Je suis Platon, je vois ;‖ je suis Newton, je trouve.Du hibou je fais naître‖ Athène, et de la louveRome ; et l'aigle m'a dit :‖ Toi, marche le premier !J'ai Christ dans mon sépulcre‖ et Job sur mon fumier.Je vis ! dans mes deux mains‖ je porte en équilibreL'âme et la chair ; je suis‖ l'homme enfin, maître et libre.Je suis l'antique Adam !‖ j'aime, je sais, je sens ;J'ai pris l'arbre de vie‖ entre mes poings puissants ;Joyeux, je le secoue‖ au-dessus de ma tête,Et, comme si j'étais‖ le vent de la tempête,J'agite ses rameaux‖ d'oranges d'or chargés,Et je crie : — Accourez,‖ peuples ! prenez, mangez !Et je fais sur leurs fronts‖ tomber toutes les pommes ;Car, science, pour moi,‖ pour mes fils, pour les hommesTa sève à flots descend‖ des cieux pleins de bonté,Car la Vie est ton fruit,‖ racine Éternité !Et tout germe, et tout croît,‖ et, fournaise agrandie,Comme en une forêt‖ court le rouge incendie,Le beau Progrès vermeil,‖ l'œil sur l'azur fixé,Marche, et tout en marchant‖ dévore le passé.Le veux, tout obéit,‖ la matière inflexibleCède ; je suis égal‖ presque au grand Invisible ;Coteaux, je fais le vin‖ comme lui fait le miel ;Je lâche comme lui‖ des globes dans le ciel ;Je me fais un palais‖ de ce qui fut ma geôle ;J'attache un fil vivant‖ d'un pôle à l'autre pôle ;Je fais voler l'esprit‖ sur l'aile de l'éclair ;Je tends l'arc de Nemrod,‖ le divin arc de fer,Et la flèche qui siffle‖ et la flèche qui voleEt que j'envoie au bout‖ du monde, est ma parole.Je fais causer le Rhin,‖ le Gange et l'OrégonComme trois voyageurs‖ dans le même wagon.La distance n'est plus.‖ Du vieux géant EspaceJ'ai fait un nain. Je vais,‖ et, devant mon audace,Les noirs titans jaloux‖ lèvent leur front flétri ;Prométhée, au Caucase‖ enchaîné, pousse un cri,Tout étonné de voir‖ Franklin voler la foudre ;Fulton, qu'un Jupiter‖ eût mis jadis en poudre,Monte Léviathan‖ et traverse la mer ;Galvani, calme, étreint‖ la mort au rire amer ;Volta prend dans ses mains‖ le glaive de l'archangeEt le dissout ; le monde‖ à ma voix tremble et change ;Caïn meurt, l'avenir‖ ressemble au jeune Abel ;Je reconquiers Éden‖ et j'achève Babel.Rien sans moi. La nature‖ ébauche ; je termine.Terre, je suis ton roi.

LA TERRE

Tu n’es que ma vermine.Le sommeil, lourd besoin,‖ la fièvre, feu subtil,Le ventre abject, la faim,‖ la soif, l'estomac vil,T'accablent, noir passant,‖ d'infirmités sans nombre,Et, vieux, tu n'es qu'un spectre,‖ et mort, tu n'es qu'une ombre,Tu t'en vas dans la cendre !‖ Et moi je reste au jour ;J'ai toujours le printemps,‖ l'aube, les fleurs, l'amour ;Je suis plus jeune après‖ des millions d'années.J'emplis d'instincts rêveurs‖ les bêtes étonnées.Du gland je tire un chêne‖ et le fruit du pépin.Je me verse, urne sombre,‖ au brin d'herbe, au sapin,Au cep d'où sort la grappe,‖ aux blés qui font les gerbes.Se tenant par la main,‖ comme des sœurs superbes,Sur ma face où s'épand‖ l'ombre, où le rayon luit,Les douze heures du jour,‖ les douze heures de nuitDansent incessamment‖ une ronde sacrée.Je suis source et chaos ;‖ j'ensevelis, je crée.Quand le matin naquit‖ dans l'azur, j'étais là.Vésuve est mon usine,‖ et ma forge est l'Hékla ;Je rougis de l'Etna‖ les hautes cheminées.En remuant Cuzco,‖ j'émeus les Pyrénées.J'ai pour esclave un astre ;‖ alors que vient le soirSur un de mes côtés‖ jetant un voile noir,J'ai ma lampe, la lune‖ au front humain m'éclaire ;Et si quelque assassin,‖ dans un bois séculaire,Vers l'ombre la plus sûre‖ et le plus âpre lieuS'enfuit, je le poursuis‖ de ce masque de feu.Je peuple l'air, la flamme‖ et l'onde ; et mon haleineFait comme l'oiseau-mouche‖ éclore la baleine ;Comme je fais le ver,‖ j'enfante les typhons.Globe vivant, je suis‖ vêtu des flots profonds,Des forêts et des monts‖ ainsi que d'une armure.

SATURNE

Qu'est-ce que cette voix‖ chétive qui murmure ?Terre, à quoi bon tourner‖ dans ton champ si borné,Grain de sable, d'un grain‖ de cendre accompagné ?Moi dans l'immense azur‖ je trace un cercle énorme ;L'espace avec terreur‖ voit ma beauté difforme ;Mon anneau, qui des nuits‖ empourpre la pâleur,Comme les boules d'or‖ que croise le jongleurLance, mêle et retient‖ sept lunes colossales.

LE SOLEIL

Silence au fond des cieux,‖ planètes, mes vassales !Paix ! Je suis le pasteur,‖ vous êtes le bétail.Comme deux chars de front‖ passent sous un portail,Dans mon moindre volcan‖ Saturne avec la TerreEntreraient sans toucher‖ aux parois du cratère.Chaos ! je suis la loi.‖ Fange ! je suis le feu.Contemplez-moi ! je suis‖ la vie et le milieu,Le Soleil, l'éternel‖ orage de lumière.

SIRIUS

J'entends parler l'atome.‖ Allons, Soleil, poussière,Tais-toi ! Tais-toi, fantôme,‖ espèce de clarté !Pâtres dont le troupeau‖ fuit dans l'immensité,Globes obscurs, je suis‖ moins hautain que vous n'êtes.Te voilà-t-il pas fier,‖ ô gardeur de planètes,Pour sept ou huit moutons‖ que tu pais dans l'azur !Moi, j'emporte en mon orbe‖ auguste, vaste et pur,Mille sphères de feu‖ dont la moindre a cent lunes.Le sais-tu seulement,‖ larve qui m'importunes ?Que me sert de briller‖ auprès de ce géant ?L'astre nain ne voit pas‖ même l'astre géant.

ALDEBARAN

Sirius dort ; je vis !‖ C'est à peine s'il bouge.J'ai trois soleils, l'un blanc,‖ l'autre vert, l'autre rouge ;Centre d'un tourbillon‖ de mondes effrénés,Ils tournent, d'une chaîne‖ invisible enchaînés,Si vite, qu'on croit voir‖ passer une flamme ivre,Et que la foudre a dit :‖ le renonce à les suivre !

ARCTURUS

Moi, j'ai quatre soleils‖ tournants, quadruple enfer,Et leurs quatre rayons‖ ne font qu'un seul éclair.

LA COMÈTE

Place à l'oiseau comète,‖ effroi des nuits profondes !Je passe. Frissonnez !‖ Chacun de vous, ô mondes,O soleils ! n'est pour moi‖ qu'un grain de sénevé !

SEPTENTRION

Un bras mystérieux‖ me tient toujours levé ;Je suis le chandelier‖ à sept branches du pôle.Comme des fantassins‖ le glaive sur l'épaule,Mes feux veillent au bord‖ du vide où tout finit ;Les univers semés‖ du nadir au zénith,Sous tous les équateurs‖ et sous tous les tropiques,Disent entre eux : — On voit‖ la pointe de leurs piques ;Ce sont les noirs gardiens‖ du pôle monstrueux. —L'éther ténébreux, plein‖ de globes tortueux,Ne sait pas qui je suis,‖ et dans la nuit vermeilleIl me guette, pendant‖ que moi, clarté, je veille.Il me voit m'avancer,‖ moi l'immense éclaireur,Se dresse, et, frémissant,‖ écoute avec horreurS'il n'entend pas marcher‖ mes chevaux invisibles.Il me jette des noms‖ sauvages et terribles,Et voit en moi la bête‖ errante dans les cieux.Or nous sommes le nord,‖ les lumières, les yeux,Sept yeux vivants, ayant‖ des soleils pour prunelles,Les éternels flambeaux‖ des ombres éternelles.Je suis Septentrion‖ qui sur vous apparaît.Sirius avec tous‖ ses globes ne seraitPas même une étincelle‖ en ma moindre fournaise.Entre deux de mes feux‖ cent mondes sont à l'aise.J'habite sur la nuit‖ les radieux sommets.Les comètes de braise‖ elles-mêmes jamaisN'oseraient effleurer‖ des flammes de leurs queuesLe chariot roulant‖ dans les profondeurs bleues.Cet astre qui parlait‖ je ne l'aperçois pas.Les étoiles des cieux‖ vont et viennent là-bas,Traînant leurs sphères d'or‖ et leurs lunes fidèles,Et, si je me mettais‖ en marche au milieu d'ellesDans les champs de l'éther‖ à ma splendeur soumis,Ma roue écraserait‖ tous ces soleils fourmis !

LE ZODIAQUE

Qu'est-ce donc que ta roue‖ à côté de la mienne ?De quelque point du ciel‖ que ta lumière vienne,Elle se heurte à moi‖ qui suis le cabestanDe l'abîme, et qui dis‖ aux soleils : Toi, va-t'en !Toi, reviens. C'est ton tour.‖ Toi, sors. Je te renvoie !Car je n'existe pas‖ seulement pour qu'on voieA jamais, dans l'azur‖ farouche et flamboyant,Le Taureau, le Bélier,‖ et le Lion fuyantDevant ce monstrueux‖ chasseur, le Sagittaire,Je plonge un seau profond‖ dans le puits du mystère,Et je suis le rouage‖ énorme d'où descendL'ordre invisible au fond‖ du gouffre éblouissant.Ciel sacré, si des yeux‖ pouvaient avoir entréeDans ton prodige, et dans‖ l'horreur démesurée,Peut-être, en l'engrenage‖ où je suis, verrait-on,Comme l'Ixion noir‖ d'un divin Phlégéthon,Quelque effrayant damné,‖ quelque immense âme en peine,Recommençant sans cesse‖ une ascension vaine,Et pour l'astre qui vient‖ quittant l'astre qui fuit,Monter les échelons‖ sinistres de la nuit !

LA VOIE LACTÉE

Millions, millions,‖ et millions d'étoiles !Je suis, dans l'ombre affreuse‖ et sous les sacrés voiles,La splendide forêt‖ des constellations.C'est moi qui suis l'amas‖ des yeux et des rayons,L'épaisseur inouïe‖ et morne des lumières.Encor tout débordant‖ des effluves premières,Mon éclatant abîme‖ est votre source à tous.O les astres d'en bas,‖ je suis si loin de vousQue mon vaste archipel‖ de splendeurs immobiles,Que mon tas de soleils‖ n'est, pour vos yeux débiles,Au fond du ciel, désert‖ lugubre où meurt le bruit,Qu'un peu de cendre rouge‖ éparse dans la nuit !Mais, ô globes rampants‖ et lourds, quelle épouvantePour qui pénétrerait‖ dans ma lueur vivante,Pour qui verrait de près‖ mon nuage vermeil !Chaque point est un astre‖ et chaque astre un soleil.Autant d'astres, autant‖ d'immensités étranges,Diverses, s'approchant‖ des démons ou des anges,Dont les planètes font‖ autant de nations ;Un groupe d'univers,‖ en proie aux passions,Tourne autour de chacun‖ de mes soleils de flammes ;Dans chaque humanité‖ sont des cœurs et des âmes,Miroirs profonds ouverts‖ à l'œil universel,Dans chaque cœur l'amour,‖ dans chaque âme le ciel !Tout cela naît, meurt, croit,‖ décroît, se multiplie.La lumière en regorge‖ et l'ombre en est remplie.Dans le gouffre sous moi,‖ de mon aube éblouisGlobes, grains de lumière‖ au loin épanouis,Toi, zodiaque, vous,‖ comètes éperdues,Tremblants, vous traversez‖ les blêmes étendues,Et vos bruits sont pareils‖ à de vagues clairons,Et j'ai plus de soleils‖ que vous de moucherons.Mon immensité vit,‖ radieuse et féconde.J'ignore par moments‖ si le reste du monde,Errant dans quelque coin‖ du morne firmament,Ne s'évanouit pas‖ dans mon rayonnement.

LES NÉBULEUSES

A qui parles-tu donc,‖ flocon lointain qui passes ?A peine entendons-nous‖ ta voix dans les espaces.Nous ne te distinguons‖ que comme un nimbe obscurAu coin le plus perdu‖ du plus nocturne azur.Laisse-nous luire en paix,‖ nous, blancheurs des ténèbres,Mondes spectres éclos‖ dans les chaos funèbres,N'ayant ni pôle austral‖ ni pôle boréal ;Nous, les réalités‖ vivant dans l'idéal,Les univers, d'où sort‖ l'immense essaim des rêves,Dispersés dans l'éther,‖ cet océan sans grèvesDont le flot à son bord‖ n'est jamais revenu ;Nous les créations,‖ îles de l'inconnu !

L’INFINI

L'être multiple vit‖ dans mon unité sombre.

DIEU

Je n'aurais qu'à souffler,‖ et tout serait de l'ombre.

Versification

Mètre
Alexandrins· profil 6−6
Mots à la rime
a mortes / portes féminine, classiqueb lion / Deucalion masculine, classiquec Dante / ardente féminine, classiqued poursuis / nuits masculine, classiquee trouve / louve féminine, classiquef premier / fumier masculine, classiqueg équilibre / libre féminine, classiqueh sens / puissants masculine, classiquei tête / tempête féminine, classiquej chargés / mangez masculine, classiquek pommes / hommes féminine, classiquel bonté / Éternité masculine, classiquem agrandie / incendie féminine, classiquen fixé / passé masculine, classiqueo inflexible / Invisible féminine, classiquep miel / ciel masculine, classiqueq geôle / pôle féminine, classiquer l'éclair / fer masculine, classiques vole / parole féminine, classiquet l'Orégon / wagon masculine, classiqueu Espace / audace féminine, classiquev flétri / cri masculine, classiquew foudre / poudre féminine, classiquex mer / amer masculine, classiquey l'archange / change féminine, classiquez Abel / Babel masculine, classiquea termine / roi / vermine féminine, classiqueb subtil / vil masculine, classiquec nombre / ombre féminine, classiqued jour / l'amour masculine, classiquee d'années / étonnées féminine, classiquef pépin / sapin masculine, classiqueg gerbes / superbes féminine, classiqueh luit / nuit masculine, classiquei sacrée / crée féminine, classiquej là / l'Hékla masculine, classiquek cheminées / Pyrénées féminine, classiquel soir / noir masculine, classiquem m'éclaire / séculaire féminine, classiquen lieu / feu masculine, classiqueo haleine / baleine féminine, classiquep typhons / profonds masculine, classiqueq armure / murmure féminine, classiqueb borné / accompagné masculine, classiquec énorme / difforme féminine, classiqued pâleur / jongleur masculine, classiquee colossales / vassales féminine, classiqueb bétail / portail masculine, classiquec Terre / cratère féminine, classiqued feu / milieu masculine, classiquee lumière / poussière féminine, classiqueb clarté / l'immensité masculine, classiquec n'êtes / planètes féminine, classiqued l'azur / pur masculine, classiquee lunes / m'importunes féminine, classiquef géant masculine, classiquea bouge / rouge féminine, classiqueb effrénés / enchaînés masculine, classiquec ivre / suivre féminine, classiquea enfer / éclair masculine, classiquea profondes / mondes féminine, classiqueb sénevé / levé masculine, classiqueb pôle / l'épaule féminine, classiquec finit / zénith masculine, classiqued tropiques / piques féminine, classiquee monstrueux / tortueux masculine, classiquef vermeille / veille féminine, classiqueg éclaireur / horreur masculine, classiqueh invisibles / terribles féminine, classiquei cieux / yeux masculine, classiquej prunelles / éternelles féminine, classiquek apparaît / serait masculine, classiquel fournaise / l'aise féminine, classiquem sommets / jamais masculine, classiquen queues / bleues féminine, classiqueo pas / là-bas masculine, classiquep fidèles / d'elles féminine, classiqueq soumis / fourmis masculine, classiquea mienne / vienne féminine, classiqueb cabestan / va-t'en masculine, classiquec renvoie / voie féminine, classiqued flamboyant / fuyant masculine, classiquee Sagittaire / mystère féminine, classiquef descend / éblouissant masculine, classiqueg entrée / démesurée féminine, classiqueh verrait-on / Phlégéthon masculine, classiquei peine / vaine féminine, classiquej fuit / nuit masculine, classiquea d'étoiles / voiles féminine, classiqueb constellations / rayons masculine, classiquec lumières / premières féminine, classiqued tous / vous masculine, classiquee immobiles / débiles féminine, classiquef bruit / nuit masculine, classiqueg épouvante / vivante féminine, classiqueh vermeil / soleil masculine, classiquei étranges / anges féminine, classiquej nations / passions masculine, classiquek flammes / âmes féminine, classiquel universel / ciel masculine, classiquem multiplie / remplie féminine, classiquen éblouis / épanouis masculine, classiqueo éperdues / étendues féminine, classiquep clairons / moucherons masculine, classiqueq féconde / monde féminine, classiquer firmament / rayonnement masculine, classiquea passes / espaces féminine, classiqueb obscur / azur masculine, classiquec ténèbres / funèbres féminine, classiqued boréal / l'idéal masculine, classiquee rêves / grèves féminine, classiquef revenu / l'inconnu masculine, classiquea sombre / l'ombre féminine, classique
Richesse
écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

227 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources