Les contemplations, 1855· Livre sixième Au bord de l’infini
XII. Aux anges qui nous voient
— Passant, qu'es-tu ? je te connais.Mais, étant spectre, ombre et nuage,Tu n'as plus de sexe ni d'âge.— Je suis ta mère, et je venais !
— Et toi dont l'aile hésite et brille,Dont l'œil est noyé de douceur,Qu'es-tu, passant ? — Je suis ta sœur.— Et toi, qu'es-tu ? — Je suis ta fille.
— Et toi, qu'es-tu, passant ? — Je suisCelle à qui tu disais : « Je t'aime ! »— Et toi ? — Je suis ton âme même. —Oh ! cachez-moi, profondes nuits !
Juin 1855.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a connais / venais masculine, classiqueb nuage / d'âge féminine, classiquea brille / fille féminine, classiqueb douceur / sœur masculine, classiquea suis / nuits masculine, classiqueb t'aime / même féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contemplations, Éditions Classique Garnier, 1950· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources