La légende des siècles, 1883· I Les grandes lois
« Par-dessus le marché je dois être ravi »
Par-dessus le marché‖ je dois être ravi.Quoi ! des vivisecteurs,‖ à la fois, à l'envi,Des chimistes, anglais,‖ allemands, tous ensemble,Loupe et scalpel en main,‖ m'affirment qu'il leur sembleCertain, démontré presque‖ et probable à peu prèsQu'entre l'homme d'Athène‖ et le loup des forêts,Qu'entre un essaim d'égout‖ et le peuple de France,Le total fait, il n'est‖ aucune différence ;Qu'on trouve, en les traitant‖ par les mêmes réchauds,La même quantité‖ de phosphate de chauxDans le plus affreux chien‖ que dans le plus grand homme ;Que par conséquent Sparte‖ est égale à Sodome ;Que mon droit pèse autant‖ qu'un souffle aérien,Et que, fussé-je Eschyle ou Christ, je ne suis rien,Rien, l'éclair, la vapeur‖ de la locomotive.Je dois être enchanté‖ de cette perspective ;Sinon, je suis vraiment bien difficile.Ah çà !Consultez Don Quichotte‖ ou bien Sancho Pança,Depuis quand un marcheur,‖ qui pour sa longue routeN'a rien, est-il tenu‖ d'aimer la banqueroute ?Depuis quand, grand, petit,‖ satrape ou chevrier,L'homme qui cherche femme‖ et veut se marier,L'espérant belle, est-il‖ heureux de l'avoir laide ?Exigerez-vous donc‖ que les juifs de TolèdeSoient contents d'être cuits‖ tout vivants dans des fours,Et qu'on me voie errer‖ parmi les carrefours,Triomphant, plein de joie‖ et d'extase électrique,Parce que vous m'aurez‖ promis des coups de trique ?Examinons.Sortir de l’immortalité ;Être un orang-outang‖ qui, par anciennetéOu par faveur, obtient‖ le grade de jocrisse ;Avoir l'énorme nuit‖ des bêtes pour nourrice ;Être de l'ombre après‖ avoir été du bruit ;Suivre d'Argens, qui suit‖ la Beaumelle, qui suitLocke, qui suit Pyrrhon,‖ qui suivait Épicure ;Me remettre à tourner‖ dans cette roue obscure ;Recommencer la vieille‖ aventure d'Isis ;Épousseter ce tas‖ de systèmes moisisQui tuaient le scrupule‖ et mettaient au serviceDe Borgia le crime‖ et de Néron le vice ;Nier la dignité‖ des hommes au profitDes despotes à qui‖ le vil troupeau suffit ;Ne point savoir si rien‖ de ce qu'on pense existe,Et pourtant affirmer‖ la négation triste ;Croire qu'aucun soleil‖ n'a jamais vraiment lui ;Entre deux doutes prendre‖ avec amour celuiQui m'abaisse et m'emplit‖ de cendre et non de flamme,Et vouloir être brute‖ ayant le choix d'être âme !
Avoir dans l'infini‖ besoin d'être zéro !Eh bien non.Non !Je puis tirer un numéro,Dites-vous, dans ce sac,‖ la nature profonde,Dans cette loterie‖ insondable, le monde,Où rien n'a commencé‖ puisque rien ne finit,Où tout est vie et gouffre,‖ où l'étoile au zénithLuit comme une paillette‖ aux plis d'une basquine ;Eh bien, je ne suis point‖ charmé d'avoir ce quine :Gorille. Et j'aime mieux‖ rester tout bêtementL'homme, et sentir en moi‖ vivre le firmamentQuand vous venez me dire :‖ — Un creuset, c'est tout l'homme ;Le destin est un feu,‖ la fumée est la somme ;Tout aboutit au même‖ abîme universel ;La vertu, c'est du sucre,‖ et le crime est du sel ;Au fond, nulle action‖ n'est mauvaise ni bonne ;Le droit, c'est un journal‖ et l'on s'y désabonne ;Aujourd'hui pour, demain‖ contre ; pas de méprisAux méchants, pas de culte‖ aux bons ! — Je suis surpris,J'entends des cris en moi.‖ Quoi ! c'est votre programme !L'homme est dans un flot sombre‖ une inutile rame !Quoi ! ni devoir ni droit !‖ rien n'est vrai, rien n'est faux !Quoi ! saluer Bismarck‖ sous les arcs triomphaux !Avoir été la France‖ et devenir province !Quand Poërio meurt‖ dans le bagne du prince,Trouver sage le prince‖ et fou Poërio !Vrai, je suis peu tenté‖ par ce scénario.
A vous en croire, l'homme‖ au fond est sur la terreJuste autant que le bœuf,‖ l'onagre et la panthère ;Dans le premier venu‖ des tigres l'homme est né ;L'homme est un léopard,‖ mais perfectionné ;L'homme est parmi les ours‖ la brute aristocrate !
Certe, Aristote est grand,‖ mais j'aime mieux Socrate.Ah ! la science est belle‖ et sublime, et je haisQuiconque met obstacle‖ à ses profonds souhaits ;Elle prend dans le piège‖ auguste de ses règlesLes vérités au vol‖ comme on prendrait des aigles ;Elle sonde le fait,‖ le chiffre, l'élément ;Elle est vaste à ce point‖ qu'il semble par momentQue son puissant compas‖ fait le tour de l'espace.Mais pourtant quelque chose‖ en l'homme la dépasse,C'est la vertu. Quelqu'un‖ est plus grand qu'elle, et vaOù jamais le calcul‖ le plus haut n'arriva,Quelqu'un sait mieux trouver‖ l'or que roule le fleuve,Quelqu'un voit mieux, quelqu'un‖ prouve plus que la preuve,C'est toi, Zénon, qui luis ;‖ c'est toi, Baudin, qui meurs !Par la sérénité‖ superbe de ses mœursSparte fait plus qu'aucun‖ docteur par sa doctrine.Quoi ! c'est zéro ce cœur‖ qui bat dans ma poitrine !Quoi ! la chimie est tout !‖ Quand j'ai mon résidu,Un peu de cendre, un peu‖ d'ombre, rien ne m'est dû !La statique prouvant,‖ non le droit, mais la force,Le droit n'est pas ! John Brown,‖ Spartacus, Wilberforce,Demeurent interdits‖ si Biot ne les secourt !Quoi ! devant Gay-Lussac‖ Mazzini reste court !Garibaldi ne sait‖ que dire à Lamettrie !Quoi ! tout, hormis l'algèbre‖ et la géométrie,Tout, excepté Poinsot,‖ tout, excepté Bezout,Excepté deux et deux‖ font quatre, se dissout !Quoi ! le martyre est vain !‖ l'héroïsme est stupide !Brutus, brute ! On te jette‖ au gouffre, on te lapide,Pour avoir défendu,‖ quoi ? ton pays ? niais !Tibère est fort, donc juste ;‖ et tu calomniaisTibère. Le scalpel‖ fouille tout fibre à fibreSans rien voir qui ressemble‖ à ceci, l'homme libre ;Donc l'homme libre, ami,‖ n'est pas. L'homme est du vent.
Vous m'offrez de ramper‖ ver de terre savant ;Eh bien, non. J'aime mieux‖ l'ignorance étoiléeDe Platon, de Pindare,‖ âme et clarté d'Élée,Et de ce Dante errant‖ qui baisse factieuxSon œil farouche où tremble‖ une lueur des cieux.L'homme est par eux aussi‖ lumineux qu'il puisse être.J'ai lu monsieur Leuret,‖ le sage de Bicêtre,Et je n’ignore pas qu’un poëte est un fou ;Je sais que Planche crie‖ à Milton : casse-cou !Qu'avoir fait l'Iliade‖ est auprès de Nonotte,Et du bon abbé Gaume,‖ une mauvaise note,Et qu'au nom du bon sens,‖ du bon goût et de l'art,Shakspeare est dédaigné‖ par monsieur Baculard ;Je sais cela, j'en suis‖ tremblant, et pourtant j'oseTrouver dans tout ce tas‖ de songeurs quelque chose ;Je vois ce qu'ils ont vu,‖ je crois ce qu'ils ont cru ;Le visage du vrai‖ là-haut m'est apparu,Splendide, et ma prunelle‖ en demeure éblouie.Ils ont affirmé l'âme ;‖ et tous mes sens, l'ouïe,Les yeux, rendent chez moi‖ témoignage pour eux.Sans doute, il est bien doux‖ d'être fort malheureuxEt de traîner des fers‖ pendant beaucoup d'années,Et de se dire : Après‖ les dures destinées,Après avoir souffert,‖ après avoir pleuré,Après avoir été‖ de griffes effleuréEt souffleté par l'aile‖ obscure de l'envie,Après avoir été‖ juste toute ma vie,Après avoir au front‖ porté comme un cimierLa probité, j'aurai‖ l'honneur d'être fumier,Et je serai l'égal‖ dans le sépulcre infâmeDe Nisard comme esprit‖ et de Judas comme âme.Là s'efface l'immense‖ et vaine vision ;Et tous les hommes, ceux‖ de Tyr, ceux de Sion,Ceux de Gomorrhe, ceux‖ de Paris, ceux de Rome,Marc-Aurèle, du sang‖ des peuples économe,Nemrod, tigre accablant‖ la terre de ses bonds,Ceux qu'on nomme méchants,‖ ceux qu'on appelle bons,Tous, l'homme de douceur,‖ l'homme de violence,Et le juge effrayant‖ qui vendit la balance,Quoi que chacun ait fait,‖ mêlant les pas aux voix,Tous dans la vaste nuit‖ reçoivent à la foisCette absolution‖ sinistre, la poussière.La mort, spectre masqué,‖ n'a rien sous sa visière.Le gouffre, où le destin‖ se résout et s'absout,Arrive à l'innocence‖ effroyable de tout ;Le bourreau vaut autant‖ que le martyr ; l'asileS'ouvre à Sforce joyeux‖ comme à Dante imbécile ; —Avec Caligula‖ Jésus est acquitté ;La justice pourrit‖ avec l'iniquité ;Et Thersite, Caton,‖ Davus gai, Bacchus sombre,Font le même néant‖ pêle-mêle dans l'ombre.Matière, éclipse, songe,‖ oubli. Tout est passé.Eh bien, soyez surpris,‖ oui, je suis insenséJusqu'à ne point vouloir‖ de cette offre. Elle est belle,Certes. Oui, les vivants,‖ vague troupeau qui bêle,Mordus toute la route‖ et jusqu'à l'abattoir,Saignent, et je suis un‖ de ceux que le ciel noirFrappe et n'empêche pas‖ de lutter ; nous subîmesToute la vaste pluie‖ engouffrée aux abîmes,Le sort nous meurtrit tous‖ sans jamais dire assez,Et je dois convenir‖ que vous me proposezPour consolation‖ et salaire une placeDans le cloaque avec tous les rois, populace,A côté du faussaire,‖ et, près de l'assassin,La pourriture avec‖ Baroche pour voisin.Eh bien non, j'aime mieux,‖ après tant de désastres,Être avec ce rêveur‖ d'Homère dans les astres.J'aime mieux croire au bien,‖ au juste, but final,Avec Tacite, avec‖ Dante, avec Juvénal.La certitude d'être‖ un miasme me laisseVraiment froid, et je pousse‖ à ce point la faiblesseQue je n'ai nulle joie‖ à penser que je vaisÊtre on ne sait plus quoi‖ d'obscur qui sent mauvais !Troppmann ne me fait point‖ plaisir quand il m'avoueQue je serai sa fange‖ et qu'il sera ma boue ;Il faut me pardonner‖ ma pauvreté d'esprit,Mais je ne puis trouver‖ Dupin égal au Christ,Deutz égal à Bayard,‖ et j'entends le tonnerreGronder si je mets Hoche‖ auprès de Lacenaire.Non, je ne jette point‖ dans le même panierFerdinand sept geôlier‖ et Riégo prisonnier.Je voudrais démolir‖ les deux tours d'injustice,Celle où Latude expire,‖ et l'aveugle bâtisseDes rhéteurs confondant‖ Caïn avec Abel.Renverser la Bastille‖ et détruire Babel.Quoi donc ! boire, manger,‖ jouir, voilons nos faces,C'est tout ? Alors, pourvu‖ que tu te satisfassesEt que je me contente,‖ et que, rois, histrions,Scribes, juges, soldats,‖ prêtres, nous digérionsNos crimes devenus‖ nos festins et nos joies,Pourvu que, fiers et fous,‖ vautours parmi les oies,Nous ayons sous nos pieds‖ les peuples, rions d'euxEt de nous, cela seul‖ est réel ; et, hideux,Nous sommes sages, tout‖ étant vide ; alors, hommes,Quoi qu'il fasse, celui‖ qui, dans l'ombre où nous sommes,Veut jouir, qui trahit‖ pour jouir, qui meurtritSa patrie, et qui vend‖ sa ville, a de l'esprit.Et celui qui, romain,‖ meurt dans l'exil pour Rome,Et qui, français, défend‖ la France, est un pauvre homme ;Telle est la vérité‖ que vos calculs nous font.
Ah ! si c'est là le but,‖ ah ! si c'est là le fond,Si c'est la vérité‖ seule vraie, affirméePar Walpole, et par toi,‖ sénateur Mérimée,Je la déclare fausse,‖ ô sacrés firmaments !Et je crache dessus,‖ et je lui dis : Tu mens !A cette vérité‖ qui, vile, atroce, obscène,Donne tort à Barbès‖ et raison à Bazaine !Non ! non ! non ! je l'ai dit‖ et le dirai cent fois,Ce n'est point pour cela‖ qu'on a brisé les roisEt fait entrer le jour‖ dans les profonds repaires !Non ! non ! non ! ce n'est point‖ pour cela que nos pèresOnt fait cette conquête‖ altière, l'avenir !Qu'ils poussaient leurs chevaux‖ et les faisaient hennirDe Memphis à Berlin,‖ de l'Èbre à la Thuringe !Non ! j'ai les droits de l'homme‖ et non les droits du singe.
Je comprends qu'on se penche‖ avec fraternitéVers les êtres qui sont‖ hors de l'humanité,Qu'on éclaire leur nuit ;‖ mais qu'on s'y précipite,Non. Je veux, de ce gouffre‖ où la bête palpite,Faire monter, labeur‖ superbe et hasardeux,Les monstres jusqu'à nous,‖ et non tomber près d'eux,Je veux être pour eux‖ non l'égal, mais l'archange,Et leur donner mon âme‖ et non prendre leur fange.
Êtes-vous la science‖ après tout ? question.Non, vous ne l'êtes pas.‖ Vous doutez. MontyonDonne un prix de vertu,‖ Troplong un prix de crime ;Garibaldi délivre‖ et Bonaparte opprime ;Où vont-ils ? au néant ?‖ à Dieu ? Tout le destin,Si l'on vous en croit, flotte‖ et ment, rien n'est certain.L'énigme n'offre au loin‖ que des plages désertes ;Vous êtes les premiers‖ à tout ignorer ; certes,Votre doute est complet‖ et vous le confessez ;Vous ne voyez qu'un mur‖ fermé de noirs fossés,C'est vous qui l'avouez ;‖ et nul ne peut conclureDu présent l'avenir,‖ du front la chevelure ;Nul ne voit l'autre aspect‖ du destin, le trépas ;Nul ne sait rien. Alors‖ j'ai le choix, n'est-ce pas ?J'ai mon goût, vous le vôtre ;‖ après tant de souffrance ;Le désespoir vous plaît,‖ moi je prends l'espérance ;Et puisque selon vous‖ rien n'est clair, rien n'est sûr,Vous choisissez la cendre‖ et je choisis l'azur.
Je veux être ici-bas‖ libre, ailleurs responsable,Je suis plus qu'un brin d'herbe‖ et plus qu'un grain de sable ;Je me sens à jamais‖ pensif, ailé, vivant.
Ce n'est point vers la nuit‖ que je crie en avant !Mourir n'est pas finir,‖ c'est le matin suprême.Non ! je ne donne pas‖ à la mort ceux que j'aime !Je les garde, je veux‖ le firmament pour eux,Pour moi, pour tous, et l'aube‖ attend les ténébreux ;L'amour en nous, passants‖ qu'un rayon lointain dore,Est le commencement‖ auguste de l'aurore ;Mon cœur, s'il n'a ce jour‖ divin, se sent banni,Et, pour avoir le temps‖ d'aimer, veut l'infini ;Car la vie est passée‖ avant qu'on ait pu vivre.C'est l'azur qui me plaît,‖ c'est l'azur qui m'enivre,L'azur sans nuit, sans mort,‖ sans noirceur, sans défaut ;C'est l'empyrée immense‖ et profond qu'il me faut,La terre n'offrant rien‖ de ce que je réclame,L'heure humaine étant courte‖ et sombre, et, pour une âmeQui vous aime, parents,‖ enfants, toi ma beauté,Le ciel ayant à peine‖ assez d'éternité !
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 137((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a ravi / l'envi masculine, classiqueb ensemble / semble féminine, classiquec près / forêts masculine, classiqued France / différence féminine, classiquee réchauds / chaux masculine, classiquef homme / Sodome féminine, classiqueg aérien / rien masculine, classiqueh locomotive / perspective féminine, classiquei difficile / çà / Pança masculine, classiquej route / banqueroute féminine, classiquek chevrier / marier masculine, classiquel laide / Tolède féminine, classiquem fours / carrefours masculine, classiquen électrique / trique féminine, classiqueo Examinons / l’immortalité / ancienneté masculine, classiquep jocrisse / nourrice féminine, classiqueq bruit / suit masculine, classiquer Épicure / obscure féminine, classiques d'Isis / moisis masculine, classiquet service / vice féminine, classiqueu profit / suffit masculine, classiquev existe / triste féminine, classiquew lui / celui masculine, classiquex flamme / âme féminine, classiquea zéro / non / Non / numéro masculine, classiqueb profonde / monde féminine, classiquec finit / zénith masculine, classiqued basquine / quine féminine, classiquee bêtement / firmament masculine, classiquef l'homme / somme féminine, classiqueg universel / sel masculine, classiqueh bonne / désabonne féminine, classiquei mépris / surpris masculine, classiquej programme / rame féminine, classiquek faux / triomphaux masculine, classiquel province / prince féminine, classiquem Poërio / scénario masculine, classiquea terre / panthère féminine, classiqueb né / perfectionné masculine, classiquec aristocrate / Socrate féminine, classiqueb hais / souhaits masculine, classiquec règles / aigles féminine, classiqued l'élément / moment masculine, classiquee l'espace / dépasse féminine, classiquef va / n'arriva masculine, classiqueg fleuve / preuve féminine, classiqueh meurs / mœurs masculine, classiquei doctrine / poitrine féminine, classiquej résidu / dû masculine, classiquek force / Wilberforce féminine, classiquel secourt / court masculine, classiquem Lamettrie / géométrie féminine, classiquen Bezout / dissout masculine, classiqueo stupide / lapide féminine, classiquep niais / calomniais masculine, classiqueq fibre / libre féminine, classiquer vent / savant masculine, classiqueb étoilée / d'Élée féminine, classiquec factieux / cieux masculine, classiqued être / Bicêtre féminine, classiquee fou / casse-cou masculine, classiquef Nonotte / note féminine, classiqueg l'art / Baculard masculine, classiqueh j'ose / chose féminine, classiquei cru / apparu masculine, classiquej éblouie / l'ouïe féminine, classiquek eux / malheureux masculine, classiquel d'années / destinées féminine, classiquem pleuré / effleuré masculine, classiquen l'envie / vie féminine, classiqueo cimier / fumier masculine, classiquep infâme / âme féminine, classiqueq vision / Sion masculine, classiquer Rome / économe féminine, classiques bonds / bons masculine, classiquet violence / balance féminine, classiqueu voix / fois masculine, classiquev poussière / visière féminine, classiquew s'absout / tout masculine, classiquex l'asile / imbécile féminine, classiquey acquitté / l'iniquité masculine, classiquez sombre / l'ombre féminine, classiquea passé / insensé masculine, classiqueb belle / bêle féminine, classiquec l'abattoir / noir masculine, classiqued subîmes / abîmes féminine, classiquee assez / proposez masculine, classiquef place / populace féminine, classiqueg l'assassin / voisin masculine, classiqueh désastres / astres féminine, classiquei final / Juvénal masculine, classiquej laisse / faiblesse féminine, classiquek vais / mauvais masculine, classiquel m'avoue / boue féminine, classiquem d'esprit / Christ masculine, classiquen tonnerre / Lacenaire féminine, classiqueo panier / prisonnier masculine, classiquep d'injustice / bâtisse féminine, classiqueq Abel / Babel masculine, classiquer faces / satisfasses féminine, classiques histrions / digérions masculine, classiquet joies / oies féminine, classiqueu d'eux / hideux masculine, classiquev hommes / sommes féminine, classiquew meurtrit / l'esprit masculine, classiquex Rome / homme féminine, classiquey font / fond masculine, classiqueb affirmée / Mérimée féminine, classiquec firmaments / mens masculine, classiqued obscène / Bazaine féminine, classiquee fois / rois masculine, classiquef repaires / pères féminine, classiqueg l'avenir / hennir masculine, classiqueh Thuringe / singe féminine, classiquea fraternité / l'humanité masculine, classiqueb précipite / palpite féminine, classiquec hasardeux / d'eux masculine, classiqued l'archange / fange féminine, classiquea question / Montyon masculine, classiqueb crime / opprime féminine, classiquec destin / certain masculine, classiqued désertes / certes féminine, classiquee confessez / fossés masculine, classiquef conclure / chevelure féminine, classiqueg trépas / pas masculine, classiqueh souffrance / l'espérance féminine, classiquei sûr / l'azur masculine, classiquea responsable / sable féminine, classiqueb vivant / avant masculine, classiqueb suprême / j'aime féminine, classiquec eux / ténébreux masculine, classiqued dore / l'aurore féminine, classiquee banni / l'infini masculine, classiquef vivre / m'enivre féminine, classiqueg défaut / faut masculine, classiqueh réclame / âme féminine, classiquei beauté / d'éternité masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
278 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources