Les chansons des rues et des bois, 1865· Livre second· III Liberté, égalité, fraternité
V. L’ascension humaine
Tandis qu'au loin des nuées,Qui semblent des paradis,Dans le bleu sont remuées,Je t'écoute, et tu me dis :
« Quelle idée as-tu de l'homme,« De croire qu'il aide Dieu ?« L'homme est-il donc l'économe« De l'eau, de l'air et du feu ?
« Est-ce que, dans son armoire,« Tu l'aurais vu de tes yeux« Serrer les rouleaux de moire« Que l'aube déploie aux cieux ?
« Est-ce lui qui gonfle et ride« La vague, et lui dit : Assez !« Est-ce lui qui tient la bride« Des éléments hérissés ?
« Sait-il le secret de l'herbe ?« Parle-t-il au nid vivant ?« Met-il sa note superbe« Dans le noir clairon du vent ?
« La marée âpre et sonore« Craint-elle son éperon ?« Connaît-il le météore ?« Comprend-il le moucheron ?
« L'homme aider Dieu ! lui, ce songe,« Ce spectre en fuite et tremblant !« Est-ce grâce à son éponge« Que le cygne reste blanc ?
« Le fait veut, l'homme acquiesce.« Je ne vois pas que sa main« Découpe à l'emporte-pièce« Les pétales du jasmin.
« Donne-t-il l'odeur aux sauges,« Parce qu'il sait faire un trou« Pour mêler le grès des Vosges« Au salpêtre du Pérou ?
« Règle-t-il l'onde et la brise,« Parce qu'il disséquera« De l'argile qu'il a prise« Près de Rio-Madera ?
« Ôte Dieu ; puis imagine,« Essaie, invente ; épaissis« L'idéal subtil d'Égine« Par les dogmes d'Éleusis ;
« Soude Orphée à Lamettrie ;« Joins, pour ne pas être à court,« L'école d'Alexandrie« À l'école d'Édimbourg ;
« Va du conclave au concile,« D'Anaximandre à Destutt ;« Dans quelque cuve fossile« Exprime tout l'institut ;
« Démaillote la momie ;« Presse Œdipe et Montyon ;« Mets en pleine académie« Le sphinx à la question ;
« Fouille le doute et la grâce ;« Amalgame en ton guano« À la Sybaris d'Horace« Les Chartreux de saint Bruno ;
« Combine Genève et Rome ;« Fais mettre par ton fermier« Toutes les vertus de l'homme« Dans une fosse à fumier ;
« Travaille avec patience« En puisant au monde entier ;« Prends pour pilon la science« Et l'abîme pour mortier ;
« Va, forge ! je te défie« De faire de ton savoir« Et de ta philosophie« Sortir un grain de blé noir !
« Dieu, de sa droite, étreint, fauche,« Sème, et tout est rajeuni ;« L'homme n'est qu'une main gauche« Tâtonnant dans l'infini.
« Aux heures mystérieuses,« Quand l'eau se change en miroir,« Rôdes-tu sous les yeuses,« L'esprit plongé dans le soir ?
« Te dis-tu : — Qu'est-ce que l'homme ?« Sonde, ami, sa nullité ;« Cherche, de quel chiffre, en somme,« Il accroît l'éternité !
« L'homme est vain. Pourquoi, poète,« Ne pas le voir tel qu'il est,« Dans le sépulcre squelette,« Et sur la terre valet !
« L'homme est nu, stérile, blême,« Plus frêle qu'un passereau ;« C'est le puits du néant même« Qui s'ouvre dans ce zéro.
« Va, Dieu crée et développe« Un lion très réussi,« Un bélier, une antilope,« Sans le concours de Poissy.
« Il fait l'aile de la mouche« Du doigt dont il façonna« L'immense taureau farouche« De la Sierra Morena ;
« Et dans l'herbe et la rosée« Sa génisse au fier sabot« Règne, et n'est point éclipsée« Par la vache Sarlabot.
« Oui, la graine dans l'espace« Vole à travers le brouillard,« Et de toi le vent se passe,« Semoir Jacquet-Robillard !
« Ce laboureur, la tempête,« N'a pas, dans les gouffres noirs,« Besoin que Grignon lui prête« Sa charrue à trois versoirs.
« Germinal, dans l'atmosphère,« Soufflant sur les prés fleuris,« Sait encor mieux son affaire« Qu'un maraîcher de Paris.
« Quand Dieu veut teindre de flamme« Le scarabée ou la fleur,« Je ne vois point qu'il réclame« La lampe de l'émailleur.
« L'homme peut se croire prêtre,« L'homme peut se dire roi,« Je lui laisse son peut-être,« Mais je doute, quant à moi,
« Que Dieu, qui met mon image« Au lac où je prends mon bain,« Fasse faire l'étamage« Des étangs, à Saint-Gobain.
« Quand Dieu pose sur l'eau sombre« L'arc-en-ciel comme un siphon,« Quand au tourbillon plein d'ombre« Il attelle le typhon,
« Quand il maintient d'âge en âge« L'hiver, l'été, mai vermeil,« Janvier triste, et l'engrenage« De l'astre autour du soleil,
« Quand les zodiaques roulent,« Amarrés solidement,« Sans que jamais elles croulent,« Aux poutres du firmament,
« Quand tournent, rentrent et sortent« Ces effrayants cabestans« Dont les extrémités portent« Le ciel, les saisons, le temps ;
« Pour combiner ces rouages« Précis comme l'absolu,« Pour que l'urne des nuages« Bascule au moment voulu,
« Pour que la planète passe,« Tel jour, au point indiqué,« Pour que la mer ne s'amasse« Que jusqu'à l'ourlet du quai,
« Pour que jamais la comète« Ne rencontre un univers,« Pour que l'essaim sur l'Hymète« Trouve en juin les lys ouverts,
« Pour que jamais, quand approche« L'heure obscure où l'azur luit,« Une étoile ne s'accroche« À quelque angle de la nuit,
« Pour que jamais les effluves« Les forces, le gaz, l'aimant,« Ne manquent aux vastes cuves« De l'éternel mouvement,
« Pour régler ce jeu sublime,« Cet équilibre béni,« Ces balancements d'abîme,« Ces écluses d'infini,
« Pour que, courbée ou grandie,« L'œuvre marche sans un pli,« Je crois peu qu'il étudie« La machine de Marly ! »
Ton ironie est amère,Mais elle se trompe, ami.Dieu compte avec l'éphémère,Et s'appuie à la fourmi.
Dieu n'a rien fait d'inutile.La terre, hymne où rien n'est vain,Chante, et l'homme est le dactyleDe l'hexamètre divin.
L'homme et Dieu sont parallèles :Dieu créant, l'homme inventant.Dieu donne à l'homme ses ailes.L'éternité fait l'instant.
L'homme est son auxiliairePour le bien et la vertu.L'arbre est Dieu, l'homme est le lierre ;Dieu de l'homme s'est vêtu.
Dieu s'en sert, donc il s'en aide.L'astre apparaît dans l'éclair ;Zéus est dans Archimède,Et Jéhovah dans Képler.
Jusqu'à ce que l'homme meure,Il va toujours en avant.Sa pensée a pour demeureL'immense idéal vivant.
Dans tout génie il s'incarne ;Le monde est sous son orteil ;Et s'il n'a qu'une lucarne,Il y pose le soleil.
Aux terreurs inabordable,Coupant tous les fatals nœuds,L'homme marche formidable,Tranquille et vertigineux.
De limon il se fait lave,Et colosse d'embryon ;Épictète était esclave,Molière était histrion,
Ésope était saltimbanque,Qu'importe !il n'est arrêtéQue lorsque le pied lui manqueAu bord de l'éternité.
L'homme n'est pas autre choseQue le prête-nom de Dieu.Quoi qu'il fasse, il sent la causeImpénétrable, au milieu.
Phidias cisèle Athènes ;Michel-Ange est surhumain ;Cyrus, Rhamsès, capitaines,Ont une flamme à la main ;
Euclide trouve le mètre,Le rythme sort d'Amphion ;Jésus-Christ vient tout soumettre,Même le glaive, au rayon ;
Brutus fait la délivrance ;Platon fait la liberté ;Jeanne d'Arc sacre la FranceAvec sa virginité ;
Dans le bloc des erreurs noiresVoltaire enfonce ses coins ;Luther brise les mâchoiresDe Rome entre ses deux poings ;
Dante ouvre l'ombre et l'anime ;Colomb fend l'océan bleu…C'est Dieu sous un pseudonyme,C'est Dieu masqué, mais c'est Dieu.
L'homme est le fanal du monde.Ce puissant esprit banniJette une lueur profondeJusqu'au seuil de l'infini.
Cent carrefours se partagentCe chercheur sans point d'appui ;Tous les problèmes étagentLeurs sombres voûtes sur lui.
Il dissipe les ténèbres ;Il montre dans le lointainLes promontoires funèbresDe l'abîme et du destin.
Il fait voir les vagues marchesDu sépulcre, et sa clartéBlanchit les premières archesDu pont de l'éternité.
Sous l'effrayante caverneIl rayonne, et l'horreur fuit.Quelqu'un tient cette lanterne ;Mais elle t'éclaire, ô nuit !
Le progrès est en litigeEntre l'homme et Jéhovah ;La greffe ajoute à la tige ;Dieu cacha, l'homme trouva.
De quelque nom qu'on la nomme,La science au vaste vœuOccupe le pied de l'hommeÀ faire les pas de Dieu.
La mer tient l'homme et l'isole,Et l'égare loin du port ;Par le doigt de la boussoleIl se fait montrer le nord.
Dans sa morne casemate,Penn rend ce damné meilleur ;Jenner dit : Va-t'en, stigmate !Jackson dit : Va-t'en, douleur !
Dieu fait l'épi, nous la gerbe ;Il est grand, l'homme est fécond ;Dieu créa le premier verbeEt Gutenberg le second.
La pesanteur, la distance,Contre l'homme aux luttes prêt,Prononcent une sentence ;Montgolfier casse l'arrêt.
Tous les anciens maux tenaces,Hurlant sous le ciel profond,Ne sont plus que des menacesDe fantômes qui s'en vont.
Le tonnerre au bruit difformeGronde…on raille sans périlLa marionnette énormeQue Franklin tient par un fil.
Nemrod était une bêteChassant aux hommes, parmiLa démence et la tempêteDe l'ancien monde ennemi.
Dracon était un cerbèreQui grince encor sous le cielAvec trois têtes : Tibère,Caïphe et Machiavel.
Nemrod s'appelait la Force,Dracon s'appelait la Loi ;On les sentait sous l'écorceDu vieux prêtre et du vieux roi.
Tous deux sont morts. Plus de haines !Oh ! ce fut un puissant bruitQuand se rompirent les chaînesQui liaient l'homme à la nuit !
L'homme est l'appareil austèreDu progrès mystérieux ;Dieu fait par l'homme sur terreCe qu'il fait par l'ange aux cieux.
Dieu sur tous les êtres poseSon reflet prodigieux,Créant le bien par la chose,Créant par l'homme le mieux.
La nature était terrible,Sans pitié, presque sans jour ;L'homme la vanne en son crible,Et n'y laisse que l'amour.
Toutes sortes de lois sombresSemblaient sortir du destin ;Le mal heurtait aux décombresLe pied de l'homme incertain.
Pendant qu'à travers l'espaceElle roule en hésitant ;Un flot de ténèbres passeSur la terre à chaque instant ;
Mais des foyers y flamboient,Tout s'éclaircit, on le sent,Et déjà les anges voientCe noir globe blanchissant.
Sous l'urne des jours sans nombreDepuis qu'il suit son chemin,La décroissance de l'ombreVient des yeux du genre humain.
L'autel n'ose plus proscrire ;La misère est morte enfin ;Pain à tous ! on voit sourireLes sombres dents de la faim.
L'erreur tombe ; on l'évacue ;Les dogmes sont muselés ;La guerre est une vaincue ;Joie aux fleurs et paix aux blés !
L'ignorance est terrassée ;Ce monstre, à demi dormant,Avait la nuit pour penséeEt pour voix le bégaiement.
Oui, voici qu'enfin reculeL'affreux groupe des fléaux !L'homme est l'invincible hercule,Le balayeur du chaos.
Sa massue est la justice,Sa colère est la bonté.Le ciel s'appuie au solsticeEt l'homme à sa volonté.
Il veut. Tout cède et tout plie.Il construit quand il détruit ;Et sa science est remplieDes lumières de la nuit.
Il enchaîne les désastres,Il tord la rébellion,Il est sublime ; et les astresSont sur sa peau de lion.
Versification
- Forme
- 90 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 90(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 90 quatrains
- Mots à la rime
- a nuées / remuées féminine, classiqueb paradis / dis masculine, classiquea l'homme / l'économe féminine, classiqueb Dieu / feu masculine, classiquea armoire / moire féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquea ride / bride féminine, classiqueb Assez / hérissés masculine, classiquea l'herbe / superbe féminine, classiqueb vivant / vent masculine, classiquea sonore / météore féminine, classiqueb éperon / moucheron masculine, classiquea songe / éponge féminine, classiqueb tremblant / blanc masculine, classiquea acquiesce / l'emporte-pièce féminine, classiqueb main / jasmin masculine, classiquea sauges / Vosges féminine, classiqueb trou / Pérou masculine, équivalentea brise / prise féminine, classiqueb disséquera / Rio-Madera masculine, classiquea imagine / d'Égine féminine, classiqueb épaissis / d'Éleusis masculine, classiquea Lamettrie / d'Alexandrie féminine, classiqueb court / d'Édimbourg masculine, classiquea concile / fossile féminine, non classiqueb Destutt / l'institut masculine, classiquea momie / académie féminine, classiqueb Montyon / question masculine, classiquea grâce / d'Horace féminine, classiqueb guano / Bruno masculine, classiquea Rome / l'homme féminine, classiqueb fermier / fumier masculine, classiquea patience / science féminine, classiqueb entier / mortier masculine, classiquea défie / philosophie féminine, classiqueb savoir / noir masculine, classiquea fauche / gauche féminine, classiqueb rajeuni / l'infini masculine, classiquea mystérieuses / yeuses féminine, classiqueb miroir / soir masculine, classiquea l'homme / somme féminine, classiqueb nullité / l'éternité masculine, classiquea poète / squelette féminine, classiqueb est / valet masculine, classiquea blême / même féminine, classiqueb passereau / zéro masculine, classiquea développe / antilope féminine, classiqueb réussi / Poissy masculine, classiquea mouche / farouche féminine, classiqueb façonna / Morena masculine, classiquea rosée / éclipsée féminine, classiqueb sabot / Sarlabot masculine, classiquea l'espace / passe féminine, classiqueb brouillard / Jacquet-Robillard masculine, classiquea tempête / prête féminine, classiqueb noirs / versoirs masculine, classiquea l'atmosphère / affaire féminine, classiqueb fleuris / Paris masculine, classiquea flamme / réclame féminine, classiqueb fleur / l'émailleur masculine, classiquea prêtre / peut-être féminine, classiqueb roi / moi masculine, classiquea image / l'étamage féminine, classiqueb bain / Saint-Gobain masculine, classiquea sombre / d'ombre féminine, classiqueb siphon / typhon masculine, classiquea âge / l'engrenage féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classiquea roulent / croulent féminine, classiqueb solidement / firmament masculine, classiquea sortent / portent féminine, classiqueb cabestans / temps masculine, classiquea rouages / nuages féminine, classiqueb l'absolu / voulu masculine, classiquea passe / s'amasse féminine, classiqueb indiqué / quai masculine, classiquea comète / l'Hymète féminine, classiqueb univers / ouverts masculine, classiquea approche / s'accroche féminine, classiqueb luit / nuit masculine, classiquea effluves / cuves féminine, classiqueb l'aimant / mouvement masculine, classiquea sublime / d'abîme féminine, classiqueb béni / d'infini masculine, classiquea grandie / étudie féminine, classiqueb pli / Marly masculine, classiquea amère / l'éphémère féminine, classiqueb ami / fourmi masculine, classiquea d'inutile / dactyle féminine, classiqueb vain / divin masculine, classiquea parallèles / ailes féminine, classiqueb inventant / l'instant masculine, classiquea auxiliaire / lierre féminine, classiqueb vertu / vêtu masculine, classiquea aide / Archimède féminine, classiqueb l'éclair / Képler masculine, classiquea meure / demeure féminine, classiqueb avant / vivant masculine, équivalentea s'incarne / lucarne féminine, classiqueb orteil / soleil masculine, classiquea inabordable / formidable féminine, classiqueb nœuds / vertigineux masculine, classiquea lave / esclave féminine, classiqueb d'embryon / histrion masculine, classiquea saltimbanque / manque féminine, classiqueb arrêté / l'éternité masculine, classiquea chose / cause féminine, classiqueb Dieu / milieu masculine, classiquea Athènes / capitaines féminine, classiqueb surhumain / main masculine, classiquea mètre / soumettre féminine, classiqueb d'Amphion / rayon masculine, classiquea délivrance / France féminine, classiqueb liberté / virginité masculine, classiquea noires / mâchoires féminine, classiqueb coins / poings masculine, classiquea l'anime / pseudonyme féminine, classiqueb bleu / Dieu masculine, classiquea monde / profonde féminine, classiqueb banni / l'infini masculine, classiquea partagent / étagent féminine, classiqueb d'appui / lui masculine, classiquea ténèbres / funèbres féminine, classiqueb lointain / destin masculine, classiquea marches / arches féminine, classiqueb clarté / l'éternité masculine, classiquea caverne / lanterne féminine, classiqueb fuit / nuit masculine, classiquea litige / tige féminine, classiqueb Jéhovah / trouva masculine, classiquea nomme / l'homme féminine, classiqueb vœu / Dieu masculine, non classiquea l'isole / boussole féminine, classiqueb port / nord masculine, classiquea casemate / stigmate féminine, classiqueb meilleur / douleur masculine, classiquea gerbe / verbe féminine, classiqueb fécond / second masculine, classiquea distance / sentence féminine, classiqueb prêt / l'arrêt masculine, classiquea tenaces / menaces féminine, classiqueb profond / vont masculine, classiquea difforme / énorme féminine, classiqueb péril / fil masculine, classiquea bête / tempête féminine, classiqueb parmi / ennemi masculine, classiquea cerbère / Tibère féminine, classiqueb ciel / Machiavel masculine, classiquea Force / l'écorce féminine, classiqueb Loi / roi masculine, classiquea haines / chaînes féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquea austère / terre féminine, classiqueb mystérieux / cieux masculine, classiquea pose / chose féminine, classiqueb prodigieux / mieux masculine, classiquea terrible / crible féminine, classiqueb jour / l'amour masculine, classiquea sombres / décombres féminine, classiqueb destin / incertain masculine, classiqueb hésitant / instant masculine, classiquea flamboient / voient féminine, classiqueb sent / blanchissant masculine, classiquea nombre / l'ombre féminine, classiqueb chemin / humain masculine, classiquea proscrire / sourire féminine, classiqueb enfin / faim masculine, classiquea l'évacue / vaincue féminine, classiqueb muselés / blés masculine, classiquea terrassée / pensée féminine, classiqueb dormant / bégaiement masculine, classiquea recule / hercule féminine, classiqueb fléaux / chaos masculine, classiquea justice / solstice féminine, classiqueb bonté / volonté masculine, classiquea plie / remplie féminine, classiqueb détruit / nuit masculine, classiquea désastres / astres féminine, classiqueb rébellion / lion masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
360 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les chansons des rues et des bois, Paris, A. LACROIX, VERBOECKHOVEN ET Cie, ÉDITEURS, 1866· numérisation ebooksgratuits.com· Sources