Les orientales, 1829
XX. Attente
Esperaba, desperada.
Monte, écureuil, monte au grand chêne,Sur la branche des cieux prochaine,Qui plie et tremble comme un jonc.Cigogne, aux vieilles tours fidèle,Oh ! vole ! et monte à tire-d'aileDe l'église à la citadelle,Du haut clocher au grand donjon.
Vieux aigle, monte de ton aireÀ la montagne centenaireQue blanchit l'hiver éternel ;Et toi qu'en ta couche inquièteJamais l'aube ne vit muette,Monte, monte, vive alouette,Vive alouette, monte au ciel !
Et maintenant, du haut de l'arbre,Des flèches de la tour de marbre,Du grand mont, du ciel enflammé,À l'horizon, parmi la brume,Voyez-vous flotter une plume,Et courir un cheval qui fume,Et revenir mon bien-aimé ?
1er juin 1828.
Versification
- Forme
- 3 septains (septains)
- Rimes
- 3(aabcccb)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 septains
- Mots à la rime
- a chêne / prochaine féminine, classiqueb jonc / donjon masculine, non classiquec fidèle / tire-d'aile / citadelle féminine, classiquea aire / centenaire féminine, classiqueb éternel / ciel masculine, classiquec inquiète / muette / alouette féminine, classiquea l'arbre / marbre féminine, classiqueb enflammé / bien-aimé masculine, classiquec brume / plume / fume féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Orientales ‒ Les Feuilles d’automne, Paris, Poésie/Gallimard, 1964· numérisation lyres.chez.com· Sources