La légende des siècles, 1859· IV Le cycle héroïque chrétien
Aymerillot
Charlemagne, empereur‖ à la barbe fleurie,Revient d'Espagne ; il a‖ le cœur triste, il s'écrie :— Roncevaux ! Roncevaux !‖ ô traître Ganelon !Car son neveu Roland‖ est mort dans ce vallonAvec les douze pairs‖ et toute son armée.Le laboureur des monts‖ qui vit sous la raméeEst rentré chez lui, grave‖ et calme, avec son chien ;Il a baisé sa femme‖ au front et dit : C'est bien.Il a lavé sa trompe‖ et son arc aux fontaines ;Et les os des héros‖ blanchissent dans les plaines.
Le bon roi Charle est plein‖ de douleur et d'ennui ;Son cheval syrien‖ est triste comme lui.Il pleure ; l'empereur‖ pleure de la souffranceD'avoir perdu ses preux,‖ ses douze pairs de France,Ses meilleurs chevaliers‖ qui n'étaient jamais las,Et son neveu Roland,‖ et la bataille, hélas !Et surtout de songer,‖ lui, vainqueur des Espagnes,Qu'on fera des chansons‖ dans toutes ces montagnesSur ses guerriers tombés‖ devant des paysans,Et qu'on en parlera‖ plus de quatre cents ans !
Cependant il chemine ;‖ au bout de trois journéesIl arrive au sommet‖ des hautes Pyrénées.Là, dans l'espace immense‖ il regarde en rêvant ;Et sur une montagne,‖ au loin, et bien avantDans les terres, il voit‖ une ville très forte,Ceinte de murs avec‖ deux tours à chaque porte.Elle offre à qui la voit‖ ainsi dans le lointainTrente maîtresses tours‖ avec des toits d'étain,Et des mâchicoulis‖ de forme sarrasineEncor tout ruisselants‖ de poix et de résine.Au centre est un donjon‖ si beau, qu'en véritéOn ne le peindrait pas‖ dans tout un jour d'été.Ses créneaux sont scellés‖ de plomb, chaque embrasureCache un archer dont l'œil‖ toujours guette et mesure,Ses gargouilles font peur,‖ à son faîte vermeilRayonne un diamant‖ gros comme le soleil,Qu'on ne peut regarder‖ fixement de trois lieues.
Sur la gauche est la mer‖ aux grandes ondes bleues,Qui jusqu'à cette ville‖ apporte ses dromons.
Charle, en voyant ces tours,‖ tressaille sur les monts.
— Mon sage conseiller,‖ Naymes, duc de Bavière,Quelle est cette cité‖ près de cette rivière ?Qui la tient la peut dire‖ unique sous les cieux.Or, je suis triste, et c'est‖ le cas d'être joyeux.Oui, dussé-je rester‖ quatorze ans dans ces plaines,O gens de guerre, archers,‖ compagnons, capitaines,Mes enfants ! mes lions !‖ saint Denis m'est témoinQue j'aurai cette ville‖ avant d'aller plus loin ! —
Le vieux Naymes frissonne‖ à ce qu'il vient d'entendre.
— Alors, achetez-la,‖ car nul ne peut la prendre.Elle a pour se défendre,‖ outre ses béarnais,Vingt mille turcs ayant‖ chacun double harnais.Quant à nous, autrefois,‖ c'est vrai, nous triomphâmes ;Mais, aujourd'hui, vos preux‖ ne valent pas des femmes,Ils sont tous harassés‖ et du gîte envieuxEt je suis le moins las,‖ moi qui suis le plus vieux.Sire, je parle franc‖ et je ne farde guère.D'ailleurs, nous n'avons point‖ de machines de guerre ;Les chevaux sont rendus,‖ les gens rassasiés ;Je trouve qu'il est temps‖ que vous vous reposiez,Et je dis qu'il faut être‖ aussi fou que vous l'êtesPour attaquer ces tours‖ avec des arbalètes.
L'empereur répondit‖ au duc avec bonté :— Duc, tu ne m'as pas dit‖ le nom de la cité ?
— On peut bien oublier‖ quelque chose à mon âge.Mais, sire, ayez pitié‖ de votre baronnage ;Nous voulons nos foyers,‖ nos logis, nos amours.C'est ne jouir jamais‖ que conquérir toujours.Nous venons d'attaquer‖ bien des provinces, sire,Et nous en avons pris‖ de quoi doubler l'empire.Ces assiégés riraient‖ de vous du haut des tours.Ils ont, pour recevoir‖ sûrement des secours,Si quelque insensé vient‖ heurter leurs citadelles,Trois souterrains creusés‖ par les turcs infidèles,Et qui vont, le premier,‖ dans le val de Bastan,Le second, à Bordeaux,‖ le dernier, chez Satan.
L'empereur, souriant,‖ reprit d'un air tranquille :— Duc, tu ne m'as pas dit‖ le nom de cette ville ?— C’est Narbonne.— Narbonne est belle, dit le roi,Et je l'aurai ; je n'ai‖ jamais vu, sur ma foi,Ces belles filles-là‖ sans leur rire au passage,Et me piquer un peu‖ les doigts à leur corsage. —
Alors, voyant passer‖ un comte de haut lieu,Et qu'on appelait Dreus‖ de Montdidier. — Pardieu !Comte, ce bon duc Nayme‖ expire de vieillesse !Mais vous, ami, prenez‖ Narbonne, et je vous laisseTout le pays d'ici‖ jusques à Montpellier ;Car vous êtes le fils‖ d'un gentil chevalier ;Votre oncle, que j'estime,‖ était abbé de Chelles ;Vous-même êtes vaillant ;‖ donc, beau sire, aux échelles !L’assaut !— Sire empereur, répondit Montdidier,Je ne suis désormais‖ bon qu'à congédier ;J'ai trop porté haubert,‖ maillot, casque et salade ;J'ai besoin de mon lit,‖ car je suis fort malade ;J'ai la fièvre ; un ulcère‖ aux jambes m'est venu ;Et voilà plus d'un an‖ que je n'ai couché nu.Gardez tout ce pays,‖ car je n'en ai que faire.
L'empereur ne montra‖ ni trouble ni colère.Il chercha du regard‖ Hugo de CotentinCe seigneur était brave‖ et comte palatin.
— Hugues, dit-il, je suis‖ aise de vous apprendreQue Narbonne est à vous ;‖ vous n'avez qu'à la prendre.
Hugo de Cotentin‖ salua l'empereur.
— Sire c'est un manant‖ heureux qu'un laboureur !Le drôle gratte un peu‖ la terre brune ou rouge,Et, quand sa tâche est faite,‖ il rentre dans son bouge.Moi, j'ai vaincu Tryphon,‖ Thessalus, Gaïffer ;Par le chaud, par le froid,‖ je suis vêtu de fer ;Au point du jour, j'entends‖ le clairon pour antienne ;Je n'ai plus à ma selle‖ une boucle qui tienne ;Voilà longtemps que j'ai‖ pour unique destinDe m'endormir fort tard‖ pour m'éveiller matin,De recevoir des coups‖ pour vous et pour les vôtres.Je suis très fatigué.‖ Donnez Narbonne à d'autres.
Le roi laissa tomber‖ sa tête sur son sein.Chacun songeait, poussant‖ du coude son voisin.Pourtant Charle, appelant‖ Richer de Normandie :— Vous êtes grand seigneur‖ et de race hardie,Duc ; ne voudrez-vous pas‖ prendre Narbonne un peu ?
— Empereur, je suis duc‖ par la grâce de Dieu.Ces aventures-là‖ vont aux gens de fortune.Quand on a ma duché,‖ roi Charle, on n'en veut qu'une.L'empereur se tourna‖ vers le comte de Gand.
— Tu mis jadis à bas‖ Maugiron le brigand.Le jour où tu naquis‖ sur la plage marine,L'audace avec le souffle‖ entra dans ta poitrine ;Bavon, ta mère était‖ de fort bonne maison ;Jamais on ne t'a fait‖ choir que par trahison ;Ton âme après la chute‖ était encor meilleure.Je me rappellerai‖ jusqu'à ma dernière heureL'air joyeux qui parut‖ dans ton œil hasardeux,Un jour que nous étions‖ en marche seuls tous deux,Et que nous entendions‖ dans les plaines voisinesLe cliquetis confus‖ des lances sarrasines.Le péril fut toujours‖ de toi bien accueilli,Comte ; eh bien ! prends Narbonne‖ et je t'en fais bailli.
— Sire, dit le gantois,‖ je voudrais être en Flandre.J'ai faim, mes gens ont faim ;‖ nous venons d'entreprendreUne guerre à travers‖ un pays endiablé ;Nous y mangions, au lieu‖ de farine de blé,Des rats et des souris,‖ et, pour toutes ribotes,Nous avons dévoré‖ beaucoup de vieilles bottes.Et puis votre soleil‖ d'Espagne m'a hâléTellement, que je suis‖ tout noir et tout brûlé ;Et, quand je reviendrai‖ de ce ciel insalubreDans ma ville de Gand‖ avec ce front lugubre,Ma femme, qui déjà‖ peut-être a quelque amant,Me prendra pour un maure‖ et non pour un flamand !J'ai hâte d'aller voir‖ là-bas ce qui se passe.Quand vous me donneriez,‖ pour prendre cette place,Tout l'or de Salomon‖ et tout l'or de Pépin,Non ! je m'en vais en Flandre,‖ où l'on mange du pain.
— Ces bons flamands, dit Charle,‖ il faut que cela mange.Il reprit :— Çà, je suis stupide. Il est étrangeQue je cherche un preneur‖ de ville, ayant iciMon vieil oiseau de proie,‖ Eustache de Nancy.Eustache, à moi ! Tu vois,‖ cette Narbonne est rude ;Elle a trente châteaux,‖ trois fossés, et l'air prude ;A chaque porte un camp,‖ et, pardieu ! j'oubliais,Là-bas, six grosses tours‖ en pierre de liais.Ces douves-là nous font‖ parfois si triste mineQu'il faut recommencer‖ à l'heure où l'on termine,Et que, la ville prise,‖ on échoue au donjon.Mais qu’importe ! es-tu pas le grand aigle ?— Un pigeon,Un moineau, dit Eustache,‖ un pinson dans la haie !Roi, je me sauve au nid.‖ Mes gens veulent leur paie ;Or, je n'ai pas le sou ;‖ sur ce, pas un garçonQui me fasse crédit‖ d'un coup d'estramaçon ;Leurs yeux me donneront‖ à peine une étincellePar sequin qu'ils verront‖ sortir de l'escarcelle.Tas de gueux ! Quant à moi,‖ je suis très ennuyé ;Mon vieux poing tout sanglant‖ n'est jamais essuyé ;Je suis moulu. Car, sire,‖ on s'échine à la guerre ;On arrive à haïr‖ ce qu'on aimait naguère,Le danger qu'on voyait‖ tout rose, on le voit noir ;On s'use, on se disloque,‖ on finit par avoirLa goutte aux reins, l'entorse‖ aux pieds, aux mains l'ampoule,Si bien, qu'étant parti‖ vautour, on revient poule.Je désire un bonnet‖ de nuit. Foin du cimier !J'ai tant de gloire, ô roi,‖ que j'aspire au fumier.
Le bon cheval du roi‖ frappait du pied la terreComme s'il comprenait ;‖ sur le mont solitaireLes nuages passaient.‖ Gérard de RoussillonÉtait à quelques pas‖ avec son bataillon ;Charlemagne en riant vint à lui.— Vaillant homme,Vous êtes dur et fort‖ comme un romain de Rome ;Vous empoignez le pieu‖ sans regarder aux clous ;Gentilhomme de bien,‖ cette ville est à vous ! —
Gérard de Roussillon‖ regarda d'un air sombreSon vieux gilet de fer‖ rouillé, le petit nombreDe ses soldats marchant‖ tristement devant eux,Sa bannière trouée‖ et son cheval boiteux.
— Tu rêves, dit le roi,‖ comme un clerc en Sorbonne.Faut-il donc tant songer‖ pour accepter Narbonne ?
— Roi, dit Gérard, merci,‖ j'ai des terres ailleurs. —
Voilà comme parlaient‖ tous ces fiers batailleursPendant que les torrents‖ mugissaient sous les chênes.
L'empereur fit le tour‖ de tous ses capitaines ;Il appela les plus‖ hardis, les plus fougueux,Eudes, roi de Bourgogne,‖ Albert de Périgueux,Samo, que la légende‖ aujourd'hui divinise,Garin, qui, se trouvant‖ un beau jour à Venise,Emporta sur son dos‖ le lion de Saint-Marc,Ernaut de Bauléande,‖ Ogier de Danemark,Roger, enfin, grande âme‖ au péril toujours prête.Ils refusèrent tous.Alors, levant la tête,Se dressant tout debout‖ sur ses grands étriers,Tirant sa large épée‖ aux éclairs meurtriers,Avec un âpre accent‖ plein de sourdes huées,Pâle, effrayant, pareil‖ à l'aigle des nuées,Terrassant du regard‖ son camp épouvanté,L'invincible empereur‖ s'écria : — Lâcheté !O comtes palatins‖ tombés dans ces vallées,O géants qu'on voyait‖ debout dans les mêlées,Devant qui Satan même‖ aurait crié merci,Olivier et Roland,‖ que n'êtes-vous ici !Si vous étiez vivants,‖ vous prendriez Narbonne,Paladins ! vous, du moins,‖ votre épée était bonne,Votre cœur était haut,‖ vous ne marchandiez pas !Vous alliez en avant‖ sans compter tous vos pas !O compagnons couchés‖ dans la tombe profonde,Si vous étiez vivants,‖ nous prendrions le monde !Grand Dieu ! que voulez-vous‖ que je fasse à présent ?Mes yeux cherchent en vain‖ un brave au cœur puissantEt vont, tout effrayés‖ de nos immenses tâches,De ceux-là qui sont morts‖ à ceux-ci qui sont lâches !Je ne sais point comment‖ on porte des affronts !Je les jette à mes pieds,‖ je n'en veux pas ! Barons,Vous qui m'avez suivi‖ jusqu'à cette montagne,Normands, lorrains, marquis‖ des marches d'Allemagne,Poitevins, bourguignons,‖ gens du pays Pisan,Bretons, picards, flamands,‖ français, allez-vous-en !Guerriers, allez-vous-en‖ d'auprès de ma personne,Des camps où l'on entend‖ mon noir clairon qui sonne ;Rentrez dans vos logis,‖ allez-vous-en chez vous,Allez-vous-en d'ici,‖ car je vous chasse tous !Je ne veux plus de vous !‖ Retournez chez vos femmes !Allez vivre cachés,‖ prudents, contents, infâmes !C'est ainsi qu'on arrive‖ à l'âge d'un aïeul.Pour moi, j'assiégerai‖ Narbonne à moi tout seul.Je reste ici rempli‖ de joie et d'espérance !Et, quand vous serez tous‖ dans notre douce France,O vainqueurs des saxons‖ et des aragonais !Quand vous vous chaufferez‖ les pieds à vos chenets,Tournant le dos aux jours‖ de guerres et d'alarmes,Si l'on vous dit, songeant‖ à tous vos grands faits d'armesQui remplirent longtemps‖ la terre de terreur :— Mais où donc avez-vous‖ quitté votre empereur ?Vous répondrez, baissant‖ les yeux vers la muraille :— Nous nous sommes enfuis‖ le jour d'une bataille,Si vite et si tremblants‖ et d'un pas si presséQue nous ne savons plus‖ où nous l'avons laissé ! —
Ainsi Charles de France‖ appelé Charlemagne,Exarque de Ravenne,‖ empereur d'Allemagne,Parlait dans la montagne‖ avec sa grande voix ;Et les pâtres lointains,‖ épars au fond des bois,Croyaient en l'entendant‖ que c'était le tonnerre.
Les barons consternés‖ fixaient leurs yeux à terre.Soudain, comme chacun‖ demeurait interdit,Un jeune homme bien fait‖ sortit des rangs et dit :
— Que monsieur saint Denis‖ garde le roi de France !
L'empereur fut surpris‖ de ce ton d'assurance.Il regarda celui‖ qui s'avançait, et vit,Comme le roi Saül‖ lorsque apparut David,Une espèce d'enfant‖ au teint rose, aux mains blanches,Que d'abord les soudards‖ dont l'estoc bat les hanchesPrirent pour une fille‖ habillée en garçon,Doux, frêle, confiant,‖ serein, sans écussonEt sans panache, ayant,‖ sous ses habits de serge,L'air grave d'un gendarme‖ et l'air froid d'une vierge.
— Toi, que veux-tu, dit Charle,‖ et qu'est-ce qui t'émeut ?— Je viens vous demander‖ ce dont pas un ne veut,L'honneur d'être, ô mon roi,‖ si Dieu ne m'abandonne,L'homme dont on dira :‖ C'est lui qui prit Narbonne.
L'enfant parlait ainsi‖ d'un air de loyauté,Regardant tout le monde‖ avec simplicité.
Le gantois, dont le front‖ se relevait très vite,Se mit à rire, et dit‖ aux reîtres de sa suite :— Hé ! c'est Aymerillot,‖ le petit compagnon.
— Aymerillot, reprit‖ le roi, dis-nous ton nom.
— Aymery. Je suis pauvre‖ autant qu'un pauvre moine.J'ai vingt ans, je n'ai point‖ de paille et point d'avoine,Je sais lire en latin,‖ et je suis bachelier.Voilà tout, sire. Il plut‖ au sort de m'oublierLorsqu'il distribua‖ les fiefs héréditaires.Deux liards couvriraient‖ fort bien toutes mes terres,Mais tout le grand ciel bleu‖ n'emplirait pas mon cœur.J'entrerai dans Narbonne‖ et je serai vainqueur.Après, je châtierai‖ les railleurs, s'il en reste.
Charles, plus rayonnant‖ que l'archange céleste,S’écria :— Tu seras, pour ce propos hautain,Aymery de Narbonne‖ et comte palatin,Et l'on te parlera‖ d'une façon civile,Va, fils !Le lendemain Aymery prit la ville.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 147((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a fleurie / s'écrie féminine, classiqueb Ganelon / vallon masculine, classiquec armée / ramée féminine, classiqued chien / bien masculine, classiquee fontaines / plaines féminine, classiquea d'ennui / lui masculine, classiqueb souffrance / France féminine, classiquec las / hélas masculine, classiqued Espagnes / montagnes féminine, classiquee paysans / ans masculine, classiquea journées / Pyrénées féminine, classiqueb rêvant / avant masculine, classiquec forte / porte féminine, classiqued lointain / d'étain masculine, classiquee sarrasine / résine féminine, classiquef vérité / d'été masculine, classiqueg embrasure / mesure féminine, classiqueh vermeil / soleil masculine, classiquei lieues / bleues féminine, classiqueb dromons / monts masculine, classiquea Bavière / rivière féminine, classiqueb cieux / joyeux masculine, classiquec plaines / capitaines féminine, classiqued témoin / loin masculine, classiquea d'entendre / prendre féminine, classiqueb béarnais / harnais masculine, classiquec triomphâmes / femmes féminine, classiqued envieux / vieux masculine, classiquee guère / guerre féminine, classiquef rassasiés / reposiez masculine, classiqueg l'êtes / arbalètes féminine, classiquea bonté / cité masculine, classiquea âge / baronnage féminine, classiqueb amours / toujours masculine, classiquec sire / l'empire féminine, classiqued tours / secours masculine, classiquee citadelles / infidèles féminine, classiquef Bastan / Satan masculine, classiquea tranquille / ville féminine, classiqueb Narbonne / roi / foi masculine, classiquec passage / corsage féminine, classiquea lieu / Pardieu masculine, classiqueb vieillesse / laisse féminine, classiquec Montpellier / chevalier masculine, classiqued Chelles / échelles féminine, classiquee L’assaut / Montdidier / congédier masculine, classiquef salade / malade féminine, classiqueg venu / nu masculine, classiqueh faire / colère féminine, classiqueb Cotentin / palatin masculine, classiquea apprendre / prendre féminine, classiquea l'empereur / laboureur masculine, classiqueb rouge / bouge féminine, classiquec Gaïffer / fer masculine, classiqued antienne / tienne féminine, équivalentee destin / matin masculine, classiquef vôtres / d'autres féminine, classiquea sein / voisin masculine, classiqueb Normandie / hardie féminine, classiquec peu / Dieu masculine, classiqueb fortune / qu'une féminine, classiquec Gand / brigand masculine, classiqueb marine / poitrine féminine, classiquec maison / trahison masculine, classiqued meilleure / heure féminine, classiquee hasardeux / deux masculine, classiquef voisines / sarrasines féminine, classiqueg accueilli / bailli masculine, classiquea Flandre / d'entreprendre féminine, classiqueb endiablé / blé masculine, classiquec ribotes / bottes féminine, classiqued hâlé / brûlé masculine, classiquee insalubre / lugubre féminine, classiquef amant / flamand masculine, classiqueg passe / place féminine, classiqueh Pépin / pain masculine, classiquea mange / reprit / étrange féminine, classiqueb ici / Nancy masculine, classiquec rude / prude féminine, classiqued j'oubliais / liais masculine, classiquee mine / termine féminine, classiquef donjon / aigle / pigeon masculine, classiqueg haie / paie féminine, classiqueh garçon / d'estramaçon masculine, classiquei étincelle / l'escarcelle féminine, classiquej ennuyé / essuyé masculine, classiquek guerre / naguère féminine, classiquel noir / avoir masculine, classiquem l'ampoule / poule féminine, classiquen cimier / fumier masculine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb Roussillon / bataillon masculine, classiquec lui / homme / Rome féminine, classiqued clous / vous masculine, classiquea sombre / nombre féminine, classiqueb eux / boiteux masculine, classiquea Sorbonne / Narbonne féminine, classiquea ailleurs / batailleurs masculine, classiqueb chênes / capitaines féminine, classiqueb fougueux / Périgueux masculine, classiquec divinise / Venise féminine, classiqued Saint-Marc / Danemark masculine, classiquee prête / tous / tête féminine, classiquef étriers / meurtriers masculine, classiqueg huées / nuées féminine, classiqueh épouvanté / Lâcheté masculine, classiquei vallées / mêlées féminine, classiquej merci / ici masculine, classiquek Narbonne / bonne féminine, classiquel pas masculine, classiquem profonde / monde féminine, classiquen présent / puissant masculine, classiqueo tâches / lâches féminine, classiquep affronts / Barons masculine, classiqueq montagne / d'Allemagne féminine, classiquer Pisan / allez-vous-en masculine, classiques personne / sonne féminine, classiquet vous / tous masculine, classiqueu femmes / infâmes féminine, classiquev aïeul / seul masculine, classiquew d'espérance / France féminine, classiquex aragonais / chenets masculine, classiquey d'alarmes / d'armes féminine, classiquez terreur / empereur masculine, classiquea muraille / bataille féminine, classiqueb pressé / laissé masculine, classiquea Charlemagne / d'Allemagne féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquec tonnerre / terre féminine, classiqueb interdit / dit masculine, classiquea France / d'assurance féminine, classiqueb vit / David masculine, classiquec blanches / hanches féminine, classiqued garçon / écusson masculine, classiquee serge / vierge féminine, classiquea t'émeut / veut masculine, classiqueb m'abandonne / Narbonne féminine, classiquea loyauté / simplicité masculine, classiquea vite / suite féminine, classiqueb compagnon / nom masculine, classiquea moine / d'avoine féminine, classiqueb bachelier / m'oublier masculine, classiquec héréditaires / terres féminine, classiqued cœur / vainqueur masculine, classiquee reste / céleste féminine, classiqueb S’écria / hautain / palatin masculine, classiquec civile / fils / ville féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
302 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources