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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La légende des siècles, 1877· XXI Le temps présent

Le Cimetière d’Eylau

Victor Hugo· distiques, alexandrins, 290 vers

A mes frères aînés,‖ écoliers éblouis,Ce qui suit fut conté‖ par mon oncle Louis,Qui me disait à moi,‖ de sa voix la plus tendre :— Joue, enfant ! — me jugeant‖ trop petit pour comprendre.J'écoutais cependant,‖ et mon oncle disait :

— Une bataille, bah !‖ savez-vous ce que c'est !De la fumée. A l'aube‖ on se lève, à la bruneOn se couche ; et je vais‖ vous en raconter une.Cette bataille-là‖ se nomme Eylau ; je croisQue j'étais capitaine‖ et que j'avais la croix ;Oui, j'étais capitaine.‖ Après tout, à la guerre,Un homme, c'est de l'ombre,‖ et ça ne compte guère,Et ce n'est pas de moi‖ qu'il s'agit. Donc, EylauC'est un pays en Prusse ;‖ un bois, des champs, de l'eau,De la glace, et partout‖ l'hiver et la bruine.

Le régiment campa‖ près d'un mur en ruine ;On voyait des tombeaux‖ autour d'un vieux clocher.Bénigssen ne savait‖ qu'une chose, approcherEt fuir ; mais l'empereur‖ dédaignait ce manège.Et les plaines étaient‖ toutes blanches de neige.Napoléon passa,‖ sa lorgnette à la main.Les grenadiers disaient :‖ Ce sera pour demain.Des vieillards, des enfants‖ pieds nus, des femmes grossesSe sauvaient ; je songeais ;‖ je regardais les fosses.Le soir on fit les feux,‖ et le colonel vint ;Il dit : — Hugo ? — Présent.‖ — Combien d'hommes ? — Cent vingt— Bien. Prenez avec vous‖ la compagnie entière,Et faites-vous tuer.‖ — Où ? — Dans le cimetière.Et je lui répondis :‖ — C'est en effet l'endroit.J'avais ma gourde, il but‖ et je bus ; un vent froidSoufflait. Il dit : — La mort‖ n'est pas loin. Capitaine,J'aime la vie, et vivre‖ est la chose certaine,Mais rien ne sait mourir‖ comme les bons vivants.Moi, je donne mon cœur ;‖ mais ma peau, je la vends.Gloire aux belles ! Trinquons.‖ Votre poste est le pire. —Car notre colonel‖ avait le mot pour rire.Il reprit : — Enjambez‖ le mur et le fossé,Et restez là ; ce point‖ est un peu menacé,Ce cimetière étant‖ la clef de la bataille.Gardez-le. — Bien. — Ayez‖ quelques bottes de paille.On n'en a point. — Dormez‖ par terre. — On dormira.Votre tambour est-il‖ brave ? — Comme Bara.Bien. Qu'il batte la charge‖ au hasard et dans l'ombre,Il faut avoir le bruit‖ quand on n'a pas le nombre.Et je dis au gamin :‖ — Entends-tu, gamin ? — Oui,Mon capitaine, dit‖ l'enfant, presque enfouiSous le givre et la neige,‖ et riant. — La bataille,Reprit le colonel,‖ sera toute à mitraille ;Moi, j'aime l'arme blanche,‖ et je blâme l'abusQu'on fait des lâchetés‖ féroces de l'obus ;Le sabre est un vaillant,‖ la bombe une traîtresse ;Mais laissons l'empereur‖ faire. Adieu, le temps presse.Restez ici demain‖ sans broncher. Au revoir.Vous ne vous en irez‖ qu'à six heures du soir. —Le colonel partit.‖ Je dis : — Par file à droite !Et nous entrâmes tous‖ dans une enceinte étroite ;De l'herbe, un mur autour,‖ une église au milieu,Et dans l'ombre, au-dessus‖ des tombes, un bon Dieu.

Un cimetière sombre,‖ avec de blanches lames,Cela rappelle un peu‖ la mer. Nous crénelâmesLe mur, et je donnai‖ le mot d'ordre, et je fisInstaller l'ambulance‖ au pied du crucifix.— Soupons, dis-je, et dormons.‖ — La neige cachait l'herbe ;Nos capotes étaient‖ en loques ; c'est superbe,Si l'on veut, mais c'est dur‖ quand le temps est mauvais.Je pris pour oreiller‖ une fosse ; j'avaisLes pieds transis, ayant‖ des bottes sans semelle ;Et bientôt, capitaine‖ et soldats pêle-mêle,Nous ne bougeâmes plus,‖ endormis sur les morts.Cela dort, les soldats ;‖ cela n'a ni remords,Ni crainte, ni pitié,‖ n'étant pas responsable ;Et, glacé par la neige‖ ou brûlé par le sable,Cela dort ; et d'ailleurs,‖ se battre rend joyeux.Je leur criai : Bonsoir !‖ et je fermai les yeux ;A la guerre on n'a pas‖ le temps des pantomimes.Le ciel était maussade,‖ il neigeait, nous dormîmes.Nous avions ramassé‖ des outils de labour,Et nous en avions fait‖ un grand feu. Mon tambourL'attisa, puis s'en vint‖ près de moi faire un somme.C'était un grand soldat,‖ fils, que ce petit homme.Le crucifix resta‖ debout, comme un gibet.Bref le feu s'éteignit ;‖ et la neige tombait.Combien fut-on de temps‖ à dormir de la sorte ?Je veux, si je le sais,‖ que le diable m'emporte !Nous dormions bien. Dormir,‖ c'est essayer la mort.A la guerre c'est bon.‖ J'eus froid, très froid d'abord ;Puis je rêvai ; je vis‖ en rêve des squelettesEt des spectres, avec‖ de grosses épaulettes ;Par degrés, lentement,‖ sans quitter mon chevet,J'eus la sensation‖ que le jour se levaitMes paupières sentaient‖ de la clarté dans l'ombre ;Tout à coup, à travers‖ mon sommeil, un bruit sombreMe secoua, c'était‖ au canon ressemblant ;Je m'éveillai ; j'avais‖ quelque chose de blancSur les yeux ; doucement,‖ sans choc, sans violence,La neige nous avait‖ tous couverts en silenceD'un suaire, et j'y fis‖ en me dressant un trou ;Un boulet, qui nous vint‖ je ne sais trop par où,M'éveilla tout à fait ;‖ je lui dis : Passe au large !Et je criai : — Tambour,‖ debout ! et bats la charge !

Cent vingt têtes alors,‖ ainsi qu'un archipel,Sortirent de la neige ;‖ un sergent fit l'appel,Et l'aube se montra,‖ rouge, joyeuse et lente ;On eût cru voir sourire‖ une bouche sanglante.Je me mis à penser‖ à ma mère ; le ventSemblait me parler bas ;‖ à la guerre souventDans le lever du jour‖ c'est la mort qui se lève.Je songeais. Tout d'abord‖ nous eûmes une trêve ;Les deux coups de canon‖ n'étaient rien qu'un signal,La musique parfois‖ s'envole avant le balEt fait danser en l'air‖ une ou deux notes vaines.La nuit avait figé‖ notre sang dans nos veines,Mais sentir le combat‖ venir nous réchauffait.L'armée allait sur nous‖ s'appuyer en effet ;Nous étions les gardiens‖ du centre, et la poignéeD'hommes sur qui la bombe,‖ ainsi qu'une cognée,Va s'acharner ; et j'eusse‖ aimé mieux être ailleurs.Je mis mes gens le long‖ du mur, en tirailleurs.Et chacun se berçait‖ de la chance peu sûreD'un bon grade à travers‖ une bonne blessure ;A la guerre on se fait‖ tuer pour réussir.Mon lieutenant, garçon‖ qui sortait de Saint-Cyr,Me cria : — Le matin‖ est une aimable chose ;Quel rayon de soleil‖ charmant ! La neige est rose !Capitaine, tout brille‖ et rit ! quel frais azur !Comme ce paysage‖ est blanc, paisible et pur !— Cela va devenir‖ terrible, répondis-je.Et je songeais au Rhin,‖ aux Alpes, à l'Adige,A tous nos fiers combats‖ sinistres d'autrefois.

Brusquement la bataille‖ éclata. Six cents voixÉnormes, se jetant‖ la flamme à pleines bouches,S'insultèrent du haut‖ des collines farouches,Toute la plaine fut‖ un abîme fumant,Et mon tambour battait‖ la charge éperdument.Aux canons se mêlait‖ une fanfare altière,Et les bombes pleuvaient‖ sur notre cimetière,Comme si l'on cherchait‖ à tuer les tombeaux ;On voyait du clocher‖ s'envoler les corbeaux ;Je me souviens qu'un coup‖ d'obus troua la terre,Et le mort apparut‖ stupéfait dans sa bière,Comme si le tapage‖ humain le réveillait.Puis un brouillard cacha‖ le soleil. Le bouletEt la bombe faisaient‖ un bruit épouvantable.Berthier, prince d'empire‖ et vice-connétable,Chargea sur notre droite‖ un corps hanovrienAvec trente escadrons,‖ et l'on ne vit plus rienQu'une brume sans fond,‖ de bombes étoilée ;Tant toute la bataille‖ et toute la mêléeAvaient dans le brouillard‖ tragique disparu.Un nuage tombé‖ par terre, horrible, accruPar des vomissements‖ immenses de fumées,Enfants, c'est là-dessous‖ qu'étaient les deux armées ;La neige en cette nuit‖ flottait comme un duvet,Et l'on s'exterminait,‖ ma foi, comme on pouvait.On faisait de son mieux.‖ Pensif dans les décombresJe voyais mes soldats‖ rôder comme des ombres,Spectres le long du mur‖ rangés en espalier ;Et ce champ me faisait‖ un effet singulier,Des cadavres dessous‖ et dessus des fantômes.Quelques hameaux flambaient ;‖ au loin brûlaient des chaumes.Puis la brume où du Harz‖ on entendait le corTrouva moyen de croître‖ et d'épaissir encor,Et nous ne vîmes plus‖ que notre cimetière ;A midi nous avions‖ notre mur pour frontièreComme par une main‖ noire, dans de la nuit,Nous nous sentîmes prendre,‖ et tout s'évanouit.Notre église semblait‖ un rocher dans l'écume.La mitraille voyait‖ fort clair dans cette brume,Nous tenait compagnie,‖ écrasait le chevetDe l'église, et la croix‖ de pierre, et nous prouvaitQue nous n'étions pas seuls‖ dans cette laine obscure.Nous avions faim, mais pas‖ de soupe ; on se procureAvec peine à manger‖ dans un tel lieu. VoilàQue la grêle de feu‖ tout à coup redoubla.La mitraille, c'est fort‖ gênant ; c'est de la pluie ;Seulement ce qui tombe‖ et ce qui vous ennuie,Ce sont des grains de flamme‖ et non des gouttes d'eau.Des gens à qui l'on met‖ sur les yeux un bandeau,C'était nous. Tout croulait‖ sous les obus, le cloître,L'église et le clocher,‖ et je voyais décroîtreLes ombres que j'avais‖ autour de moi debout ;Une de temps en temps‖ tombait. — On meurt beaucoup,Dit un sergent pensif‖ comme un loup dans un piège ;Puis il reprit, montrant‖ les fosses sous la neige :— Pourquoi nous donne-t-on‖ ce champ déjà meublé ? —Nous luttions. C'est le sort‖ des hommes et du bléD'être fauchés sans voir‖ la faulx. Un petit nombreDe fantômes rôdait‖ encor dans la pénombre ;Mon gamin de tambour‖ continuait son bruit ;Nous tirions par-dessus‖ le mur presque détruit.Mes enfants, vous avez‖ un jardin ; la mitrailleÉtait sur nous, gardiens‖ de cette âpre muraille,Comme vous sur les fleurs‖ avec votre arrosoir.« Vous ne vous en irez‖ qu'à six heures du soir. »Je songeais, méditant‖ tout bas cette consigne.Des jets d'éclair mêlés‖ à des plumes de cygne,Des flammèches rayant‖ dans l'ombre les flocons,C'est tout ce que nos yeux‖ pouvaient voir. — Attaquons !Me dit le sergent. — Qui ?‖ dis-je, en ne voit personne.— Mais on entend. Les voix‖ parlent ; le clairon sonne,Partons, sortons ; la mort‖ crache sur nous ici ;Nous sommes sous la bombe‖ et l'obus. — Restons-y.J'ajoutai : — C'est sur nous‖ que tombe la bataille.Nous sommes le pivot‖ de l'action. — Je bâille,Dit le sergent. — Le ciel,‖ les champs, tout était noir ;Mais quoiqu'en pleine nuit‖ nous étions loin du soir,Et je me répétais‖ tout bas : Jusqu'à six heures.— Morbleu ! nous aurons peu‖ d'occasions meilleuresPour avancer ! me dit‖ mon lieutenant. Sur quoi,Un boulet l'emporta.‖ Je n'avais guère foiAu succès ; la victoire‖ au fond n'est qu'une garce.Une blême lueur,‖ dans le brouillard éparse,Éclairait vaguement‖ le cimetière. Au loinRien de distinct, sinon‖ que l'on avait besoinDe nous pour recevoir‖ sur nos têtes les bombes.L'empereur nous avait‖ mis là, parmi ces tombes ;Mais, seuls, criblés d'obus‖ et rendant coups pour coups,Nous ne devinions pas‖ ce qu'il faisait de nous.Nous étions, au milieu‖ de ce combat, la cible.Tenir bon, et durer‖ le plus longtemps possible,Tâcher de n'être morts‖ qu'à six heures du soir,En attendant tuer,‖ c'était notre devoir.Nous tirions au hasard,‖ noirs de poudre, farouches ;Ne prenant que le temps‖ de mordre les cartouches,Nos soldats combattaient‖ et tombaient sans parler.— Sergent, dis-je, voit-on‖ l'ennemi reculer ?— Non. — Que voyez-vous ? — Rien.‖ — Ni moi. C'est le déluge,Mais en feu. — Voyez-vous‖ nos gens ? — Non. Si j'en jugePar le nombre de coups‖ qu'à présent nous tirons,Nous sommes bien quarante.‖ — Un grognard à chevrons,Qui tiraillait pas loin‖ de moi, dit : — On est trente.Tout était neige et nuit ;‖ la bise pénétranteSoufflait, et, grelottants,‖ nous regardions pleuvoirUn gouffre de points blancs‖ dans un abîme noir.La bataille pourtant‖ semblait devenir pire.C'est qu'un royaume était‖ mangé par un empire !On devinait derrière‖ un voile un choc affreux ;On eût dit des lions‖ se dévorant entre eux ;C'était comme un combat‖ des géants de la fable ;On entendait le bruit‖ des décharges, semblableA des écroulements‖ énormes ; les faubourgsDe la ville d'Eylau‖ prenaient feu ; les tamboursRedoublaient leur musique‖ horrible, et sous la nueSix cents canons faisaient‖ la basse continue ;On se massacrait ; rien‖ ne semblait décidé ;La France jouait là‖ son plus grand coup de dé ;Le bon Dieu de là-haut‖ était-il pour ou contre ?Quelle ombre ! et je tirais‖ de temps en temps ma montre.Par intervalle un cri‖ troublait ce champ muet,Et l'on voyait un corps‖ gisant qui remuait.Nous étions fusillés‖ l'un après l'autre, un râleImmense remplissait‖ cette ombre sépulcrale.Les rois ont les soldats‖ comme vous vos jouets.Je levais mon épée,‖ et je la secouaisAu-dessus de ma tête,‖ et je criais : Courage !J'étais sourd et j'étais‖ ivre, tant avec rageLes coups de foudre étaient‖ par d'autres coups suivis ;Soudain mon bras pendit,‖ mon bras droit, et je visMon épée à mes pieds,‖ qui m'était échappée ;J'avais un bras cassé ;‖ je ramassai l'épéeAvec l'autre, et la pris‖ dans ma main gauche : Amis !Se faire aussi casser‖ le bras gauche est permis !Criai-je, et je me mis‖ à rire, chose utile,Car le soldat n'est point‖ content qu'on le mutile,Et voir le chef un peu‖ blessé ne déplaît point.Mais quelle heure était-il ?‖ je n'avais plus qu'un poingEt j'en avais besoin‖ pour lever mon épée ;Mon autre main battait‖ mon flanc, de sang trempée,Et je ne pouvais plus‖ tirer ma montre. EnfinMon tambour s'arrêta :‖ — Drôle, as-tu peur ? — J'ai faim,Me répondit l'enfant.‖ En ce moment la plaineEut comme une secousse,‖ et fut brusquement pleineD'un cri qui jusqu'au ciel‖ sinistre s'éleva.Je me sentais faiblir ;‖ tout un homme s'en vaPar une plaie ; un bras‖ cassé, cela ruisselle ;Causer avec quelqu'un‖ soutient quand on chancelle ;Mon sergent me parla ;‖ je dis au hasard : Oui,Car je ne voulais pas‖ tomber évanoui.Soudain le feu cessa,‖ la nuit sembla moins noire.Et l'on criait : Victoire !‖ et je criai : Victoire !J'aperçus des clartés‖ qui s'approchaient de nous.Sanglant, sur une main‖ et sur les deux genouxJe me traînai ; je dis :‖ — Voyons où nous en sommes.J'ajoutai : — Debout, tous !‖ Et je comptai mes hommes.— Présent ! dit le sergent.‖ — Présent ! dit le gamin.Je vis mon colonel‖ venir, l'épée en main.— Par qui donc la bataille‖ a-t-elle été gagnée ?— Par vous, dit-il. — La neige‖ étant de sang baignée,Il reprit : — C'est bien vous,‖ Hugo ? C'est votre voix ?— Oui. — Combien de vivants‖ êtes-vous ici ? — Trois.

Versification

Forme
Distiques
Rimes
145((aa))
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a éblouis / Louis masculine, classiqueb tendre / comprendre féminine, classiquec disait / c'est masculine, classiqueb brune / une féminine, classiquec crois / croix masculine, classiqued guerre / guère féminine, classiquee Eylau / l'eau masculine, classiquef bruine / ruine féminine, classiqueb clocher / approcher masculine, classiquec manège / neige féminine, classiqued main / demain masculine, classiquee grosses / fosses féminine, classiquef vint / vingt masculine, classiqueg entière / cimetière féminine, classiqueh l'endroit / froid masculine, classiquei Capitaine / certaine féminine, classiquej vivants / vends masculine, classiquek pire / rire féminine, classiquel fossé / menacé masculine, classiquem bataille / paille féminine, classiquen dormira / Bara masculine, classiqueo l'ombre / nombre féminine, classiquep Oui / enfoui masculine, classiqueq bataille / mitraille féminine, classiquer l'abus / l'obus masculine, classiques traîtresse / presse féminine, classiquet revoir / soir masculine, classiqueu droite / étroite féminine, classiquev milieu / Dieu masculine, classiquea lames / crénelâmes féminine, classiqueb fis / crucifix masculine, classiquec l'herbe / superbe féminine, classiqued mauvais / j'avais masculine, classiquee semelle / pêle-mêle féminine, classiquef morts / remords masculine, classiqueg responsable / sable féminine, classiqueh joyeux / yeux masculine, classiquei pantomimes / dormîmes féminine, classiquej labour / tambour masculine, classiquek somme / homme féminine, classiquel gibet / tombait masculine, classiquem sorte / m'emporte féminine, classiquen mort / d'abord masculine, classiqueo squelettes / épaulettes féminine, classiquep chevet / levait masculine, classiqueq l'ombre / sombre féminine, classiquer ressemblant / blanc masculine, classiques violence / silence féminine, classiquet trou / où masculine, classiqueu large / charge féminine, classiquea archipel / l'appel masculine, classiqueb lente / sanglante féminine, classiquec vent / souvent masculine, classiqued lève / trêve féminine, classiquee signal / bal masculine, classiquef vaines / veines féminine, classiqueg réchauffait / effet masculine, classiqueh poignée / cognée féminine, classiquei ailleurs / tirailleurs masculine, classiquej sûre / blessure féminine, classiquek réussir / Saint-Cyr masculine, classiquel chose / rose féminine, classiquem azur / pur masculine, classiquen répondis-je / l'Adige féminine, classiqueo d'autrefois / voix masculine, classiqueb bouches / farouches féminine, classiquec fumant / éperdument masculine, classiqued altière / cimetière féminine, classiquee tombeaux / corbeaux masculine, classiquef terre / bière féminine, classiqueg réveillait / boulet masculine, classiqueh épouvantable / vice-connétable féminine, classiquei hanovrien / rien masculine, classiquej étoilée / mêlée féminine, classiquek disparu / accru masculine, classiquel fumées / armées féminine, classiquem duvet / pouvait masculine, classiquen décombres / ombres féminine, classiqueo espalier / singulier masculine, classiquep fantômes / chaumes féminine, classiqueq cor / encor masculine, classiquer cimetière / frontière féminine, classiques nuit / s'évanouit masculine, classiquet l'écume / brume féminine, classiqueu chevet / prouvait masculine, classiquev obscure / procure féminine, classiquew Voilà / redoubla masculine, classiquex pluie / ennuie féminine, classiquey d'eau / bandeau masculine, classiquez cloître / décroître féminine, classiquea debout / beaucoup masculine, non classiqueb piège / neige féminine, classiquec meublé / blé masculine, classiqued nombre / pénombre féminine, classiquee bruit / détruit masculine, classiquef mitraille / muraille féminine, classiqueg arrosoir / soir masculine, classiqueh consigne / cygne féminine, classiquei flocons / Attaquons masculine, classiquej personne / sonne féminine, classiquek ici / Restons-y masculine, classiquel bataille / bâille féminine, classiquem noir / soir masculine, classiquen heures / meilleures féminine, classiqueo quoi / foi masculine, classiquep garce / éparse féminine, classiqueq loin / besoin masculine, classiquer bombes / tombes féminine, classiques coups / nous masculine, classiquet cible / possible féminine, classiqueu soir / devoir masculine, classiquev farouches / cartouches féminine, classiquew parler / reculer masculine, classiquex déluge / juge féminine, classiquey tirons / chevrons masculine, classiquez trente / pénétrante féminine, classiquea pleuvoir / noir masculine, classiqueb pire / empire féminine, classiquec affreux / eux masculine, classiqued fable / semblable féminine, classiquee faubourgs / tambours masculine, classiquef nue / continue féminine, classiqueg décidé / dé masculine, classiqueh contre / montre féminine, classiquei muet / remuait masculine, classiquej râle / sépulcrale féminine, classiquek jouets / secouais masculine, classiquel Courage / rage féminine, classiquem suivis / vis masculine, classiquen échappée / l'épée féminine, classiqueo Amis / permis masculine, classiquep utile / mutile féminine, classiqueq point / poing masculine, non classiquer épée / trempée féminine, classiques Enfin / faim masculine, classiquet plaine / pleine féminine, classiqueu s'éleva / va masculine, classiquev ruisselle / chancelle féminine, classiquew Oui / évanoui masculine, classiquex noire / Victoire féminine, classiquey nous / genoux masculine, classiquez sommes / hommes féminine, classiquea gamin / main masculine, classiqueb gagnée / baignée féminine, classiquec voix / Trois masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

290 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources