La légende des siècles, 1883· I Les grandes lois
« Le géant Soleil parle à la naine Étincelle »
Le géant Soleil parle‖ à la naine Étincelle :
— O néant, feu follet,‖ ver que l'ombre recèle,Lueur qui disparaît‖ sitôt qu'elle a flotté,Contemple-moi ! je suis‖ l'abîme de clarté.Vois, dans mon flamboiement‖ les mondes vont et viennent ;Mes rayons sont les fils‖ effrayants qui les tiennent ;Sans moi le firmament‖ ne serait qu'un linceul ;Je ne suis pas bien sûr‖ de ne pas être seul ;Toute l'immensité,‖ depuis l'aube première,Me regarde effarée,‖ ivre de ma lumière. —
Ainsi parla le gouffre‖ éblouissant du feu.L'atome écouta l'astre,‖ et lui répondit : Dieu.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a Étincelle / recèle féminine, classiqueb flotté / clarté masculine, classiquec viennent / tiennent féminine, classiqued linceul / seul masculine, classiquee première / lumière féminine, classiquea feu / Dieu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources