La légende des siècles, 1859· VI Les trônes d’orient
Sultan Mourad
I
Mourad, fils du sultan‖ Bajazet, fut un hommeGlorieux, plus qu'aucun‖ des Tibères de Rome ;Dans son sérail veillaient‖ les lions accroupis,Et Mourad en couvrit‖ de meurtres les tapis ;On y voyait blanchir‖ des os entre les dalles ;Un long fleuve de sang‖ de dessous ses sandalesSortait, et s'épandait‖ sur la terre, inondantL'orient, et fumant‖ dans l'ombre à l'occident ;Il fit un tel carnage‖ avec son cimeterreQue son cheval semblait‖ au monde une panthère ;Sous lui Smyrne et Tunis,‖ qui regretta ses beys,Furent comme des corps‖ qui pendent aux gibets ;Il fut sublime ; il prit,‖ mêlant la force aux ruses,Le Caucase aux kirghis‖ et le Liban aux druses ;Il fit, après l'assaut,‖ pendre les magistratsD'Ephèse, et rouer vifs‖ les prêtres de Patras ;Grâce à Mourad, suivi‖ des victoires rampantes,Le vautour essuyait‖ son bec fauve aux charpentesDu temple de Thésée‖ encor pleines de clous ;Grâce à lui, l'on voyait‖ dans Athènes des loups,Et la ronce couvrait‖ de sa verte tuniqueTous ces vieux pans de murs‖ écroulés, Salonique,Corinthe, Argos, Varna,‖ Tyr, Didymothicos,Où l'on n'entendait plus‖ parler que les échos ;Mourad fut saint ; il fit‖ étrangler ses huit frères ;Comme les deux derniers,‖ petits, cherchaient leurs mèresEt s'enfuyaient, avant‖ de les faire mourirTout autour de la chambre‖ il les laissa courir ;Mourad, parmi la foule‖ invitée à ses fêtes,Passait, le cangiar‖ à la main, et les têtesS'envolaient de son sabre‖ ainsi que des oiseaux ;Mourad, qui ruina‖ Delphe, Ancyre et Naxos,Comme on cueille un fruit mûr‖ tuait une province ;Il anéantissait‖ le peuple avec le prince,Les temples et les dieux,‖ les rois et les donjons ;L'eau n'a pas plus d'essaims‖ d'insectes dans ses joncsQu'il n'avait de rois morts‖ et de spectres épiquesVolant autour de lui‖ dans les forêts de piques ;Mourad, fils étoilé‖ de sultans triomphants,Ouvrit, l'un après l'autre‖ et vivants, douze enfantsPour trouver dans leur ventre‖ une pomme volée ;Mourad fut magnanime ;‖ il détruisit Élée,Mégare et Famagouste‖ avec l'aide d'Allah ;Il effaça de terre‖ Agrigente ; il brûlaFiume et Rhode, voulant‖ avoir des femmes blanches ;Il fit scier son oncle‖ Achmet entre deux planchesDe cèdre, afin de faire‖ honneur à ce vieillard ;Mourad fut sage et fort ;‖ son père mourut tard,Mourad l'aida ; ce père‖ avait laissé vingt femmes,Filles d'Europe ayant‖ dans leurs regards des âmes,Ou filles de Tiflis‖ au sein blanc, au teint clair ;Sultan Mourad jeta‖ ces femmes à la merDans des sacs convulsifs‖ que la houle profondeEmporta, se tordant‖ confusément dans l'onde ;Mourad les fit noyer‖ toutes ; ce fut sa loi ;Et quand quelque santon‖ lui demandait pourquoi,Il donnait pour raison :‖ « C'est qu'elles étaient grosses. »D'Aden et d'Erzeroum‖ il fit de larges fosses,Un charnier de Modon‖ vaincue, et trois amasDe cadavres d'Alep,‖ de Brousse et de Damas ;Un jour, tirant de l'arc,‖ il prit son fils pour cible,Et le tua ; Mourad‖ sultan fut invincible ;Vlad, boyard de Tarvis,‖ appelé Belzébuth,Refuse de payer‖ au sultan son tribut,Prend l'ambassade turque‖ et la fait périr touteSur trente pals, plantés‖ aux deux bords d'une route ;Mourad accourt, brûlant‖ moissons, granges, greniers,Bat le boyard, lui fait‖ vingt mille prisonniers,Puis, autour de l'immense‖ et noir champ de bataille,Bâtit un large mur‖ tout en pierre de taille,Et fait dans les créneaux,‖ pleins d'affreux cris plaintifs,Maçonner et murer‖ les vingt mille captifs,Laissant des trous par où‖ l'on voit leurs yeux dans l'ombre,Et part, après avoir‖ écrit sur leur mur sombre :« Mourad, tailleur de pierre,‖ à Vlad, planteur de pieux. »Mourad était croyant,‖ Mourad était pieux ;Il brûla cent couvents‖ de chrétiens en Eubée,Où par hasard sa foudre‖ était un jour tombée ;Mourad fut quarante ans‖ l'éclatant meurtrierSabrant le monde, ayant‖ Dieu sous son étrier ;Il eut le Rhamséion‖ et le Généralife ;Il fut le padischah,‖ l'empereur, le calife,Et les prêtres disaient :‖ « Allah ! Mourad est grand. »
II
Législateur horrible‖ et pire conquérant,N'ayant autour de lui‖ que des troupeaux infâmes,De la foule, de l'homme‖ en poussière, des âmesD'où des langues sortaient‖ pour lui lécher les pieds,Loué pour ses forfaits‖ toujours inexpiés,Flatté par ses vaincus‖ et baisé par ses proies,Il vivait dans l'encens,‖ dans l'orgueil, dans les joies,Avec l'immense ennui‖ du méchant adoré.
Il était le faucheur,‖ la terre était le pré.
III
Un jour, comme il passait‖ à pied dans une rueA Bagdad, tête auguste‖ au vil peuple apparue,A l'heure où les maisons,‖ les arbres et les blésJettent sur les chemins‖ de soleil accablésLeur frange d'ombre au bord‖ d'un tapis de lumière,Il vit, à quelques pas‖ du seuil d'une chaumière,Gisant à terre, un porc‖ fétide qu'un boucherVenait de saigner vif‖ avant de l'écorcher ;Cette bête râlait‖ devant cette masure ;Son cou s'ouvrait, béant‖ d'une affreuse blessure ;Le soleil de midi‖ brûlait l'agonisant ;Dans la plaie implacable‖ et sombre, dont le sangFaisait un lac fumant‖ à la porte du bouge,Chacun de ses rayons‖ entrait comme un fer rouge ;Comme s'ils accouraient‖ à l'appel du soleil,Cent moustiques suçaient‖ la plaie au bord vermeil ;Comme autour de leur lit‖ voltigent les colombes,Ils allaient et venaient,‖ parasites des tombes,Les pattes dans le sang,‖ l'aile dans le rayon ;Car la mort, l'agonie‖ et la corruptionSont ici-bas le seul‖ mystérieux désastreOù la mouche travaille‖ en même temps que l'astre ;Le porc ne pouvait faire‖ un mouvement, livréAu féroce soleil,‖ des mouches dévoré ;On voyait tressaillir‖ l'effroyable coupure ;Tous les passants fuyaient‖ loin de la bête impure ;Qui donc eût eu pitié‖ de ce malheur hideux ?Le porc et le sultan‖ étaient seuls tous les deux ;L'un torturé, mourant,‖ maudit, infect, immonde ;L'autre, empereur, puissant,‖ vainqueur, maître du monde,Triomphant aussi haut‖ que l'homme peut monter,Comme si le destin‖ eût voulu confronterLes deux extrémités‖ sinistres des ténèbres.Le porc, dont un frisson‖ agitait les vertèbres,Râlait, triste, épuisé,‖ morne ; et le padischahDe cet être difforme‖ et sanglant s'approcha,Comme on s'arrête au bord‖ d'un gouffre qui se creuse ;Mourad pencha son front‖ sur la bête lépreuse,Puis la poussa du pied‖ dans l'ombre du chemin,Et, de ce même geste‖ énorme et surhumainDont il chassait les rois,‖ Mourad chassa les mouches.Le porc mourant rouvrit‖ ses paupières farouches,Regarda d'un regard‖ ineffable, un moment,L'homme qui l'assistait‖ dans son accablement ;Puis son œil se perdit‖ dans l'immense mystère ;Il expira
IV
Le jour où ceci sur la terreS'accomplissait, voici‖ ce que voyait le ciel :C'était dans l'endroit calme,‖ apaisé, solennel,Où luit l'astre idéal‖ sous l'idéal nuage,Au-delà de la vie,‖ et de l'heure, et de l'âge,Hors de ce qu'on appelle‖ espace, et des contoursDes songes qu'ici-bas‖ nous nommons nuits et jours ;Lieu d'évidence où l'âme‖ enfin peut voir les causes,Où, voyant le revers‖ inattendu des choses,On comprend, et l'on dit :‖ C'est bien ! — l'autre côtéDe la chimère sombre‖ étant la vérité ;Lieu blanc, chaste, où le mal‖ s'évanouit et sombre.L'étoile en cet azur‖ semble une goutte d'ombre.
Ce qui rayonne là,‖ ce n'est pas un vain jourQui naît et meurt, riant‖ et pleurant tour à tour,Jaillissant, puis rentrant‖ dans la noirceur première,Et, comme notre aurore,‖ un sanglot de lumière ;C'est un grand jour divin,‖ regardé dans les cieuxPar les soleils, comme est‖ le nôtre par les yeux ;Jour pur, expliquant tout,‖ quoiqu'il soit le problème ;Jour qui terrifierait‖ s'il n'était l'espoir même ;De toute l'étendue‖ éclairant l'épaisseur,Foudre par l'épouvante,‖ aube par la douceur.Là, toutes les beautés‖ tonnent épanouies ;Là, frissonnent en paix‖ les lueurs inouïes ;Là, les ressuscités‖ ouvrent leur œil béniAu resplendissement‖ de l'éclair infini ;Là, les vastes rayons‖ passent comme des ondes.
C'était sur le sommet‖ du Sinaï des mondes ;C’était là.Le nuage auguste, par moments,Se fendait, et jetait‖ des éblouissements.Toute la profondeur‖ entourait cette cime.
On distinguait, avec‖ un tremblement sublime,Quelqu'un d'inexprimable‖ au fond de la clarté.
Et tout frémissait, tout,‖ l'aube et l'obscurité,Les anges, les soleils,‖ et les êtres suprêmes,Devant un vague front‖ couvert de diadèmes.Dieu médisait.Celui qui crée et qui sourit,Celui qu'en bégayant‖ nous appelons Esprit,Bonté, Force, Équité,‖ Perfection, Sagesse,Regarde devant lui,‖ toujours, sans fin, sans cesse,Fuir les siècles ainsi‖ que des mouches d'été.Car il est éternel‖ avec tranquillité.
Et dans l'ombre hurlait‖ tout un gouffre, la terre.
En bas, sous une brume‖ épaisse, cette sphèreRampait, monde lugubre‖ où les pâles humainsPassaient et s'écroulaient‖ et se tordaient les mains.On apercevait l'Inde‖ et le Nil, des mêléesD'exterminations‖ et de villes brûlées,Et des champs ravagés‖ et des clairons soufflant,Et l'Europe livide‖ ayant un glaive au flanc ;Des vapeurs de tombeau,‖ des lueurs de repaire ;Cinq frères tout sanglants ;‖ l'oncle, le fils, le père ;Des hommes dans des murs,‖ vivants, quoique pourris ;Des têtes voletant,‖ mornes chauves-souris,Autour d'un sabre nu,‖ fécond en funérailles ;Des enfants éventrés‖ soutenant leurs entrailles ;Et de larges bûchers‖ fumaient, et des tronçonsD'êtres sciés en deux‖ rampaient dans les tisons ;Et le vaste étouffeur‖ des plaintes et des râles,L'Océan, échouait‖ dans les nuages pâlesD'affreux sacs noirs faisant‖ des gestes effrayants ;Et ce chaos de fronts‖ hagards, de pas fuyants,D'yeux en pleurs, d'ossements,‖ de larves, de décombres,Ce brumeux tourbillon‖ de spectres, et ces ombresSecouant des linceuls,‖ et tous ces morts, saignantAu loin, d'un continent‖ à l'autre continent,Pendant aux pals, cloués‖ aux croix, nus sur les claies,Criaient, montrant leurs fers,‖ leur sang, leurs maux, leurs plaies :
— C'est Mourad ! c'est Mourad !‖ justice, ô Dieu vivant !
A ce cri, qu'apportait‖ de toutes parts le vent,Les tonnerres jetaient‖ des grondements étranges,Des flamboiements passaient‖ sur les faces des anges,Les grilles de l'enfer‖ s'empourpraient, le courrouxEn faisait remuer‖ d'eux-mêmes les verrous,Et l'on voyait sortir‖ de l'abîme insondableUne sinistre main‖ qui s'ouvrait formidable ;« Justice ! » répétait‖ l'ombre, et le châtimentAu fond de l'infini‖ se dressait lentement.
Soudain du plus profond‖ des nuits, sur la nuée,Une bête difforme,‖ affreuse, exténuée,Un être abject et sombre,‖ un pourceau, s'éleva,Ouvrant un œil sanglant‖ qui cherchait Jéhovah ;La nuée apporta‖ le porc dans la lumière,A l'endroit même où luit‖ l'unique sanctuaire,Le saint des saints, jamais‖ décru, jamais accru ;Et le porc murmura :‖ — Grâce ! il m'a secouru.Le pourceau misérable‖ et Dieu se regardèrent.Alors, selon des lois‖ que hâtent ou modèrentLes volontés de l'Être‖ effrayant qui construitDans les ténèbres l'aube‖ et dans le jour la nuit,On vit, dans le brouillard‖ où rien n'a plus de forme,Vaguement apparaître‖ une balance énorme ;Cette balance vint‖ d'elle-même, à traversTous les enfers béants,‖ tous les cieux entr'ouverts,Se placer sous la foule‖ immense des victimes ;Au-dessus du silence‖ horrible des abîmes,Sous l'œil du seul vivant,‖ du seul vrai, du seul grand,Terrible, elle oscillait,‖ et portait, s'éclairantD'un jour mystérieux‖ plus profond que le nôtre,Dans un plateau le monde‖ et le pourceau dans l'autre.
Du côté du pourceau‖ la balance pencha.
V
Mourad, le haut calife‖ et l'altier padischah,En sortant de la rue‖ où les gens de la villeL'avaient pu voir toucher‖ à cette bête vile,Fut le soir même pris‖ d'une fièvre, et mourut.Le tombeau des soudans,‖ bâti de jaspe brut,Couvert d'orfèvrerie,‖ auguste, et dont l'entréeSemble l'intérieur‖ d'une bête éventréeQui serait tout en or‖ et tout en diamants,Ce monument, superbe‖ entre les monuments,Qui hérisse, au-dessus‖ d'un mur de briques sèches,Son faîte plein de tours‖ comme un carquois de flèches,Ce turbé que Bagdad‖ montre encore aujourd'hui,Reçut le sultan mort‖ et se ferma sur lui.
Quand il fut là, gisant‖ et couché sous la pierre,Mourad ouvrit les yeux‖ et vit une lumière ;Sans qu'on pût distinguer‖ l'astre ni le flambeau,Un éblouissement‖ remplissait son tombeau ;Une aube s'y levait,‖ prodigieuse et douce ;Et sa prunelle éteinte‖ eut l'étrange secousseD'une porte de jour‖ qui s'ouvre dans la nuit.Il aperçut l'échelle‖ immense qui conduitLes actions de l'homme‖ à l'œil qui voit les âmes ;Et les clartés étaient‖ des roses et des flammes ;Et Mourad entendit‖ une voix qui disait :
— Mourad, neveu d'Achmet‖ et fils de Bajazet,Tu semblais à jamais‖ perdu ; ton âme infimeN'était plus qu'un ulcère‖ et ton destin un crime ;Tu sombrais parmi ceux‖ que le mal submergea ;Déjà Satan était‖ visible en toi ; déjàSans t'en douter, promis‖ aux tourbillons funèbresDes spectres sous la voûte‖ infâme des ténèbres,Tu portais sur ton dos‖ les ailes de la nuit ;De ton pas sépulcral‖ l'enfer guettait le bruit ;Autour de toi montait,‖ par ton crime attirée,L'obscurité du gouffre‖ ainsi qu'une marée ;Tu penchais sur l'abîme‖ où l'homme est châtié ;Mais tu viens d'avoir, monstre,‖ un éclair de pitié ;Une lueur suprême‖ et désintéresséeA, comme à ton insu,‖ traversé ta pensée,Et je t'ai fait mourir‖ dans ton bon mouvement ;Il suffit, pour sauver‖ même l'homme inclément,Même le plus sanglant‖ des bourreaux et des maîtres,Du moindre des bienfaits‖ sur le dernier des êtres ;Un seul instant d'amour‖ rouvre l'éden fermé ;Un pourceau secouru‖ pèse un monde opprimé ;Viens ! le ciel s'offre, avec‖ ses étoiles sans nombre,En frémissant de joie,‖ à l'évadé de l'ombre !Viens ! tu fus bon un jour,‖ sois à jamais heureux.Entre, transfiguré ;‖ tes crimes ténébreux,O roi, derrière toi‖ s'effacent dans les gloires ;Tourne la tête, et vois‖ blanchir tes ailes noires.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 145((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a homme / Rome féminine, classiqueb accroupis / tapis masculine, classiquec dalles / sandales féminine, classiqued inondant / l'occident masculine, classiquee cimeterre / panthère féminine, classiquef beys / gibets masculine, classiqueg ruses / druses féminine, classiqueh magistrats / Patras masculine, classiquei rampantes / charpentes féminine, classiquej clous / loups masculine, classiquek tunique / Salonique féminine, classiquel Didymothicos / échos masculine, classiquem frères / mères féminine, classiquen mourir / courir masculine, classiqueo fêtes / têtes féminine, classiquep oiseaux / Naxos masculine, classiqueq province / prince féminine, classiquer donjons / joncs masculine, classiques épiques / piques féminine, classiquet triomphants / enfants masculine, classiqueu volée / Élée féminine, classiquev d'Allah / brûla masculine, non classiquew blanches / planches féminine, classiquex vieillard / tard masculine, classiquey femmes / âmes féminine, classiquez clair / mer masculine, classiquea profonde / l'onde féminine, classiqueb loi / pourquoi masculine, classiquec grosses / fosses féminine, classiqued amas / Damas masculine, classiquee cible / invincible féminine, classiquef Belzébuth / tribut masculine, classiqueg toute / route féminine, classiqueh greniers / prisonniers masculine, classiquei bataille / taille féminine, classiquej plaintifs / captifs masculine, classiquek l'ombre / sombre féminine, classiquel pieux masculine, classiquem Eubée / tombée féminine, classiquen meurtrier / étrier masculine, classiqueo Généralife / calife féminine, classiquep grand / conquérant masculine, classiqueb infâmes / âmes féminine, classiquec pieds / inexpiés masculine, classiqued proies / joies féminine, classiquee adoré / pré masculine, classiquea rue / apparue féminine, classiqueb blés / accablés masculine, classiquec lumière / chaumière féminine, classiqued boucher / l'écorcher masculine, classiquee masure / blessure féminine, classiquef l'agonisant / sang masculine, non classiqueg bouge / rouge féminine, classiqueh soleil / vermeil masculine, classiquei colombes / tombes féminine, classiquej rayon / corruption masculine, classiquek désastre / l'astre féminine, classiquel livré / dévoré masculine, classiquem coupure / impure féminine, classiquen hideux / deux masculine, classiqueo immonde / monde féminine, classiquep monter / confronter masculine, classiqueq ténèbres / vertèbres féminine, classiquer padischah / s'approcha masculine, non classiques creuse / lépreuse féminine, classiquet chemin / surhumain masculine, classiqueu mouches / farouches féminine, classiquev moment / accablement masculine, classiquew mystère / expira / terre féminine, classiqueb ciel / solennel masculine, classiquec nuage / l'âge féminine, classiqued contours / jours masculine, classiquee causes / choses féminine, classiquef côté / vérité masculine, classiqueg sombre / d'ombre féminine, classiquea jour / tour masculine, classiqueb première / lumière féminine, classiquec cieux / yeux masculine, classiqued problème / même féminine, classiquee l'épaisseur / douceur masculine, classiquef épanouies / inouïes féminine, classiqueg béni / infini masculine, classiqueh ondes / mondes féminine, classiqueb là / moments / éblouissements masculine, classiquec cime / sublime féminine, classiqueb clarté / l'obscurité masculine, classiqueb suprêmes / diadèmes féminine, classiquec médisait / sourit / Esprit masculine, classiqued Sagesse / cesse féminine, classiquee d'été / tranquillité masculine, classiquea terre / sphère féminine, classiqueb humains / mains masculine, classiquec mêlées / brûlées féminine, classiqued soufflant / flanc masculine, classiquee repaire / père féminine, classiquef pourris / chauves-souris masculine, classiqueg funérailles / entrailles féminine, classiqueh tronçons / tisons masculine, classiquei râles / pâles féminine, classiquej effrayants / fuyants masculine, classiquek décombres / ombres féminine, classiquel saignant / continent masculine, classiquem claies / plaies féminine, classiquea vivant / vent masculine, classiqueb étranges / anges féminine, classiquec courroux / verrous masculine, classiqued insondable / formidable féminine, classiquee châtiment / lentement masculine, classiquea nuée / exténuée féminine, classiqueb s'éleva / Jéhovah masculine, non classiquec lumière / sanctuaire féminine, classiqued accru / secouru masculine, classiquee regardèrent / modèrent féminine, classiquef construit / nuit masculine, classiqueg forme / énorme féminine, classiqueh travers / entr'ouverts masculine, classiquei victimes / abîmes féminine, classiquej grand / s'éclairant masculine, classiquek nôtre / l'autre féminine, classiquea pencha / padischah masculine, non classiqueb ville / vile féminine, classiquec mourut / brut masculine, classiqued l'entrée / éventrée féminine, classiquee diamants / monuments masculine, classiquef sèches / flèches féminine, classiqueg aujourd'hui / lui masculine, classiquea pierre / lumière féminine, classiqueb flambeau / tombeau masculine, classiquec douce / secousse féminine, classiqued nuit / conduit masculine, classiquee âmes / flammes féminine, classiquef disait / Bajazet masculine, classiqueb infime / crime féminine, classiquec submergea / déjà masculine, classiqued funèbres / ténèbres féminine, classiquee nuit / bruit masculine, classiquef attirée / marée féminine, classiqueg châtié / pitié masculine, classiqueh désintéressée / pensée féminine, classiquei mouvement / inclément masculine, classiquej maîtres / êtres féminine, classiquek fermé / opprimé masculine, classiquel nombre / l'ombre féminine, classiquem heureux / ténébreux masculine, classiquen gloires / noires féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
293 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La légende des siècles, Calmann Lévy, 1877· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources