Les contemplations, 1855· Livre cinquième En marche
IV. « La source tombait du rocher »
La source tombait du rocherGoutte à goutte à la mer affreuse.L'Océan, fatal au nocher,Lui dit : « Que me veux-tu, pleureuse ?
« Je suis la tempête et l'effroi ;« Je finis où le ciel commence.« Est-ce que j'ai besoin de toi,« Petite, moi qui suis l'immense ? »
La source dit au gouffre amer :« Je te donne, sans bruit ni gloire,« Ce qui te manque, ô vaste mer !« Une goutte d'eau qu'on peut boire. »
Avril 1854.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rocher / nocher masculine, classiqueb affreuse / pleureuse féminine, classiquea l'effroi / toi masculine, classiqueb commence / l'immense féminine, classiquea amer / mer masculine, classiqueb gloire / boire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contemplations, Éditions Classique Garnier, 1950· numérisation Enclitt Encyclopédie de la littérature française (Rue des Écoles)· Sources