Les orientales, 1829
I. Le feu du ciel
24. Alors le Seigneur fit descendre du ciel sur Sodome
et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu.
25. Et il perdit ces villes avec tous leurs habitant, tout le pays à
l’entour avec ceux qui l’habitaient, et tout ce qui avait quelque
verdeur sur la terre.Genèse.
I
La voyez-vous passer,‖ la nuée au flanc noir ?Tantôt pâle, tantôt‖ rouge et splendide à voir,Morne comme un été stérile ?On croit voir à la fois,‖ sur le vent de la nuit,Fuir toute la fumée‖ ardente et tout le bruitDe l'embrasement d'une ville.
D'où vient-elle ? des cieux,‖ de la mer ou des monts ?Est-ce le char de feu‖ qui porte les démonsÀ quelque planète prochaine ?Ô terreur ! de son sein,‖ chaos mystérieux,D'où vient que par moments‖ un éclair furieuxComme un long serpent se déchaîne ?
II
La mer ! partout la mer !‖ des flots, des flots encor.L'oiseau fatigue en vain‖ son inégal essor.Ici les flots, là-bas les ondes ;Toujours des flots sans fin‖ par des flots repoussés ;L'œil ne voit que des flots‖ dans l'abîme entassésRouler sous les vagues profondes.
Parfois de grands poissons,‖ à fleur d'eau voyageant,Font reluire au soleil‖ leurs nageoires d'argent,Ou l'azur de leurs larges queues.La mer semble un troupeau‖ secouant sa toison :Mais un cercle d'airain‖ ferme au loin l'horizon ;Le ciel bleu se mêle aux eaux bleues.
— Faut-il sécher ces mers ?‖ dit le nuage en feu.— Non ! — Il reprit son vol‖ sous le souffle de Dieu.
III
Un golfe aux vertes collinesSe mirant dans le flot clair ! —Des buffles, des javelines,Et des chants joyeux dans l'air ! —C'était la tente et la crèche,La tribu qui chasse et pêche,Qui vit libre, et dont la flècheJouterait avec l'éclair.
Pour ces errantes famillesJamais l'air ne se corrompt.Les enfants, les jeunes filles,Les guerriers dansaient en rond,Autour d'un feu sur la grève,Que le vent courbe et relève,Pareils aux esprits qu'en rêveOn voit tourner sur son front.
Les vierges aux seins d'ébène,Belles comme les beaux soirs,Riaient de se voir à peineDans le cuivre des miroirs ;D'autres, joyeuses comme elles,Faisaient jaillir des mamellesDe leurs dociles chamellesUn lait blanc sous leurs doigts noirs.
Les hommes, les femmes nuesSe baignaient au gouffre amer. —Ces peuplades inconnues,Où passaient-elles hier ? —La voix grêle des cymbales,Qui fait hennir les cavales,Se mêlait par intervallesAux bruits de la grande mer.
La nuée un moment‖ hésita dans l'espace.— Est-ce là ? — Nul ne sait‖ qui lui répondit : — Passe !
IV
L'Égypte ! — Elle étalait,‖ toute blonde d'épis,Ses champs, bariolés‖ comme un riche tapis,Plaines que des plaines prolongent ;L'eau vaste et froide au nord,‖ au sud le sable ardentSe dispute l'Égypte :‖ elle rit cependantEntre ces deux mers qui la rongent.
Trois monts bâtis par l'homme‖ au loin perçaient les cieuxD'un triple angle de marbre,‖ et dérobaient aux yeuxLeurs bases de cendre inondées ;Et de leur faîte aigu‖ jusqu'aux sables dorés,Allaient s'élargissant‖ leurs monstrueux degrés,Faits pour des pas de six coudées.
Un sphinx de granit rose,‖ un dieu de marbre vert,Les gardaient, sans qu'il fût‖ vent de flamme au désertQui leur fît baisser la paupière.Des vaisseaux au flanc large‖ entraient dans un grand port.Une ville géante,‖ assise sur le bord,Baignait dans l'eau ses pieds de pierre.
On entendait mugir‖ le semoun meurtrier,Et sur les cailloux blancs‖ les écailles crierSous le ventre des crocodiles.Les obélisques gris‖ s'élançaient d'un seul jet.Comme une peau de tigre,‖ au couchant s'allongeaitLe Nil jaune, tacheté d'îles.
L'astre-roi se couchait.‖ Calme, à l'abri du vent,La mer réfléchissait‖ ce globe d'or vivant,Ce monde, âme et flambeau du nôtre ;Et dans le ciel rougeâtre‖ et dans les flots vermeils,Comme deux rois amis,‖ on voyait deux soleilsVenir au-devant l'un de l'autre.
— Où faut-il s'arrêter ?‖ dit la nuée encor.— Cherche ! dit une voix‖ dont trembla le Thabor.
V
Du sable, puis du sable !Le désert ! noir chaosToujours inépuisableEn monstres, en fléaux !Ici rien ne s'arrête.Ces monts à jaune crête,Quand souffle la tempête,Roulent comme des flots !
Parfois, de bruits profanesTroublant ce lieu sacré,Passent les caravanesD'Ophir ou de Membré.L'œil de loin suit leur foule,Qui sur l'ardente houleOndule et se dérouleComme un serpent marbré.
Ces solitudes mornes,Ces déserts sont à Dieu :Lui seul en sait les bornes,En marque le milieu.Toujours plane une brumeSur cette mer qui fume,Et jette pour écumeUne cendre de feu.
— Faut-il changer en lac‖ ce désert ? dit la nue.— Plus loin ! dit l'autre voix‖ du fond des cieux venue.
VI
Comme un énorme écueil‖ sur les vagues dressé,Comme un amas de tours,‖ vaste et bouleversé,Voici Babel, déserte et sombre.Du néant des mortels‖ prodigieux témoin,Aux rayons de la lune,‖ elle couvrait au loinQuatre montagnes de son ombre.
L'édifice écroulé‖ plongeait aux lieux profonds.Les ouragans captifs‖ sous ses larges plafondsJetaient une étrange harmonie.Le genre humain jadis‖ bourdonnait à l'entour,Et sur le globe entier‖ Babel devait un jourAsseoir sa spirale infinie.
Ses escaliers devaient‖ monter jusqu'au zénith.Chacun des plus grands monts‖ à ses flancs de granitN'avait pu fournir qu'une dalle.Et des sommets nouveaux‖ d'autres sommets chargésSans cesse surgissaient‖ aux yeux découragésSur sa tête pyramidale.
Les boas monstrueux,‖ les crocodiles verts,Moindres que des lézards‖ sur ses murs entrouverts,Glissaient parmi les blocs superbes ;Et, colosses perdus‖ dans ses larges contours,Les palmiers chevelus,‖ pendant au front des tours,Semblaient d'en bas des touffes d'herbes.
Des éléphants passaient‖ aux fentes de ses murs ;Une forêt croissait‖ sous ses piliers obscursMultipliés par la démence ;Des essaims d'aigles roux‖ et de vautours géantsJour et nuit tournoyaient‖ à ses porches béants,Comme autour d'une ruche immense.
— Faut-il l'achever ? dit‖ la nuée en courroux. —Marche ! — Seigneur, dit-elle,‖ où donc m'emportez-vous ?
VII
Voilà que deux cités,‖ étranges, inconnues,Et d'étage en étage‖ escaladant les nues,Apparaissent, dormant‖ dans la brume des nuits,Avec leurs dieux, leur peuple,‖ et leurs chars, et leurs bruits.Dans le même vallon‖ c'étaient deux sœurs couchées.L'ombre baignait leurs tours‖ par la lune ébauchées ;Puis l'œil entrevoyait,‖ dans le chaos confus,Aqueducs, escaliers,‖ piliers aux larges fûts,Chapiteaux évasés ;‖ puis un groupe difformeD'éléphants de granit‖ portant un dôme énorme ;Des colosses debout,‖ regardant autour d'euxRamper des monstres nés‖ d'accouplements hideux ;Des jardins suspendus,‖ pleins de fleurs et d'arcades,Où la lune jetait‖ son écharpe aux cascades ;Des temples où siégeaient‖ sur de riches carreauxCent idoles de jaspe‖ à têtes de taureaux ;Des plafonds d'un seul bloc‖ couvrant de vastes salles,Où, sans jamais lever‖ leurs têtes colossales,Veillaient, assis en cercle,‖ et se regardant tous,Des dieux d'airain, posant‖ leurs mains sur leurs genoux.Ces rampes, ces palais,‖ ces sombres avenuesOù partout surgissaient‖ des formes inconnues,Ces ponts, ces aqueducs,‖ ces arcs, ces rondes tours,Effrayaient l'œil perdu‖ dans leurs profonds détours ;On voyait dans les cieux,‖ avec leurs larges ombres,Monter comme des caps‖ ces édifices sombres,Immense entassement‖ de ténèbres voilé !Le ciel à l'horizon‖ scintillait étoilé,Et, sous les mille arceaux‖ du vaste promontoire,Brillait comme à travers‖ une dentelle noire.
Ah ! villes de l'enfer,‖ folles dans leurs désirs !Là, chaque heure inventait‖ de monstrueux plaisirs,Chaque toit recelait‖ quelque mystère immonde,Et, comme un double ulcère,‖ elles souillaient le monde.
Tout dormait cependant :‖ au front des deux cités,À peine encor glissaient‖ quelques pâles clartés,Lampes de la débauche,‖ en naissant disparues,Derniers feux des festins‖ oubliés dans les rues,De grands angles de murs,‖ par la lune blanchis,Coupaient l'ombre, ou tremblaient‖ dans une eau réfléchis.Peut-être on entendait‖ vaguement dans les plainesS'étouffer des baisers,‖ se mêler des haleines,Et les deux villes sœurs,‖ lasses des feux du jour,Murmurer mollement‖ d'une étreinte d'amour !Et le vent, soupirant‖ sous le frais sycomore,Allait tout parfumé‖ de Sodome à Gomorrhe.C'est alors que passa‖ le nuage noirci,Et que la voix d'en haut‖ lui cria : — C'est ici !
VIII
La nuée éclate !La flamme écarlateDéchire ses flancs,L'ouvre comme un gouffre,Tombe en flots de soufreAux palais croulants,Et jette, tremblante,Sa lueur sanglanteSur leurs frontons blancs !
Gomorrhe ! Sodome !De quel brûlant dômeVos murs sont couverts !L'ardente nuéeSur vous s'est ruée,Ô peuples pervers !Et ses larges gueulesSur vos têtes seulesSoufflent leurs éclairs !
Ce peuple s'éveille,Qui dormait la veilleSans penser à Dieu.Les grands palais croulent ;Mille chars qui roulentHeurtent leur essieu ;Et la foule accrue,Trouve en chaque rueUn fleuve de feu.
Sur ces tours altières,Colosses de pierresTrop mal affermis,Abondent dans l'ombreDes mourants sans nombreEncore endormis.Sur des murs qui pendentAinsi se répandentDe noires fourmis !
Se peut-il qu'on fuieSous l'horrible pluie ?Tout périt, hélas !Le feu qui foudroieBat les ponts qu'il broie,Crève les toits plats,Roule, tombe, et briseSur la dalle griseSes rouges éclats !
Sous chaque étincelleGrossit et ruisselleLe feu souverain.Vermeil et limpide,Il court plus rapideQu'un cheval sans frein ;Et l'idole infâme,Croulant dans la flamme,Tord ses bras d'airain !
Il gronde, il ondule,Du peuple incréduleBat les tours d'argent ;Son flot vert et rose,Que le soufre arrose,Fait, en les rongeant,Luire les muraillesComme les écaillesD'un lézard changeant.
Il fond comme cireAgate, porphyre,Pierres du tombeau,Ploie, ainsi qu'un arbre,Le géant de marbreQu'ils nommaient Nabo,Et chaque colonneBrûle et tourbillonneComme un grand flambeau.
En vain quelques magesPortent les imagesDes dieux du haut lieu ;En vain leur roi pencheSa tunique blancheSur le soufre bleu ;Le flot qu'il contempleEmporte leur templeDans ses plis de feu !
Plus loin il charrieUn palais, où crieUn peuple à l'étroit ;L'onde incendiaireMord l'îlot de pierreQui fume et décroît,Flotte à sa surface,Puis fond et s'effaceComme un glaçon froid !
Le grand-prêtre arriveSur l'ardente riveD'où le reste a fui.Soudain sa tiarePrend feu comme un phare,Et pâle, ébloui,Sa main qui l'arracheÀ son front s'attache,Et brûle avec lui.
Le peuple, hommes, femmes,Court… Partout les flammesAveuglent les yeux ;Des deux villes mortesAssiégeant les portesÀ flots furieux,La foule mauditeCroit voir, interdite,L'enfer dans les cieux !
IX
On dit qu'alors, ainsi‖ que pour voir un suppliceUn vieux captif se dresse‖ aux murs de sa prison,On vit de loin Babel,‖ leur fatale complice,Regarder par-dessus‖ les monts de l'horizon.
On entendit, durant‖ cet étrange mystère,Un grand bruit qui remplit‖ le monde épouvanté,Si profond qu'il troubla,‖ dans leur morne cité,Jusqu'à ces peuples sourds‖ qui vivent sous la terre.
X
Le feu fut sans pitié !‖ Pas un des condamnésNe put fuir de ces murs‖ brûlans et calcinés.Pourtant, ils levaient leurs mains viles,Et ceux qui s'embrassaient‖ dans un dernier adieu,Terrassés, éblouis,‖ se demandaient quel dieuVersait un volcan sur leurs villes.
Contre le feu vivant,‖ contre le feu divin,De larges toits de marbre‖ ils s'abritaient en vain.Dieu sait atteindre qui le brave.Ils invoquaient leurs dieux ;‖ mais le feu qui punitFrappait ces dieux muets‖ dont les yeux de granitSoudain fondaient en pleurs de lave !
Ainsi tout disparut‖ sous le noir tourbillon,L'homme avec la cité,‖ l'herbe avec le sillon !Dieu brûla ces mornes campagnes ;Rien ne resta debout‖ de ce peuple détruit,Et le vent inconnu‖ qui souffla cette nuitChangea la forme des montagnes.
XI
Aujourd'hui le palmier‖ qui croît sur le rocherSent sa feuille jaunie‖ et sa tige sécherÀ cet air qui brûle et qui pèse.Ces villes ne sont plus ;‖ et, miroir du passé,Sur leurs débris éteints‖ s'étend un lac glacé,Qui fume comme une fournaise !
1er novembre 1828.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 17(aabccb) 5(aa) 7(ababcccb) 22((aa)) 1(aabb) 12(aabccbddb) 1(abab) 1(abba) 1(aabaab)
- Mètre
- Vers de 12, 5 et 8 syllabes (138 de 12, 108 de 5, 36 de 8, 32 de 7, 24 de 6)· profil 5, 6, 7, 8, 6+6
- Strophes
- 18 sizains, 12 neuvains, 7 huitains, 5 distiques, 3 quatrains, 2 distiquess
- Mots à la rime
- a noir / voir masculine, classiqueb stérile / ville féminine, classiquec nuit / bruit masculine, classiquea monts / démons masculine, classiqueb prochaine / déchaîne féminine, classiquec mystérieux / furieux masculine, classiquea encor / essor masculine, classiqueb ondes / profondes féminine, classiquec repoussés / entassés masculine, classiquea voyageant / d'argent masculine, classiqueb queues / bleues féminine, classiquec toison / l'horizon masculine, classiquea feu / Dieu masculine, classiquea collines / javelines féminine, classiqueb clair / l'air / l'éclair masculine, classiquec crèche / pêche / flèche féminine, classiquea familles / filles féminine, classiqueb corrompt / rond / front masculine, classiquec grève / relève / rêve féminine, classiquea d'ébène / peine féminine, classiqueb soirs / miroirs / noirs masculine, classiquec elles / mamelles / chamelles féminine, classiquea nues / inconnues féminine, classiqueb amer / hier / mer masculine, classiquec cymbales / cavales / intervalles féminine, classiquea l'espace / Passe féminine, classiquea d'épis / tapis masculine, classiqueb prolongent / rongent féminine, classiquec ardent / cependant masculine, classiquea cieux / yeux masculine, classiqueb inondées / coudées féminine, classiquec dorés / degrés masculine, classiquea vert / désert masculine, classiqueb paupière / pierre féminine, classiquec port / bord masculine, classiquea meurtrier / crier masculine, classiqueb crocodiles / d'îles féminine, classiquec jet / s'allongeait masculine, classiquea vent / vivant masculine, classiqueb nôtre / l'autre féminine, classiquec vermeils / soleils masculine, classiquea encor / Thabor masculine, classiquea sable / inépuisable féminine, classiqueb chaos / fléaux / flots masculine, classiquec s'arrête / crête / tempête féminine, classiquea profanes / caravanes féminine, classiqueb sacré / Membré / marbré masculine, classiquec foule / houle / déroule féminine, classiquea mornes / bornes féminine, classiqueb Dieu / milieu / feu masculine, classiquec brume / fume / écume féminine, classiquea nue / venue féminine, classiquea dressé / bouleversé masculine, classiqueb sombre / ombre féminine, classiquec témoin / loin masculine, classiquea profonds / plafonds masculine, classiqueb harmonie / infinie féminine, classiquec l'entour / jour masculine, classiquea zénith / granit masculine, classiqueb dalle / pyramidale féminine, classiquec chargés / découragés masculine, classiquea verts / entrouverts masculine, classiqueb superbes / d'herbes féminine, classiquec contours / tours masculine, classiquea murs / obscurs masculine, classiqueb démence / immense féminine, classiquec géants / béants masculine, classiquea courroux / m'emportez-vous masculine, classiquea inconnues / nues féminine, classiqueb nuits / bruits masculine, classiquec couchées / ébauchées féminine, classiqued confus / fûts masculine, classiquee difforme / énorme féminine, classiquef d'eux / hideux masculine, classiqueg d'arcades / cascades féminine, classiqueh carreaux / taureaux masculine, classiquei salles / colossales féminine, classiquej tous / genoux masculine, classiquek avenues / inconnues féminine, classiquel tours / détours masculine, classiquem ombres / sombres féminine, classiquen voilé / étoilé masculine, classiqueo promontoire / noire féminine, classiquea désirs / plaisirs masculine, classiqueb immonde / monde féminine, classiquea cités / clartés masculine, classiqueb disparues / rues féminine, classiquec blanchis / réfléchis masculine, classiqued plaines / haleines féminine, classiquee jour / d'amour masculine, classiquef sycomore / Gomorrhe féminine, classiqueg noirci / ici masculine, classiquea éclate / écarlate féminine, classiqueb flancs / croulants / blancs masculine, classiquec gouffre / soufre féminine, classiqued tremblante / sanglante féminine, classiquea Sodome / dôme féminine, classiqueb couverts / pervers / éclairs masculine, classiquec nuée / ruée féminine, classiqued gueules / seules féminine, classiquea s'éveille / veille féminine, classiqueb Dieu / essieu / feu masculine, classiquec croulent / roulent féminine, classiqued accrue / rue féminine, classiquea altières / pierres féminine, classiqueb affermis / endormis / fourmis masculine, classiquec l'ombre / nombre féminine, classiqued pendent / répandent féminine, classiquea fuie / pluie féminine, classiqueb hélas / plats / éclats masculine, classiquec foudroie / broie féminine, classiqued brise / grise féminine, classiquea étincelle / ruisselle féminine, équivalenteb souverain / frein / d'airain masculine, classiquec limpide / rapide féminine, classiqued infâme / flamme féminine, classiquea ondule / incrédule féminine, classiqueb d'argent / rongeant / changeant masculine, classiquec rose / arrose féminine, classiqued murailles / écailles féminine, classiquea cire / porphyre féminine, classiqueb tombeau / Nabo / flambeau masculine, classiquec arbre / marbre féminine, classiqued colonne / tourbillonne féminine, classiquea mages / images féminine, classiqueb lieu / bleu / feu masculine, classiquec penche / blanche féminine, classiqued contemple / temple féminine, classiquea charrie / crie féminine, classiqueb l'étroit / décroît / froid masculine, classiquec incendiaire / pierre féminine, classiqued surface / s'efface féminine, classiquea arrive / rive féminine, classiqueb fui / ébloui / lui masculine, classiquec tiare / phare féminine, classiqued l'arrache / s'attache féminine, classiquea femmes / flammes féminine, classiqueb yeux / furieux / cieux masculine, classiquec mortes / portes féminine, classiqued maudite / interdite féminine, classiquea supplice / complice féminine, classiqueb prison / l'horizon masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb épouvanté / cité masculine, classiquea condamnés / calcinés masculine, classiqueb viles / villes féminine, classiquec adieu / dieu masculine, classiquea divin / vain masculine, classiqueb brave / lave féminine, classiquec punit / granit masculine, classiquea tourbillon / sillon masculine, classiqueb campagnes / montagnes féminine, classiquec détruit / nuit masculine, classiquea rocher / sécher masculine, classiqueb pèse / fournaise féminine, classiquec passé / glacé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
338 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Orientales ‒ Les Feuilles d’automne, Paris, Poésie/Gallimard, 1964· numérisation lyres.chez.com· Sources