Les orientales, 1829
XXXVII. Extase
Et j’entendis une grande voix.Apocalypse.
J'étais seul près des flots,‖ par une nuit d'étoiles.Pas un nuage aux cieux,‖ sur les mers pas de voiles.Mes yeux plongeaient plus loin‖ que le monde réel.Et les bois, et les monts,‖ et toute la nature,Semblaient interroger‖ dans un confus murmureLes flots des mers, les feux du ciel.
Et les étoiles d'or,‖ légions infinies,À voix haute, à voix basse,‖ avec mille harmonies,Disaient, en inclinant‖ leurs couronnes de feu ;Et les flots bleus, que rien‖ ne gouverne et n'arrête,Disaient, en recourbant‖ l'écume de leur crête :— C'est le Seigneur, le Seigneur Dieu !
25 novembre 1828.
Versification
- Forme
- 2 sizains (sizains)
- Rimes
- 2(aabccb)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (10 de 12, 2 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 2 sizains
- Mots à la rime
- a d'étoiles / voiles féminine, classiqueb réel / ciel masculine, classiquec nature / murmure féminine, classiquea infinies / harmonies féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquec n'arrête / crête féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Orientales ‒ Les Feuilles d’automne, Paris, Poésie/Gallimard, 1964· numérisation lyres.chez.com· Sources