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Les chansons des rues et des bois, 1865· Livre premier Jeunesse· V Silhouettes du temps jadis

I. Le chêne du parc détruit

Victor Hugo· 97 quatrains, heptasyllabes, 388 vers

I

— Ne me plains pas, me dit l'arbre,Autrefois, autour de moi,C'est vrai, tout était de marbre,Le palais comme le roi.

Je voyais la splendeur fièreDes frontons pleins de Césars,Et de grands chevaux de pierreQui se cabraient sous des chars.

J'apercevais des Hercules,Des Hébés et des Psychés,Dans les vagues crépusculesQue font les rameaux penchés.

Je voyais jouer la reine ;J'entendais les hallalis ;Comme grand seigneur et chêne,J'étais de tous les Marlys.

Je voyais l'alcôve augusteOù le dauphin s'accomplit,Leurs majestés jusqu'au buste,Lauzun caché sous le lit.

J'ai vu les nobles broussailles ;J'étais du royal jardin ;J'ai vu Lachaise à VersaillesComme Satan dans Éden.

Une grille verrouillée,Duègne de fer, me gardait ;Car la campagne est souilléePar le bœuf et le baudet,

L'agriculture est abjecte,L'herbe est vile, et vous saurezQu'un arbre qui se respecteTient à distance les prés.

Ainsi parlait sous mes voûtesLe bon goût, sobre et direct,J'étais loin des grandes routesOù va le peuple, incorrect.

Le goût fermait ma clôture ;Car c'est pour lui l'A B CQue, dans l'art et la nature,Tout soit derrière un fossé.

II

J'ai vu les cœurs peu rebelles,Les grands guerriers tourtereaux,Ce qu'on appelait les belles,Ce qu'on nommait les héros.

Ces passants et ces passantesÉveillaient mon grondement.Mes branches sont plus cassantesQu'on ne croit communément.

Ces belles, qu'on loue en masse,Erraient dans les verts préauxSous la railleuse grimaceDe Tallemant des Réaux.

Le héros, grand sous le prisme,Était prudent et boudeur,Et mettait son héroïsmeÀ la chaîne en sa grandeur.

Dans la guerre meurtrière,Le prince avait le talentD'être tiré par-derrièrePar quelque Boileau tremblant.

La raison d'État est grave ;Il s'y faisait, par moment,De crainte d'être trop brave,Attacher solidement.

III

J'ai vu comment, d'une patte,En ce siècle sans pareil,On épouse un cul-de-jatte,Et de l'autre, le soleil.

J'ai vu comment grince et rôde,Loin des pages polissons,L'auteur valet qui maraudeDes rimes dans les buissons.

Ces poètes à rhingravesÉtaient hautains et hideux ;C'étaient des Triboulets graves ;Ils chantaient ; et chacun d'eux,

Pourvu d'un honnête lucre,De sa splendeur émaillaitLe Parnasse en pain de sucreFait par Titon du Tillet.

Ces êtres, tordant la bouche,Jetant leurs voix en éclats,Prenaient un air très farouchePour faire des vers très plats.

Dans Marly qui les tolère,Ils marchaient hagards, nerveux,Les poings crispés, l'œil colère,Leur phrase dans leurs cheveux.

À Lavallière boiteuseIls donnaient Chypre et Paphos ;Et leur phrase était menteuse,Et leurs cheveux étaient faux.

IV

Toujours, même en un désastre,Les yeux étaient éblouis,Le grand Louis, c'était l'astre ;Dieu, c'était le grand Louis.

Bossuet était fort pleutre,Racine inclinait son vers ;Corneille seul, sous son feutre,Regardait Dieu de travers.

Votre race est ainsi faite ;Et le monde est à son gréPourvu qu'elle ait sur sa têteUn olympe en bois doré.

La Fontaine offrait ses fables ;Et, soudain, autour de lui,Les courtisans, presque affables,Les ducs au sinistre ennui,

Les Bâvilles, les Fréneuses,Les Tavannes teints de sang,Les altesses vénéneuses,L'affreux chandelier glissant,

Les Louvois nés pour proscrire,Les vils Chamillards rampants,Gais, tournaient leur noir sourireVers ce charmeur de serpents.

V

Dans le parc froid et superbe,Rien de vivant ne venait ;On comptait les brins d'une herbeComme les mots d'un sonnet.

Plus de danse, plus de ronce ;Comme tout diminuait !Le Nôtre fit le quinconceEt Lulli le menuet.

Les ifs, que l'équerre hébète,Semblaient porter des rabats ;La fleur faisait la courbette,L'arbre mettait chapeau bas.

Pour saluer dans les plainesLe Phébus sacré dans Reims,On donnait aux pauvres chênesDes formes d'alexandrins.

La forêt, tout écourtée,Avait l'air d'un bois piteuxQui pousse sous la dictéeDe monsieur l'abbé Batteux.

VI

Les rois criaient : Qu'on fracasse,Et qu'on pille ! Et l'on pillait.À leurs pieds la Dédicace,Muse en carte, souriait.

Cette muse préalable,Habile à brûler l'encensMême le moins vraisemblable,Tirait la manche aux passants,

En gardant le seuil d'ivoireDu dieu du sacré vallon,Vendait pour deux sous de gloireÀ la porte d'Apollon.

On traquait les calvinistes.Moi, parmi tous ces fléaux,J'avais dans mes branches tristesLe peigne de Despréaux.

J'ai vu ce siècle notoireOù la Maintenon sourit,Si blanche qu'on la peut croireFemelle du Saint-Esprit.

Quelle féroce colombe !J'ai vu frémir d'AubignéQuand sur son nom, dans sa tombe,L'édit de Nante a saigné.

Tout s'offrait au roi : les armes,Les amours, les cœurs, les corps ;La femme vendait ses charmes,Le magistrat ses remords.

La cour, peinte par Brantôme,Reparaît pour Saint-Simon.Derrière le roi fantômeRit le confesseur démon.

VII

Tout ce temps-là m'importune.Des fadeurs, ou des venins.La grandeur de leur fortuneRapetisse encor ces nains.

On a le faux sur la nuque ;Il règne bon gré mal gré ;Après un siècle en perruqueArrive un siècle poudré.

La poudre à flots tourbillonneSur le bon peuple sans pain.Voici qu'à ScapiglioneSuccède Perlinpinpin.

L'art se poudre ; c'est la mode.Voltaire, au fond peu loyal,Offre à Louis quinze une odeCoiffée à l'oiseau royal.

La monarchie est bouffonne ;La pensée a des bâillons ;Au-dessus de tout, plafonneUn règne en trois cotillons.

Un beau jour s'ouvre une trappe ;Tout meurt ; le sol a cédé.Comme un voleur qui s'échappe,Ce monde s'est évadé.

Ces rois, ce bruit, cette fête,Tout cela s'est effacéPendant qu'autour de ma têteQuelques mouches ont passé.

VIII

Moi je suis content ; je rentreDans l'ombre du Dieu jaloux ;Je n'ai plus la cour, j'ai l'antre :J'avais des rois, j'ai des loups.

Je redeviens le vrai chêne.Je croîs sous les chauds midis ;Quatre-vingt-neuf se déchaîneDans mes rameaux enhardis.

Trianon vieux sent le rance.Je renais au grand concert ;Et j'appelle délivranceCe que vous nommez désert.

La reine eut l'épaule haute,Le grand dauphin fut pied-bot ;J'aime mieux Gros-Jean qui sauteLibrement dans son sabot.

Je préfère aux LéonoresQu'introduisaient les Dangeaux,Les bons gros baisers sonoresDe mes paysans rougeauds.

Je préfère les grands souffles,Les bois, les champs, fauve abri,L'horreur sacrée, aux pantouflesDe madame Dubarry.

Je suis hors des esclavages ;Je dis à la honte : Assez !J'aime mieux les fleurs sauvagesQue les gens apprivoisés.

Les hommes sont des ruines ;Je préfère, ô beau printemps,Tes fiertés pleines d'épinesÀ ces déshonneurs contents.

J'ai perdu le RoquelaureJasant avec la Boufflers ;Mais je vois plus d'aube écloreDans les grands abîmes clairs.

J'ai perdu monsieur le nonce,Et le monde officiel,Et d'Antin ; mais je m'enfonceToujours plus avant au ciel.

Décloîtré, je fraterniseAvec les rustres souvent.Je vois donner par DeniseCe que Célimène vend.

Plus de fossé ; rien n'empêche,À mes pieds, sur mon gazon,Que Suzon morde à sa pêche,Et Mathurin à Suzon.

Solitaire, j'ai mes joies.J'assiste, témoin vivant,Dans les sombres claires-voies,Aux aventures du vent.

Parfois dans les primevèresCourt quelque enfant de quinze ans ;Mes vieilles ombres sévèresAiment ces yeux innocents.

Rien ne pare un paysage,Sous l'éternel firmament,Comme une fille humble et sageQui soupire obscurément.

La fille aux fleurs de la bergeParle dans sa belle humeur,Et j'entends ce que la viergeDit dans l'ombre à la primeur.

J'assiste au germe, à la sève,Aux nids où s'ouvrent des yeux,À tout cet immense rêveDe l'hymen mystérieux.

J'assiste aux couples sans nombre,Au viol, dans le ravin,De la grande pudeur sombrePar le grand amour divin.

J'assiste aux fuites rapidesDe tous ces baisers charmants.L'onde a des cœurs dans ses rides ;Les souffles sont des amants.

Cette allégresse est sacrée,Et la nature la veut.On croit finir, et l'on crée.On est libre, et c'est le nœud.

J'ai pour jardinier la pluie,L'ouragan pour émondeur ;Je suis grand sous Dieu ; j'essuieMa cime à la profondeur.

L'hiver froid est sans rosée ;Mais, quand vient avril vermeil,Je sens la molle peséeDu printemps sur mon sommeil.

Je la sens mieux, étant libre.J'ai ma part d'immensité.La rentrée en équilibre,Ami, c'est la liberté.

Je suis, sous le ciel qui brille,Pour la reprise des droitsDe la forêt sur la grille,Et des peuples sur les rois.

Dieu, pour que l'Éden repousse,Frais, tendre, un peu sauvageon,Presse doucement du pouceCe globe, énorme bourgeon.

Plus de roi. Dieu me pénètre.Car il faut, retiens cela,Pour qu'on sente le vrai maître,Que le faux ne soit plus là.

Il met, lui, l'unique père,L'Éternel toujours nouveau,Avec ce seul mot : Espère,Toute l'ombre de niveau.

Plus de caste. Un ver me touche,L'hysope aime mon orteil.Je suis l'égal de la mouche,Étant l'égal du soleil.

Adieu le feu d'artificeEt l'illumination.J'en ai fait le sacrifice.Je cherche ailleurs le rayon.

D'augustes apothéoses,Me cachant les cieux jadis,Remplaçaient, dans des feux roses,Jéhovah par Amadis.

On emplissait la clairièreDe ces lueurs qui, soudain,Font sur les pieds de derrièreDresser dans l'ombre le daim.

La vaste voûte sereineN'avait plus rien qu'on pût voir,Car la girandole gêneL'étoile dans l'arbre noir.

Il sort des feux de BengaleUne clarté dans les bois,Fière, et qui n'est point l'égaleDe l'âtre des villageois.

Nous étions, chêne, orme et tremble,Traités en pays conquisOù se débraillent ensembleLes pétards et les marquis.

La forêt, comme agrandiePar les feux et les zéphirs,Avait l'air d'un incendieDe rubis et de saphirs.

On offrait au prince, au maître,Beau, fier, entouré d'archers,Ces lumières, sœurs peut-êtreDe la torche des bûchers.

Cent mille verroteriesJetaient, flambant à l'air vif,Dans le ciel des pierreriesEt sur la terre du suif.

Une gloire verte et bleue,Qu'assaisonnait quelque effroi,Faisait là-haut une queueDe paon en l'honneur du roi.

Aujourd’hui, c’est un autre âge,Et les flambeaux sont changeants,Je n'ai plus d'autre éclairageQue le ciel des pauvres gens.

Je reçois dans ma feuillée,Sombre, aux mille trous vermeils,La grande nuit étoilée,Populace de soleils.

Des planètes inconnuesPoussent sur mon dôme obscur,Et je tiens pour bien venuesCes coureuses de l'azur.

Je n'ai plus les pots de soufreD'où sortaient les visions ;Je me contente du gouffreEt des constellations.

Je déroge, et la nature,Foule de rayons et d'yeux,M'attire dans sa roture,Pêle-mêle avec les cieux.

Cependant tout ce qui reste,Dans l'herbe où court le vanneauEt que broute l'âne agreste,Du royal siècle a giorno ;

Tout ce qui reste des gerbes,De Jupin, de Sémélé,Des dieux, des gloires superbes,Un peu de carton brûlé ;

Dans les ronces paysannes,Au milieu des vers luisants,Les chandelles courtisanes,Et les lustres courtisans ;

Les vieilles splendeurs brisées,Les ifs, nobles espions,Leurs altesses les fusées,Messeigneurs les lampions ;

Tout ce beau monde me raille,Éteint, orgueilleux et noir ;J'en ris, et je m'encanailleAvec les astres le soir.

Versification

Forme
97 quatrains (quatrains)
Rimes
97(abab)
Mètre
Heptasyllabes
Strophes
97 quatrains
Mots à la rime
a l'arbre / marbre féminine, classiqueb moi / roi masculine, classiquea fière / pierre féminine, classiqueb Césars / chars masculine, classiquea Hercules / crépuscules féminine, classiqueb Psychés / penchés masculine, classiquea reine / chêne féminine, classiqueb hallalis / Marlys masculine, classiquea auguste / buste féminine, classiqueb s'accomplit / lit masculine, classiquea broussailles / Versailles féminine, classiqueb jardin / Éden masculine, classiquea verrouillée / souillée féminine, classiqueb gardait / baudet masculine, classiquea abjecte / respecte féminine, classiqueb saurez / prés masculine, classiquea voûtes / routes féminine, classiqueb direct / incorrect masculine, classiquea clôture / nature féminine, classiqueb C / fossé masculine, classiquea rebelles / belles féminine, classiqueb tourtereaux / héros masculine, classiquea passantes / cassantes féminine, classiqueb grondement / communément masculine, classiquea masse / grimace féminine, classiqueb préaux / Réaux masculine, classiquea prisme / héroïsme féminine, classiqueb boudeur / grandeur masculine, classiquea meurtrière / par-derrière féminine, classiqueb talent / tremblant masculine, classiquea grave / brave féminine, classiqueb moment / solidement masculine, classiquea patte / cul-de-jatte féminine, classiqueb pareil / soleil masculine, classiquea rôde / maraude féminine, classiqueb polissons / buissons masculine, classiquea rhingraves / graves féminine, classiqueb hideux / d'eux masculine, classiquea lucre / sucre féminine, classiqueb émaillait / Tillet masculine, classiquea bouche / farouche féminine, classiqueb éclats / plats masculine, classiquea tolère / colère féminine, classiqueb nerveux / cheveux masculine, classiquea boiteuse / menteuse féminine, classiqueb Paphos / faux masculine, classiquea désastre / l'astre féminine, classiqueb éblouis / Louis masculine, classiquea pleutre / feutre féminine, classiqueb vers / travers masculine, classiquea faite / tête féminine, classiqueb gré / doré masculine, classiquea fables / affables féminine, classiqueb lui / ennui masculine, classiquea Fréneuses / vénéneuses féminine, classiqueb sang / glissant masculine, non classiquea proscrire / sourire féminine, classiqueb rampants / serpents masculine, classiquea superbe / herbe féminine, classiqueb venait / sonnet masculine, classiquea ronce / quinconce féminine, classiqueb diminuait / menuet masculine, classiquea hébète / courbette féminine, classiqueb rabats / bas masculine, classiquea plaines / chênes féminine, classiqueb Reims / d'alexandrins masculine, classiquea écourtée / dictée féminine, classiqueb piteux / Batteux masculine, classiquea fracasse / Dédicace féminine, classiqueb pillait / souriait masculine, classiquea préalable / vraisemblable féminine, classiqueb l'encens / passants masculine, classiquea d'ivoire / gloire féminine, classiqueb vallon / d'Apollon masculine, classiquea calvinistes / tristes féminine, classiqueb fléaux / Despréaux masculine, classiquea notoire / croire féminine, classiqueb sourit / Saint-Esprit masculine, classiquea colombe / tombe féminine, classiqueb d'Aubigné / saigné masculine, classiquea armes / charmes féminine, classiqueb corps / remords masculine, classiquea Brantôme / fantôme féminine, classiqueb Saint-Simon / démon masculine, classiquea m'importune / fortune féminine, classiqueb venins / nains masculine, classiquea nuque / perruque féminine, classiqueb gré / poudré masculine, classiquea tourbillonne / Scapiglione féminine, classiqueb pain / Perlinpinpin masculine, classiquea mode / ode féminine, classiqueb loyal / royal masculine, classiquea bouffonne / plafonne féminine, classiqueb bâillons / cotillons masculine, classiquea trappe / s'échappe féminine, classiqueb cédé / évadé masculine, classiquea fête / tête féminine, classiqueb effacé / passé masculine, classiquea rentre / l'antre féminine, classiqueb jaloux / loups masculine, classiquea chêne / déchaîne féminine, classiqueb midis / enhardis masculine, classiquea rance / délivrance féminine, classiqueb concert / désert masculine, classiquea haute / saute féminine, classiqueb pied-bot / sabot masculine, classiquea Léonores / sonores féminine, classiqueb Dangeaux / rougeauds masculine, classiquea souffles / pantoufles féminine, classiqueb abri / Dubarry masculine, classiquea esclavages / sauvages féminine, classiqueb Assez / apprivoisés masculine, classiquea ruines / d'épines féminine, classiqueb printemps / contents masculine, classiquea Roquelaure / éclore féminine, classiqueb Boufflers / clairs masculine, équivalentea nonce / m'enfonce féminine, classiqueb officiel / ciel masculine, classiquea fraternise / Denise féminine, classiqueb souvent / vend masculine, classiquea n'empêche / pêche féminine, classiqueb gazon / Suzon masculine, classiquea joies / claires-voies féminine, classiqueb vivant / vent masculine, classiquea primevères / sévères féminine, classiqueb ans / innocents masculine, classiquea paysage / sage féminine, classiqueb firmament / obscurément masculine, classiquea berge / vierge féminine, classiqueb humeur / primeur masculine, classiquea sève / rêve féminine, classiqueb yeux / mystérieux masculine, classiquea nombre / sombre féminine, classiqueb ravin / divin masculine, classiquea rapides / rides féminine, classiqueb charmants / amants masculine, classiquea sacrée / crée féminine, classiqueb veut / nœud masculine, classiquea pluie / j'essuie féminine, classiqueb émondeur / profondeur masculine, classiquea rosée / pesée féminine, classiqueb vermeil / sommeil masculine, classiquea libre / équilibre féminine, classiqueb d'immensité / liberté masculine, classiquea brille / grille féminine, classiqueb droits / rois masculine, classiquea repousse / pouce féminine, classiqueb sauvageon / bourgeon masculine, classiquea pénètre / maître féminine, classiqueb cela / là masculine, classiquea père / Espère féminine, classiqueb nouveau / niveau masculine, classiquea touche / mouche féminine, classiqueb orteil / soleil masculine, classiquea d'artifice / sacrifice féminine, classiqueb l'illumination / rayon masculine, classiquea apothéoses / roses féminine, classiqueb jadis / Amadis masculine, classiquea clairière / derrière féminine, classiqueb soudain / daim masculine, classiquea sereine / gêne féminine, classiqueb voir / noir masculine, classiquea Bengale / l'égale féminine, classiqueb bois / villageois masculine, classiquea tremble / ensemble féminine, classiqueb conquis / marquis masculine, classiquea agrandie / incendie féminine, classiqueb zéphirs / saphirs masculine, classiquea maître / peut-être féminine, classiqueb d'archers / bûchers masculine, classiquea verroteries / pierreries féminine, classiqueb vif / suif masculine, classiquea bleue / queue féminine, classiqueb effroi / roi masculine, classiquea âge / éclairage féminine, classiqueb changeants / gens masculine, classiquea feuillée / étoilée féminine, classiqueb vermeils / soleils masculine, classiquea inconnues / venues féminine, classiqueb obscur / l'azur masculine, classiquea soufre / gouffre féminine, classiqueb visions / constellations masculine, classiquea nature / roture féminine, classiqueb d'yeux / cieux masculine, classiquea reste / agreste féminine, classiqueb vanneau / giorno masculine, classiquea gerbes / superbes féminine, classiqueb Sémélé / brûlé masculine, classiquea paysannes / courtisanes féminine, classiqueb luisants / courtisans masculine, classiquea brisées / fusées féminine, classiqueb espions / lampions masculine, classiquea raille / m'encanaille féminine, classiqueb noir / soir masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

388 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les chansons des rues et des bois, Paris, A. LACROIX, VERBOECKHOVEN ET Cie, ÉDITEURS, 1866· numérisation ebooksgratuits.com· Sources