La légende des siècles, 1859· XIII Maintenant
Les Pauvres Gens
I
Il est nuit. La cabane‖ est pauvre, mais bien close.Le logis est plein d'ombre,‖ et l'on sent quelque choseQui rayonne à travers‖ ce crépuscule obscur.Des filets de pêcheur‖ sont accrochés au mur.Au fond, dans l'encoignure‖ ou quelque humble vaisselleAux planches d'un bahut‖ vaguement étincelle,On distingue un grand lit‖ aux longs rideaux tombants.Tout près, un matelas‖ s'étend sur de vieux bancs,Et cinq petits enfants,‖ nid d'âmes, y sommeillent.La haute cheminée‖ où quelques flammes veillentRougit le plafond sombre,‖ et, le front sur le lit,Une femme à genoux‖ prie, et songe et pâlit.C'est la mère. Elle est seule.‖ Et dehors, blanc d'écume,Au ciel, aux vents, aux rocs,‖ à la nuit, à la brume,Le sinistre océan‖ jette son noir sanglot.
II
L'homme est en mer. Depuis‖ l'enfance matelot,Il livre au hasard sombre‖ une rude bataille.Pluie ou bourrasque, il faut‖ qu'il sorte, il faut qu'il aille,Car les petits enfants‖ ont faim. Il part le soir,Quand l'eau profonde monte‖ aux marches du musoir.Il gouverne à lui seul‖ sa barque à quatre voiles.La femme est au logis,‖ cousant les vieilles toiles.Remmaillant les filets,‖ préparant l'hameçon,Surveillant l'âtre où bout‖ la soupe de poisson,Puis priant Dieu sitôt‖ que les cinq enfants dorment.Lui seul, battu des flots‖ qui toujours se reforment,Il s'en va dans l'abîme‖ et s'en va dans la nuit.Dur labeur ! tout est noir,‖ tout est froid ; rien ne luit.Dans les brisants, parmi‖ les lames en démence,L'endroit bon à la pêche,‖ et, sur la mer immense,Le lieu mobile, obscur,‖ capricieux, changeant,Où se plaît le poisson‖ aux nageoires d'argent,Ce n'est qu'un point ; c'est grand‖ deux fois comme la chambre.Or, la nuit, dans l'ondée‖ et la brume, en décembre,Pour rencontrer ce point‖ sur le désert mouvant,Comme il faut calculer‖ la marée et le vent !Comme il faut combiner‖ sûrement les manœuvres !Les flots le long du bord‖ glissent, vertes couleuvres ;Le gouffre roule et tord‖ ses plis démesurésEt fait râler d'horreur‖ les agrès effarés.Lui songe à sa Jeannie,‖ au sein des mers glacées,Et Jeannie en pleurant‖ l'appelle ; et leurs penséesSe croisent dans la nuit,‖ divins oiseaux du cœur.
III
Elle prie, et la mauve‖ au cri rauque et moqueurL'importune, et, parmi‖ les écueils en décombres,L'océan l'épouvante,‖ et toutes sortes d'ombresPassent dans son esprit,‖ la mer, les matelotsEmportés à travers‖ la colère des flots.Et dans sa gaine, ainsi‖ que le sang dans l'artère,La froide horloge bat,‖ jetant dans le mystère,Goutte à goutte, le temps,‖ saisons, printemps, hivers ;Et chaque battement,‖ dans l'énorme univers,Ouvre aux âmes, essaims‖ d'autours et de colombes,D'un côté les berceaux‖ et de l'autre les tombes.
Elle songe, elle rêve,‖ — et tant de pauvreté !Ses petits vont pieds nus‖ l'hiver comme l'été.Pas de pain de froment.‖ On mange du pain d'orge.— O Dieu ! le vent rugit‖ comme un soufflet de forge,La côte fait le bruit‖ d'une enclume, on croit voirLes constellations‖ fuir dans l'ouragan noirComme les tourbillons‖ d'étincelles de l'âtre.C'est l'heure où, gai danseur,‖ minuit rit et folâtreSous le loup de satin‖ qu'illuminent ses yeux,Et c'est l'heure où minuit,‖ brigand mystérieux,Voilé d'ombre et de pluie‖ et le front dans la bise,Prend un pauvre marin‖ frissonnant et le briseAux rochers monstrueux‖ apparus brusquement. —Horreur ! l'homme dont l'onde‖ éteint le hurlement,Sent fondre et s'enfoncer‖ le bâtiment qui plonge ;Il sent s'ouvrir sous lui‖ l'ombre et l'abîme, et songeAu vieil anneau de fer‖ du quai plein de soleil !
Ces mornes visions‖ troublent son cœur, pareilA la nuit. Elle tremble et pleure.
IV
O pauvres femmesDe pêcheurs ! c'est affreux‖ de se dire : Mes âmes,Père, amant, frères, fils,‖ tout ce que j'ai de cher,C'est là, dans ce chaos !‖ mon cœur, mon sang, ma chair ! —Ciel ! être en proie aux flots,‖ c'est être en proie aux bêtes.Oh ! songer que l'eau joue‖ avec toutes ces têtes,Depuis le mousse enfant‖ jusqu'au mari patron,Et que le vent hagard,‖ soufflant dans son clairon,Dénoue au-dessus d'eux‖ sa longue et folle tresseEt que peut-être ils sont‖ à cette heure en détresse,Et qu'on ne sait jamais‖ au juste ce qu'ils font,Et que pour tenir tête‖ à cette mer sans fond,A tous ces gouffres d'ombre‖ où ne luit nulle étoile,Ils n'ont qu'un bout de planche‖ avec un bout de toile !Souci lugubre ! on court‖ à travers les galets.Le flot monte, on lui parle,‖ on crie : Oh ! rends-nous-les !Mais, hélas ! que veut-on‖ que dise à la penséeToujours sombre la mer‖ toujours bouleversée
Jeannie est bien plus triste‖ encor. Son homme est seul !Seul dans cette âpre nuit !‖ seul sous ce noir linceul !Pas d'aide. Ses enfants‖ sont trop petits. — O mère !Tu dis : S'ils étaient grands !‖ leur père est seul ! — Chimère !Plus tard, quand ils seront‖ près du père et partis,Tu diras en pleurant :‖ Oh ! s'ils étaient petits !
V
Elle prend sa lanterne‖ et sa cape. — C'est l'heureD'aller voir s'il revient,‖ si la mer est meilleure,S'il fait jour, si la flamme‖ est au mât du signal.Allons ! — Et la voilà‖ qui part. L'air matinalNe souffle pas encor.‖ Rien. Pas de ligne blancheDans l'espace où le flot‖ des ténèbres s'épanche.Il pleut. Rien n'est plus noir‖ que la pluie au matin ;On dirait que le jour‖ tremble et doute, incertain,Et qu'ainsi que l'enfant‖ l'aube pleure de naître.Elle va. L'on ne voit‖ luire aucune fenêtre.
Tout à coup à ses yeux‖ qui cherchent le chemin,Avec je ne sais quoi‖ de lugubre et d'humainUne sombre masure‖ apparaît décrépite ;Ni lumière, ni feu ;‖ la porte au vent palpite ;Sur les murs vermoulus‖ branle un toit hasardeux ;La bise sur ce toit‖ tord des chaumes hideux,Jaunes, sales, pareils‖ aux grosses eaux d'un fleuve.
— Tiens ! je ne pensais plus‖ à cette pauvre veuve,Dit-elle ; mon mari,‖ l'autre jour, la trouvaMalade et seule ; il faut‖ voir comment elle va.
Elle frappe à la porte,‖ elle écoute ; personneNe répond. Et Jeannie‖ au vent de mer frissonne.— Malade ! Et ses enfants !‖ comme c'est mal nourri !Elle n'en a que deux,‖ mais elle est sans mari. —Puis, elle frappe encore.‖ Hé ! voisine ! Elle appelle.Et la maison se tait‖ toujours. — Ah ! Dieu ! dit-elle,Comme elle dort, qu'il faut‖ l'appeler si longtemps ! —La porte, cette fois,‖ comme si, par instants,Les objets étaient pris‖ d'une pitié suprême,Morne, tourna dans l'ombre‖ et s'ouvrit d'elle-même.
VI
Elle entra. Sa lanterne‖ éclaira le dedansDu noir logis muet‖ au bord des flots grondants.L'eau tombait du plafond‖ comme des trous d'un crible.
Au fond était couchée‖ une forme terrible ;Une femme immobile‖ et renversée, ayantLes pieds nus, le regard‖ obscur, l'air effrayant ;Un cadavre ; — autrefois,‖ mère joyeuse et forte ; —Le spectre échevelé‖ de la misère morte ;Ce qui reste du pauvre‖ après un long combat.Elle laissait, parmi‖ la paille du grabat,Son bras livide et froid‖ et sa main déjà vertePendre, et l'horreur sortait‖ de cette bouche ouverteD'où l'âme en s'enfuyant,‖ sinistre, avait jetéCe grand cri de la mort‖ qu'entend l'éternité !
Près du lit où gisait‖ la mère de famille,Deux tout petits enfants,‖ le garçon et la fille,Dans le même berceau‖ souriaient endormis.
La mère, se sentant‖ mourir, leur avait misSa mante sur les pieds‖ et sur le corps sa robe,Afin que, dans cette ombre‖ où la mort nous dérobe,Ils ne sentissent plus‖ la tiédeur qui décroît,Et pour qu'ils eussent chaud‖ pendant qu'elle aurait froid.
VII
Comme ils dorment tous deux‖ dans le berceau qui tremble !Leur haleine est paisible‖ et leur front calme. Il sembleQue rien n'éveillerait‖ ces orphelins dormant,Pas même le clairon‖ du dernier jugement ;Car, étant innocents,‖ ils n'ont pas peur du juge.
Et la pluie au dehors‖ gronde comme un déluge.Du vieux toit crevassé,‖ d'où la rafale sort,Une goutte parfois‖ tombe sur ce front mort,Glisse sur cette joue‖ et devient une larme.La vague sonne ainsi‖ qu'une cloche d'alarme.La morte écoute l'ombre‖ avec stupidité.Car le corps, quand l'esprit‖ radieux l'a quitté,A l'air de chercher l'âme‖ et de rappeler l'ange ;Il semble qu'on entend‖ ce dialogue étrangeEntre la bouche pâle‖ et l'œil triste et hagard :— Qu'as-tu fait de ton souffle ?‖ — Et toi, de ton regard ?
Hélas ! aimez, vivez,‖ cueillez les primevères,Dansez, riez, brûlez‖ vos cœurs, videz vos verres.Comme au sombre océan‖ arrive tout ruisseau,Le sort donne pour but‖ au festin, au berceau,Aux mères adorant‖ l'enfance épanouie,Aux baisers de la chair‖ dont l'âme est éblouie,Aux chansons, au sourire,‖ à l'amour frais et beau,Le refroidissement‖ lugubre du tombeau !
VIII
Qu'est-ce donc que Jeannie‖ a fait chez cette morte ?Sous sa cape aux longs plis‖ qu'est-ce donc qu'elle emporteQu'est-ce donc que Jeanine‖ emporte en s'en allant ?Pourquoi son cœur bat-il ?‖ Pourquoi son pas tremblantSe hâte-t-il ainsi ?‖ D'où vient qu'en la ruelleElle court, sans oser‖ regarder derrière elle ?Qu'est-ce donc qu'elle cache‖ avec un air troubléDans l'ombre, sur son lit ?‖ Qu'a-t-elle donc volé ?
IX
Quand elle fut rentrée‖ au logis, la falaiseBlanchissait ; près du lit‖ elle prit une chaiseEt s’assit toute pâle ; on eût dit qu’elle avaitUn remords, et son front tomba sur le chevet,Et, par instants, à mots‖ entrecoupés, sa boucheParlait pendant qu'au loin‖ grondait la mer farouche.
— Mon pauvre homme ! ah ! mon Dieu !‖ que va-t-il dire ? Il aDéjà tant de souci !‖ Qu'est-ce que j'ai fait là ?Cinq enfants sur les bras !‖ ce père qui travaille !Il n'avait pas assez‖ de peine ; il faut que j'ailleLui donner celle-là‖ de plus. — C'est lui ? — Non. Rien.— J'ai mal fait. — S'il me bat,‖ je dirai : Tu fais bien.— Est-ce lui ? — Non. — Tant mieux.‖ — La porte bouge commeSi l'on entrait. — Mais non.‖ — Voilà-t-il pas, pauvre homme,Que j'ai peur de le voir‖ rentrer, moi, maintenant ! —Puis elle demeura‖ pensive et frissonnant,S'enfonçant par degrés‖ dans son angoisse intime,Perdue en son souci‖ comme dans un abîme,N'entendant même plus‖ les bruits extérieurs,Les cormorans qui vont‖ comme de noirs crieurs,Et l'onde et la marée‖ et le vent en colère.La porte tout à coup‖ s'ouvrit, bruyante et claire,Et fit dans la cabane‖ entrer un rayon blanc ;Et le pêcheur, traînant‖ son filet ruisselant,Joyeux, parut au seuil,‖ et dit : C'est la marine !
X
— C'est toi ! cria Jeannie,‖ et contre sa poitrineElle prit son mari‖ comme on prend un amant,Et lui baisa sa veste‖ avec emportement,Tandis que le marin‖ disait : — Me voici, femme !Et montrait sur son front‖ qu'éclairait l'âtre en flammeSon cœur bon et content‖ que Jeannie éclairait.— Je suis volé, dit-il ;‖ la mer, c'est la forêt.— Quel temps a-t-il fait ? — Dur.‖ — Et la pêche ? — Mauvaise.Mais, vois-tu, je t'embrasse‖ et me voilà bien aise.Je n'ai rien pris du tout.‖ J'ai troué mon filet.Le diable était caché‖ dans le vent qui soufflait.Quelle nuit ! Un moment,‖ dans tout ce tintamarre,J'ai cru que le bateau‖ se couchait, et l'amarreA cassé. Qu'as-tu fait,‖ toi, pendant ce temps-là ? —Jeannie eut un frisson‖ dans l'ombre et se troubla.Moi ? dit-elle. Ah ! mon Dieu !‖ rien, comme à l'ordinaire,J'ai cousu. J'écoutais‖ la mer comme un tonnerre,J'avais peur. — Oui, l'hiver‖ est dur, mais c'est égal. —Alors, tremblante ainsi‖ que ceux qui font le mal,Elle dit : — A propos,‖ notre voisine est morte.C'est hier qu'elle a dû‖ mourir, enfin, n'importe,Dans la soirée, après‖ que vous fûtes partis.Elle laisse ses deux‖ enfants, qui sont petits.L'un s'appelle Guillaume‖ et l'autre Madeleine ;L'un qui ne marche pas,‖ l'autre qui parle à peine.La pauvre bonne femme‖ était dans le besoin.
L'homme prit un air grave,‖ et, jetant dans un coinSon bonnet de forçat‖ mouillé par la tempête :— Diable ! diable ! dit-il‖ en se grattant la tête,Nous avions cinq enfants,‖ cela va faire sept.Déjà, dans la saison‖ mauvaise, on se passaitDe souper quelquefois.‖ Comment allons-nous faire ?Bah ! tant pis ! ce n'est pas‖ ma faute. C'est l'affaireDu bon Dieu. Ce sont là‖ des accidents profonds.Pourquoi donc a-t-il pris‖ leur mère à ces chiffons ?C'est gros comme le poing.‖ Ces choses-là sont rudes.Il faut pour les comprendre‖ avoir fait ses études.Si petits ! on ne peut‖ leur dire : Travaillez.Femme, va les chercher.‖ S'ils se sont réveillés,Ils doivent avoir peur‖ tout seuls avec la morte.C'est la mère, vois-tu,‖ qui frappe à notre porte ;Ouvrons aux deux enfants.‖ Nous les mêlerons tous,Cela nous grimpera‖ le soir sur les genoux.Ils vivront, ils seront‖ frère et sœur des cinq autres.Quand il verra qu'il faut‖ nourrir avec les nôtresCette petite fille‖ et ce petit garçon,Le bon Dieu nous fera‖ prendre plus de poisson.Moi, je boirai de l'eau,‖ je ferai double tâche,C'est dit. Va les chercher.‖ Mais qu'as-tu ? Ça te fâche ?D'ordinaire, tu cours‖ plus vite que cela.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 128((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a close / chose féminine, classiqueb obscur / mur masculine, classiquec vaisselle / étincelle féminine, classiqued tombants / bancs masculine, classiquee sommeillent / veillent féminine, classiquef lit / pâlit masculine, classiqueg d'écume / brume féminine, classiqueh sanglot / matelot masculine, classiqueb bataille / aille féminine, classiquec soir / musoir masculine, classiqued voiles / toiles féminine, classiquee l'hameçon / poisson masculine, classiquef dorment / reforment féminine, classiqueg nuit / luit masculine, classiqueh démence / immense féminine, classiquei changeant / d'argent masculine, classiquej chambre / décembre féminine, classiquek mouvant / vent masculine, classiquel manœuvres / couleuvres féminine, classiquem démesurés / effarés masculine, classiquen glacées / pensées féminine, classiqueo cœur / moqueur masculine, classiqueb décombres / d'ombres féminine, classiquec matelots / flots masculine, classiqued l'artère / mystère féminine, classiquee hivers / univers masculine, classiquef colombes / tombes féminine, classiquea pauvreté / l'été masculine, classiqueb d'orge / forge féminine, classiquec voir / noir masculine, classiqued l'âtre / folâtre féminine, classiquee yeux / mystérieux masculine, classiquef bise / brise féminine, classiqueg brusquement / hurlement masculine, classiqueh plonge / songe féminine, classiquei soleil / pareil masculine, classiquea pleure / femmes / âmes féminine, classiqueb cher / chair masculine, classiquec bêtes / têtes féminine, classiqued patron / clairon masculine, classiquee tresse / détresse féminine, classiquef font / fond masculine, classiqueg étoile / toile féminine, classiqueh galets / rends-nous-les masculine, classiquei pensée / bouleversée féminine, classiquea seul / linceul masculine, classiqueb mère / Chimère féminine, classiquec partis / petits masculine, classiquea l'heure / meilleure féminine, classiqueb signal / matinal masculine, classiquec blanche / s'épanche féminine, classiqued matin / incertain masculine, classiquee naître / fenêtre féminine, classiquea chemin / d'humain masculine, classiqueb décrépite / palpite féminine, classiquec hasardeux / hideux masculine, classiqued fleuve / veuve féminine, classiqueb trouva / va masculine, classiquea personne / frissonne féminine, classiqueb nourri / mari masculine, classiquec appelle / dit-elle féminine, classiqued longtemps / instants masculine, classiquee suprême / d'elle-même féminine, classiquea dedans / grondants masculine, classiqueb crible / terrible féminine, classiqueb ayant / effrayant masculine, classiquec forte / morte féminine, classiqued combat / grabat masculine, classiquee verte / ouverte féminine, classiquef jeté / l'éternité masculine, classiquea famille / fille féminine, classiqueb endormis / mis masculine, classiqueb robe / dérobe féminine, classiquec décroît / froid masculine, classiquea tremble / semble féminine, classiqueb dormant / jugement masculine, classiquec juge / déluge féminine, classiqueb sort / mort masculine, classiquec larme / d'alarme féminine, classiqued stupidité / quitté masculine, classiquee l'ange / étrange féminine, classiquef hagard / regard masculine, classiquea primevères / verres féminine, classiqueb ruisseau / berceau masculine, classiquec épanouie / éblouie féminine, classiqued beau / tombeau masculine, classiquea morte / emporte féminine, classiqueb allant / tremblant masculine, classiquec ruelle / elle féminine, classiqued troublé / volé masculine, classiquea falaise / chaise féminine, classiqueb avait / chevet masculine, classiquec bouche / farouche féminine, classiquea a / là masculine, classiqueb travaille / j'aille féminine, classiquec Rien / bien masculine, classiqued comme / homme féminine, classiquee maintenant / frissonnant masculine, classiquef intime / abîme féminine, classiqueg extérieurs / crieurs masculine, classiqueh colère / claire féminine, classiquei blanc / ruisselant masculine, classiquej marine / poitrine féminine, classiqueb amant / emportement masculine, classiquec femme / flamme féminine, classiqued éclairait / forêt masculine, classiquee Mauvaise / aise féminine, classiquef filet / soufflait masculine, classiqueg tintamarre / l'amarre féminine, classiqueh temps-là / troubla masculine, classiquei l'ordinaire / tonnerre féminine, classiquej égal / mal masculine, classiquek morte / n'importe féminine, classiquem Madeleine / peine féminine, classiquen besoin / coin masculine, classiqueb tempête / tête féminine, classiquec sept / passait masculine, classiqued faire / l'affaire féminine, classiquee profonds / chiffons masculine, classiquef rudes / études féminine, classiqueg Travaillez / réveillés masculine, classiqueh morte / porte féminine, classiquei tous / genoux masculine, classiquej autres / nôtres féminine, classiquek garçon / poisson masculine, classiquel tâche / fâche féminine, classiquem cela / voilà masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
257 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources