La légende des siècles, 1877· XVIII Le groupe des idylles
I. Orphée
J'atteste Tanaïs,‖ le noir fleuve aux six urnesEt Zeus qui fait traîner‖ sur les grands chars nocturnesRhéa par des taureaux‖ et Nyx par des chevaux,Et les anciens géants‖ et les hommes nouveaux,Pluton qui nous dévore,‖ Uranus qui nous crée,Que j'adore une femme‖ et qu'elle m'est sacrée.Le monstre aux cheveux bleus,‖ Poséidon, m'entend ;Qu'il m'exauce. Je suis‖ l'âme humaine chantant,Et j'aime. L'ombre immense‖ est pleine de nuées,La large pluie abonde‖ aux feuilles remuées,Borée émeut les bois,‖ Zéphir émeut les blés.Ainsi nos cœurs profonds‖ sont par l'amour troublés.J'aimerai cette femme‖ appelée Eurydice,Toujours, partout ! Sinon‖ que le ciel me maudisse,Et maudisse la fleur‖ naissante et l'épi mûr !Ne tracez pas de mots‖ magiques sur le mur.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 8((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a urnes / nocturnes féminine, classiqueb chevaux / nouveaux masculine, classiquec crée / sacrée féminine, classiqued m'entend / chantant masculine, classiquee nuées / remuées féminine, classiquef blés / troublés masculine, classiqueg Eurydice / maudisse féminine, classiqueh mûr / mur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources